[{"titre":"Filiation, affiliation et désaffiliation chez François Weyergans et Ying Chen","pubDate":"Sat, 24 Oct 2026 08:07:42 +0200","id":3238638,"description":"dc.contributor.author: Song, Jingyun dc.date.issued: 2026-10 dc.description.abstract: Cette thèse étudie l’articulation entre filiation, affiliation et désaffiliation dans les œuvres de François Weyergans et de Ying Chen. Elle analyse, dans trois de leurs romans, comment les protagonistes cherchent à se désaffilier des figures parentales, malgré leur emprise et l’attachement affectif qui les entravent dans leur projet d’émancipation, et comment les auteurs tentent de se dégager des influences culturelles et littéraires afin d’affirmer leur propre identité. L’étude du corpus mobilise principalement les concepts de la psychanalyse. Pour l’analyse des romans de Chen, cette approche est mise en regard de la culture et de la pensée chinoises afin de proposer une lecture croisée des rapports conflictuels entre parents et enfant qui s’y manifestent. Les trois premiers chapitres de la thèse indiquent en quoi la désaffiliation, chez Ying Chen comme chez François Weyergans, ne peut jamais accomplir une simple rupture en regard de l’héritage familial. Qu’il s’agisse du rapport à la mère dans L’Ingratitude et La Vie d’un bébé, au père dans Franz et François et Le Mangeur, ou aux deux figures parentales dans Le Champ dans la mer et Trois jours chez ma mère, le fils comme la fille affichent une attitude ambivalente face à ces derniers. L’analyse met ainsi en évidence des tentatives de détachement inachevées : chez Chen, elles passent par la mort, l’acceptation paradoxale du destin ou l’échec d’une révolte contre l’ordre familial et patriarcal ; chez Weyergans, elles se traduisent par la difficulté à s’émanciper de la mère, la persistance du deuil, l’emprise du père mort et les symptômes névrotiques du fils liés à ses rapports non résolus aux figures parentales. Le dernier chapitre montre comment cette difficulté se prolonge sur le plan culturel et littéraire : chez Weyergans, la surabondance intertextuelle traduit une révolte contre le père écrivain ; chez Chen, l’épurement progressif des références révèle une tension entre effacement de l’origine et affinités discrètes avec la littérature chinoise. À travers les figures du « B'tard » et de l’« Enfant trouvé » proposées par Marthe Robert, la thèse conclut que l’écriture, chez les deux auteurs, devient le lieu de la revendication d’une identité littéraire, retravaillée par l’héritage qu’elle cherche à dépasser.; This dissertation examines the articulation of filiation, affiliation, and disaffiliation in the works of François Weyergans and Ying Chen. Through three novels by each author, it explores how protagonists seek to disaffiliate themselves from parental figures despite their hold and affective attachment, and how the authors attempt to distance themselves from cultural and literary influences in order to assert their own identities. The study draws primarily on psychoanalytic concepts. In the analysis of Chen’s novels, these are brought into dialogue with Chinese culture and thought to offer a cross-cultural reading of the conflicted parent-child relationships. The first three chapters of the dissertation show how disaffiliation, in both Ying Chen and François Weyergans, can never be achieved as a simple rupture with familial inheritance. Whether in the relationship with the mother in L’Ingratitude and La Vie d’un bébé, with the father in Franz et François and Le Mangeur, or with both parental","source":"Faculté de droit Travaux récents","url":"https://hdl.handle.net/1866/46824"}]