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Enjeux et logiques d’incorporation de mythes du numérique dans l’imaginaire social de la transition énergétique. Le cas de la métropole de Lyon (Revue Terminal – Informatique et Société)
: La transition énergétique fait partie des grands défis de notre siècle. Elle est présentée comme levier essentiel à activer afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de s’adapter aux mutations générées par les dérèglements climatiques. Il semble intéressant d’interroger les politiques publiques mises en œuvre pour concrétiser la transition. Ces dernières proposent en effet une réinterprétation (Jeanneret, 2008) de la notion et participent à en forger un imaginaire social. Plus particulièrement, nous proposons l’étude de l’intégration de discours du champ numérique dans le déploiement d’une politique publique de transition énergétique, ici le schéma directeur des énergies de la métropole de Lyon. À partir d’une analyse sémantique du document, cette contribution propose d’interroger l’implication des mythes numériques dans la construction de l’imaginaire social de la transition énergétique
Fait religieux et établissements de santé : brefs propos rétrospectifs sur une relation à éclipses (Revue du droit des religions)
: « C’est l’Hôpital qui se moque de la Charité ». Utilisée pour reprocher à quelqu’un un défaut que l’on possède soi-même, cette expression assimile l’Hôpital à la Charité, deux établissements de santé qui, sous des vocables différents, exercent une même mission : offrir l’hospitalité aux indigents, aux malades ainsi qu’aux pèlerins. À l’échelle du paysage lyonnais – ville-hôte du colloque dont les actes sont publiés dans le présent numéro –, on comptait, au xix e siècle, deux grands hôpitaux appelés l’Hôtel-Dieu et la Charité. C’est en 1802 qu’ils furent officiellement réunis au sein des Hospices civils de Lyon, cette dénomination gommant toute référence aux anciennes congrégations religieuses qui en assuraient la gestion. Cette fusion de l’Hôtel-Dieu – et donc de l’hôpital – avec la Charité témoigne ici du processus latent de laïcisation de ces établissements. Loin de faire exception, l’histoire des Hospices civils de Lyon est semblable à celle de bon nombre d’établissements de
Appel à articles – « Violences fondées sur le genre : l’impunité en question » (Champ pénal/Penal field)
: Coordination : Johanna Lenne-Cornuez, MCF à l’Université Jean Moulin Lyon 3 / IRPHIL. Contact : johanna.lenne-cornuez@univ-lyon3.fr Nicolas Nayfeld, MCF à l’Université Jean Moulin Lyon 3 / IRPHIL. Contact : nicolas.nayfeld@univ-lyon3.fr Date de remise de la première version des articles (soumise à évaluation) : 1 er septembre 2026 via la plateforme OJS : https://ojs.openedition.org/index.php/champpenal/about/submissions Informations et propositions : johanna.lenne-cornuez@univ-lyon3.fr et nicolas.nayfeld@univ-lyon3.fr Depuis 2017, le mouvement #MeToo a contribué à une large prise de conscience de l’ampleur des violences faites aux femmes et du « continuum des violences » (Kelly 1989) qu’elles subissent. De façon concomitante, un constat d’échec du système pénal est majoritairement dressé. Quoique la part des dépôts de plainte par les victimes de viol ou de tentative de viol soit très faible, un fort taux d’abandon des enquêtes et des poursuites judiciaires est déploré (Le Goaziou
Propos conclusifs (Criminocorpus)
: « Crimes français en Algérie (1954-1962) : que dit le droit ? », telle était la question posée lors d’un colloque qui s’est tenu à Lyon, en juin 2022 et dont les actes sont publiés dans ce dossier. Avant de me pencher sur les réponses, je souhaiterais contextualiser l’exercice auquel nous nous sommes livrés pendant ces trois demi-journées. Je voudrais le faire en évoquant, citant un certain nombre de personnes issues de diverses disciplines, auxquelles je suis attaché. Contextualiser Je souhaite contextualiser en évoquant et en citant un certain nombre de personnes issues de disciplines différentes, dont la pensée m’est précieuse. Trois d’entre elles étaient présentes parmi nous ou auraient dû l’être. Alain Supiot d’abord. Je l’entends encore dire (c’était à Goutelas il y a quelques années) que nous étions de la génération qui a échappé au chômage, à la poliomyélite en amont, au sida en aval, et à la guerre d’Algérie. Jean-Paul Jean ensuite (c’était à Izieu plus récemment) qui a
