[{"pubDate":"Tue, 06 Oct 2026 13:38:43 +0200","titre":"6 oct. News. Issue de secours !","url":"https://www.veillemag.com/6-oct-News-Issue-de-secours-_a8480.html","id":3199648,"description":"Et si les nouveaux rapports de force se jouaient précisément là où nous ne les attendions plus ? Infrastructures invisibles, retour du spirituel, dépendances nées de la mondialisation, savoirs devenus stratégiques : cinq renversements racontent une même mutation de la puissance. Tous semblent chercher une issue de secours ! Partagez votre expérience ! Contactez-nous... Le paradoxe commence à Saint-Malo. Ce ne sont pas forcément les infrastructures que nous surveillons qui nous fragilisent, mais celles auxquelles nous ne pensons plus. Énergie, numérique, alimentation, monnaie, data centers : @Pierre Saillard met au jour ces dépendances devenues structurelles. @Avec Imen Chaanbi, autre surprise : dans des sociétés que l’on pensait durablement sécularisées, le spirituel revient en force dans le jeu de la puissance et de l’influence.  Même renversement avec @Giuseppe Gagliano : le numérique que l’on imaginait dans le cloud retrouve une matérialité très concrète. Avec le c'ble #Petal, #Meta ne maîtrise plus seulement des plateformes et des données, mais investit aussi les infrastructures qui les transportent. Et @Olivier de Maison Rouge pointe un autre paradoxe : la globalisation censée diluer les rapports de force a aussi créé les dépendances qui nourrissent aujourd’hui la compétition géoéconomique.  Dans les organisations enfin, observer ne suffit plus. Le #ForumIES2026 place l’intelligence économique sur le terrain de la confrontation, tandis que l’expérience de #Framatome, analysée par @Fatima Zahra Bassir, rappelle une évidence longtemps sous-estimée : perdre ses savoirs, c’est aussi perdre une part vitale de sa capacité d’action.  SOMMAIRE & Téléchargez la newsletter 1 – La diplomatie des 'mes : quand le spirituel redéfinit la géopolitique mondiale. Rencontre avec Imen Chaanbi La visite de Léon XIV en France a évidemment constitué un événement religieux. Mais elle raconte peut-être aussi autre chose de la France d’aujourd’hui : son rapport à la laïcité, à l’identité et au fait religieux, mais aussi à l’influence et à la place qu’elle souhaite occuper dans le monde. Avec Imen Chaanbi, nous avons voulu prendre un peu de recul : que dit, au fond, cette visite de la France de 2026 ?    2 – Penser la guerre économique sur fond de changement de paradigme géopolitique. Olivier de Maison Rouge Le monde contemporain connaît assurément un changement de paradigme, créant \"per se\" une zone de turbulences géopolitique. La période ouverte par la disparition de l’Union soviétique et dominée par la puissance américaine semble désormais toucher à sa fin. Entre 1990 et 2020, la globalisation avait été présentée comme le moyen d’unifier les économies, les sociétés et les cultures autour du libre-échange et de la diffusion du modèle occidental. Elle n’a pourtant pas fait disparaître les rivalités géoéconomiques. Elle a plutôt favorisé la constitution de nouvelles dépendances et préparé le retour d’une compétition exacerbée entre puissances. 3 – Saint-Malo : ces dépendances que nous ne voyons plus. Pierre Saillard Énergie, numérique, alimentation, monnaie, data centers : derrière les gestes ordinaires et les infrastructures que nous croyons acquises se cache un réseau de dépendances rarement perceptibles jusqu’au jour où il se","source":"Veille Mag"},{"source":"Veille Mag","description":"Et si les nouveaux rapports de force se jouaient précisément là où nous ne les attendions plus ? Infrastructures invisibles, retour du spirituel, dépendances nées de la mondialisation, savoirs devenus stratégiques : cinq renversements racontent une même mutation de la puissance. Partagez votre expérience ! Contactez-nous... Le paradoxe commence à Saint-Malo. Ce ne sont pas forcément les infrastructures que nous surveillons qui nous fragilisent, mais celles auxquelles nous ne pensons plus. Énergie, numérique, alimentation, monnaie, data centers : @Pierre Saillard met au jour ces dépendances devenues structurelles. @Avec Imen Chaanbi, autre surprise : dans des sociétés que l’on pensait durablement sécularisées, le spirituel revient en force dans le jeu de la puissance et de l’influence.  