: Coordination : Johanna Lenne-Cornuez, MCF à l’Université Jean Moulin Lyon 3 / IRPHIL. Contact : johanna.lenne-cornuez@univ-lyon3.fr Nicolas Nayfeld, MCF à l’Université Jean Moulin Lyon 3 / IRPHIL. Contact : nicolas.nayfeld@univ-lyon3.fr Date de remise de la première version des articles (soumise à évaluation) : 1 er septembre 2026 via la plateforme OJS : https://ojs.openedition.org/index.php/champpenal/about/submissions Informations et propositions : johanna.lenne-cornuez@univ-lyon3.fr et nicolas.nayfeld@univ-lyon3.fr Depuis 2017, le mouvement #MeToo a contribué à une large prise de conscience de l’ampleur des violences faites aux femmes et du « continuum des violences » (Kelly 1989) qu’elles subissent. De façon concomitante, un constat d’échec du système pénal est majoritairement dressé. Quoique la part des dépôts de plainte par les victimes de viol ou de tentative de viol soit très faible, un fort taux d’abandon des enquêtes et des poursuites judiciaires est déploré (Le Goaziou
: Coordination Alice Bonzom, Université Lumière Lyon 2, Triangle UMR 5206 Simon Castanié, Centre Roland Mousnier UMR 8596 Nicolas Picard, Centre d’histoire du xix e siècle UR 3550 Benoît Saint-Cast, LARHRA UMR 5190 Verónica Vallejo Flores, Mondes Américains UMR 8168 Argumentaire Le temps de la justice reste un domaine relativement peu exploré en histoire et en histoire du droit. Paradoxalement, les archives judiciaires ont plus souvent été utilisées pour saisir les rythmes des sociétés anciennes et les temporalités des pratiques sociales [Voth, 2000] que pour comprendre les rapports de la justice au temps. Pourtant, le temps de la justice n’est pas un temps social et politique ordinaire [Garapon, 1997]. Au-delà des symboles et des rituels qui donnent majesté et autorité aux jugements, la justice en tant qu’activité sociale a ses propres temporalités réglées par le droit et l’organisation du travail judiciaire. La procédure donne aux actions un ordre temporel, avec des délais et des durées