Traverso Véronique, Chambon Nicolas, Raconter, relater, traduire : parole de la migration (Revue européenne des migrations internationales)
: Cet ouvrage collectif porte sur la production, par des personnes demandeuses d’asile en France, de « récits » dans des conditions exceptionnelles, puisqu’il s’agit de rencontres liées le plus souvent à des rendez-vous de santé auxquels elles se rendent pour constituer un dossier crédible. La plupart ont été déboutées par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). Venant parfois de pays où l’on ne parle pas français, ces personnes peuvent demander l’aide d’un interprète. Les auteurs de cet ouvrage ont, depuis longtemps, l’habitude de travailler et de publier ensemble. Les équipes pluridisciplinaires qu’ils forment (praticiens et chercheurs de diverses disciplines) plutôt regroupées autour de laboratoires de l’université de Lyon 2, ont participé au programme REMILAS, financé principalement par l’Agence nationale de la recherche (ANR), et d’où sont extraites la plupart des observations rapportées dans cet ouvrage. Non seulement les auteurs sont très proches,
Crimes français en Algérie : que dit le droit pénal ? (Criminocorpus)
: Ce dossier fait suite à un colloque tenu en juin 2022 à Lyon, sur le droit pénal et les crimes français en Algérie. En guise d’introduction, il importe ici de revenir sur la genèse de ce colloque. L’idée a germé lors d’un séminaire qui se tenait au mémorial des enfants d’Izieu sur le besoin de procès pénal en droit pénal international séminaire au cours duquel l’absence de grands procès pour l’Algérie (entre autres) avait été relevée. Que la mémoire des enfants d’Izieu nous amène à nous souvenir des enfants d’Algérie, voilà semble-t-il, un beau symbole à contrecourant des polémiques relatives aux concurrences des victimes et des mémoires. C’était en 2019. Emmanuel Macron avait jeté les premiers jalons de sa politique mémorielle en faisant remonter la guerre d’Algérie à la surface et envisagé des bribes de reconnaissance et de réparation (ce n’était pas le premier à le faire, d’autres responsables politiques l’avaient précédé). Après avoir qualifié la colonisation de crime contre
« L’'me du juste se sert du corps comme d’un outil ou d’un instrument ». L’intérêt des juristes pour le tatouage, entre médecine légale et pratique judiciaire (XIXe-XXe) (Droit et cultures)
: L’histoire juridique du tatouage commence modestement, au début du XIX e siècle : les médecins légistes utilisent l’observation de toutes les marques corporelles pour aider la justice à identifier un cadavre, confondre un coupable ou un récidiviste. Au cours de la III e République, les progrès de l’identification judiciaire par les mesures anthropométriques auraient dû reléguer le tatouage au second plan. Il n’en sera rien. Celui-ci devient au contraire un sujet d’affrontement idéologique : l’École de Lyon (Lacassagne, Locard) y voit un indice d’appartenance à une « classe dangereuse » que le gouvernement devrait sanctionner sévèrement au nom du progrès social. Cette vision déterministe a suscité les critiques d’une partie des praticiens du droit, en particulier des magistrats. Passé ce temps de débats parfois vigoureux, le tatouage se répand dans la société, justifiant des préoccupations d’ordre sanitaire, un encadrement strict des professionnels ou encore des interrogations sur le
Appel à articles – Numéro thématique : Relations intimes et détention : enjeux, transformations et continuités (Champ pénal/Penal field)
: Les propositions d’articles, mises en forme selon les consignes aux auteur·es de la revue Champ pénal/Penal field, devront être envoyées avant le 31 mai 2025 aux coordinatrices du dossier en précisant l’axe dans lequel elles s’inscrivent. Sous la direction de : Audrey Higelin Cruz. PhD sciences humaines et sociales, chercheuse rattachée au laboratoire Sophiapol, Université Paris Nanterre ; Vice-présidente du comité d’éthique de la recherche (CER-PN) de l’Université Paris Nanterre ; Directrice de la recherche, de l’innovation et des coopérations internationales, centre hospitalier Guillaume Régnier — CHGR (Rennes). Contact : a.higelin@ch-guillaumeregnier.fr Altea Vaccaro. Doctorante en sociologie-anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2, rattachée au laboratoire Centre Max Weber (UMR 5283). Contact : altea.vaccaro@univ-lyon2.fr Introduction — Contexte En octobre 2024, la France comptait 79 631 personnes incarcérées (Ministère de la Justice, 2024). Une étude de l’INSEE (2002), la
