: Le 30 janvier 2026, en fin de journée, le département de la justice des États-Unis publiait 3 millions de documents du dossier Epstein, ce criminel sexuel new-yorkais qui s’est suicidé en prison en 2019. À 18 h 36, François Bougon, journaliste au service international de Mediapart, envoyait l’article du New York Times relayant l’annonce à toute l’équipe par mail, assorti d’un ironique « Bon week-end ! ». Comment l’équipe de Mediapart a-t-elle travaillé sur ce flot de documents et sur les ramifications en France du réseau construit au fil des années par le financier états-unien ?Témoignages de victimes de violences sexuelles, révélations sur les rabatteurs du milliardaire, sur les intenses liens financiers d’Epstein avec la famille Lang, sur les échanges de messages graveleux du milliardaire avec un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, sur la proximité du financier avec l’agent de mannequins français Jean-Luc Brunel ou encore sur la constellation d’anti-#MeToo, dont Jeffrey Epstein était une des étoiles noir[...]
: L’ESSENTIEL Depuis novembre 2025, le Code pénal précise, en matière d’agressions sexuelles, que le consentement ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime. Mais si le silence ne dit pas oui, que dit-il ? La psychologie sociale étudie cette question depuis des décennies. Ses travaux éclairent autant la portée du nouveau texte que ses limites, notamment dans un cadre professionnel, où règne le lien de subordination. Jusqu’en novembre 2025, l’agression sexuelle supposait de caractériser une violence, une contrainte, une menace ou une surprise . L’incrimination reposait sur un acte positif de coercition. La notion de consentement demeurait absente du texte. Impulsée par #MeToo, mais aussi par deux condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme , la nouvelle rédaction de l’article 222-22 du Code pénal est entrée en vigueur le 8 novembre 2025. Elle définit l’agression sexuelle comme un acte sexuel non consenti et reprend les quatre hypothèses historiques (violen[...]
: Coordination : Johanna Lenne-Cornuez, MCF à l’Université Jean Moulin Lyon 3 / IRPHIL. Contact : johanna.lenne-cornuez@univ-lyon3.fr Nicolas Nayfeld, MCF à l’Université Jean Moulin Lyon 3 / IRPHIL. Contact : nicolas.nayfeld@univ-lyon3.fr Date de remise de la première version des articles (soumise à évaluation) : 1 er septembre 2026 via la plateforme OJS : https://ojs.openedition.org/index.php/champpenal/about/submissions Informations et propositions : johanna.lenne-cornuez@univ-lyon3.fr et nicolas.nayfeld@univ-lyon3.fr Depuis 2017, le mouvement #MeToo a contribué à une large prise de conscience de l’ampleur des violences faites aux femmes et du « continuum des violences » (Kelly 1989) qu’elles subissent. De façon concomitante, un constat d’échec du système pénal est majoritairement dressé. Quoique la part des dépôts de plainte par les victimes de viol ou de tentative de viol soit très faible, un fort taux d’abandon des enquêtes et des poursuites judiciaires est déploré (Le Goaziou
: L’ESSENTIEL Le monde de la finance sait se montrer généreux avec ses banquiers d’affaires en fonction de leur performance annuelle. Avec des départements de finance de marché encore réputés pour leur environnement très masculin, les rémunérations semblent toujours inégalitaires. Pour comprendre ce phénomène, une étude donne la parole aux banquières d’affaires. Les rémunérations dans les banques d’affaires restent parmi les plus lucratives de tous les secteurs d’activité confondus. Un simple junior travaillant à Wall Street peut espérer gagner 100 000 dollars états-uniens en salaire fixe, soit 87 500 euros ; son salaire variable peut monter à 100 % du salaire fixe dans le meilleur des cas. La justification d’un tel salaire ? Le profit dégagé par la vente de produits et services financiers. Dans notre étude , nous avons cherché à comprendre l’évaluation de la performance des professionnels en salle de marché et pourquoi, malgré les efforts menés par les banques, ces métiers lucratifs restent très masculins. « [...]
: — Ah, cher maître, comme je suis bien aise de vous retrouver en ces lieux. — Ma chère lectrice ! Je ne puis en croire mes yeux tellement est grande ma joie de vous revoir. J'ai craint que votre serviteur ayant laissé les lieux en jachère, vous ne l'ayez abandonné à votre tour, jetant à jamais sur ce blog d'un voile d'obscurité qui l'eût enlaidi. — Cher maître, rassurez-vous, je suis fort bien en ces lieux, et ce n'est pas parce que vous fûtes resté un temps coincé dans les toilettes que l'envie de partir me fût venue. — J'implore votre pardon pour ce retard. Je n'arrivais pas à ouvrir la porte : un institut bloquait le passage. — Mais on ne peut faire entrer un institut dans des toilettes, maître ! — Je le sais mais il m'a fallu aller jusqu'en cassation pour le faire admettre. Mais n'anticipons pas. Je vous retrouve comme je vous ai laissée : l'œil brillant de colère et la poitrine soulevée d'indignation. Dites-moi tout : d'où vient votre courroux ? — De chez vous, comme toujours, enfin de la justice, dont v[...]