No 30/2026 – Le temps de la justice aux époques moderne et contemporaine (Europe et Amériques) (Clio@Themis)
: Coordination Alice Bonzom, Université Lumière Lyon 2, Triangle UMR 5206 Simon Castanié, Centre Roland Mousnier UMR 8596 Nicolas Picard, Centre d’histoire du xix e siècle UR 3550 Benoît Saint-Cast, LARHRA UMR 5190 Verónica Vallejo Flores, Mondes Américains UMR 8168 Argumentaire Le temps de la justice reste un domaine relativement peu exploré en histoire et en histoire du droit. Paradoxalement, les archives judiciaires ont plus souvent été utilisées pour saisir les rythmes des sociétés anciennes et les temporalités des pratiques sociales [Voth, 2000] que pour comprendre les rapports de la justice au temps. Pourtant, le temps de la justice n’est pas un temps social et politique ordinaire [Garapon, 1997]. Au-delà des symboles et des rituels qui donnent majesté et autorité aux jugements, la justice en tant qu’activité sociale a ses propres temporalités réglées par le droit et l’organisation du travail judiciaire. La procédure donne aux actions un ordre temporel, avec des délais et des durées
No 30/2026 -- El tiempo de la justicia en la época moderna y contemporánea (Europa y América) (Clio@Themis)
: Coordinación Alice Bonzom, Universidad Lumière Lyon 2, Triangle UMR 5206 Simon Castanié, Centre Roland Mousnier UMR 8596 Nicolas Picard, Centre d’histoire du xix e siècle UR 3550 Benoît Saint-Cast, LARHRA UMR 5190 Verónica Vallejo Flores, Mondes Américains UMR 8168 Argumento El tiempo de la justicia sigue siendo un campo relativamente poco explorado en historia e historia del derecho. Paradójicamente, los archivos judiciales se han utilizado con más frecuencia para comprender los ritmos de las sociedades antiguas y las temporalidades de las prácticas sociales [Voth, 2000] que para entender la relación entre la justicia y el tiempo. No obstante, el tiempo de la justicia no es un tiempo social y político ordinario [Garapon, 1997]. Más allá de los símbolos y rituales que confieren majestuosidad y autoridad a las sentencias, la justicia como actividad social tiene sus propias temporalidades reguladas por el derecho y la organización del trabajo judicial. El procedimiento da a las acciones un
No 30/2026 -- Time and Justice, Timing Justice (early modern period to contemporary history, Europe and the Americas) (Clio@Themis)
: Coordination Alice Bonzom, Université Lumière Lyon 2, Triangle UMR 5206 Simon Castanié, Centre Roland Mousnier UMR 8596 Nicolas Picard, Centre d’histoire du xix e siècle UR 3550 Benoît Saint-Cast, LARHRA UMR 5190 Verónica Vallejo Flores, Mondes Américains UMR 8168 Argument The temporality of justice is a topic that has not been explored much by social and law historians. Paradoxically, legal archives have more often been used to grasp the rhythms of ancient societies and the temporality of social practices [Voth, 2000] than to understand the relationship between justice and time. Yet the temporality of justice is no ordinary social and political time [Garapon, 1997]. Beyond the symbols and rituals that give majesty and authority to judgements, justice as a social activity has its own temporalities regulated by the law and the organisation of judicial work. The temporality of these actions is regulated by law and proceedings, which impose an order, deadlines and variable durations depending
4 | 2014 – Statistiques et normes (Cahiers Droit, Sciences & Technologies)
: ISBN 978-2-7314-0951-2 Editorial [Texte intégral] Ève Truilhé-Marengo Dossier thématique Statistiques et normes : croiser les regards sur la formation du droit et la formation des connaissances Sous la direction de Isabelle VACARIE Propos introductifs : des chiffres et des droits [Texte intégral] Antoine Lyon-Caen La donnée n’est pas un donné - Pour une analyse critique de l’évaluation chiffrée de la performance [Texte intégral] Robert Salais Statistiques et normes : jalons pour une rencontre interdisciplinaire [Texte intégral] Olivier Leclerc Réplique - Chiffre et objectivité : il y a convention et convention [Texte intégral] Robert Salais Raison statistique et catégories du droit de la santé [Texte intégral] Isabelle Vacarie Moyennes statistiques et transformations du droit de la santé [Texte intégral] Anne-Sophie Ginon Usages de la statistique dans les controverses socio-techniques : une technique juridico-politique d’objectivation ? [Texte intégral] David Samson Pour une réhabilitation des seuils en droi[...]