Même renversement avec @Giuseppe Gagliano : le numérique que l’on imaginait dans le cloud retrouve une matérialité très concrète. Avec le c'ble #Petal, #Meta ne maîtrise plus seulement des plateformes et des données, mais investit aussi les infrastructures qui les transportent. Et @Olivier de Maison Rouge pointe un autre paradoxe : la globalisation censée diluer les rapports de force a aussi créé les dépendances qui nourrissent aujourd’hui la compétition géoéconomique.  Dans les organisations enfin, observer ne suffit plus. Le #ForumIES2026 place l’intelligence économique sur le terrain de la confrontation, tandis que l’expérience de #Framatome, analysée par @Fatima Zahra Bassir, rappelle une évidence longtemps sous-estimée : perdre ses savoirs, c’est aussi perdre une part vitale de sa capacité d’action.  SOMMAIRE & Téléchargez la newsletter 1 – La diplomatie des 'mes : quand le spirituel redéfinit la géopolitique mondiale. Rencontre avec Imen Chaanbi La visite de Léon XIV en France a évidemment constitué un événement religieux. Mais elle raconte peut-être aussi autre chose de la France d’aujourd’hui : son rapport à la laïcité, à l’identité et au fait religieux, mais aussi à l’influence et à la place qu’elle souhaite occuper dans le monde. Avec Imen Chaanbi, nous avons voulu prendre un peu de recul : que dit, au fond, cette visite de la France de 2026 ?    2 – Penser la guerre économique sur fond de changement de paradigme géopolitique. Olivier de Maison Rouge Le monde contemporain connaît assurément un changement de paradigme, créant \"per se\" une zone de turbulences géopolitique. La période ouverte par la disparition de l’Union soviétique et dominée par la puissance américaine semble désormais toucher à sa fin. Entre 1990 et 2020, la globalisation avait été présentée comme le moyen d’unifier les économies, les sociétés et les cultures autour du libre-échange et de la diffusion du modèle occidental. Elle n’a pourtant pas fait disparaître les rivalités géoéconomiques. Elle a plutôt favorisé la constitution de nouvelles dépendances et préparé le retour d’une compétition exacerbée entre puissances. 3 – Saint-Malo : ces dépendances que nous ne voyons plus. Pierre Saillard Énergie, numérique, alimentation, monnaie, data centers : derrière les gestes ordinaires et les infrastructures que nous croyons acquises se cache un réseau de dépendances rarement perceptibles jusqu’au jour où il se grippe. Réunis à Saint-Malo,","id":3197790,"url":"https://www.veillemag.com/6-oct-News-Attention-ca-glisse-_a8480.html","titre":"6 oct. News. Attention, çà glisse !","pubDate":"Mon, 05 Oct 2026 13:39:09 +0200"},{"pubDate":"Mon, 05 Oct 2026 13:39:09 +0200","titre":"6 oct. News. Attention, çà glisse !","url":"https://www.veillemag.com/6-oct-News-Attention-ca-glisse-_a8481.html","id":3197791,"description":"Et si les nouveaux rapports de force se jouaient précisément là où nous ne les attendions plus ? Infrastructures invisibles, retour du spirituel, dépendances nées de la mondialisation, savoirs devenus stratégiques : cinq renversements racontent une même mutation de la puissance. Partagez votre expérience ! Contactez-nous... Le paradoxe commence à Saint-Malo. Ce ne sont pas forcément les infrastructures que nous surveillons qui nous fragilisent, mais celles auxquelles nous ne pensons plus. Énergie, numérique, alimentation, monnaie, data centers : @Pierre Saillard met au jour ces dépendances devenues structurelles. @Avec Imen Chaanbi, autre surprise : dans des sociétés que l’on pensait durablement sécularisées, le spirituel revient en force dans le jeu de la puissance et de l’influence.  Même renversement avec @Giuseppe Gagliano : le numérique que l’on imaginait dans le cloud retrouve une matérialité très concrète. Avec le c'ble #Petal, #Meta ne maîtrise plus seulement des plateformes et des données, mais investit aussi les infrastructures qui les transportent. Et @Olivier de Maison Rouge pointe un autre paradoxe : la globalisation censée diluer les rapports de force a aussi créé les dépendances qui nourrissent aujourd’hui la compétition géoéconomique.  Dans les organisations enfin, observer ne suffit plus. Le #ForumIES2026 place l’intelligence économique sur le terrain de la confrontation, tandis que l’expérience de #Framatome, analysée par @Fatima Zahra Bassir, rappelle une évidence longtemps sous-estimée : perdre ses savoirs, c’est aussi perdre une part vitale de sa capacité d’action.  SOMMAIRE & Téléchargez la newsletter 1 – La diplomatie des 'mes : quand le spirituel redéfinit la géopolitique mondiale. Rencontre avec Imen Chaanbi La visite de Léon XIV en France a évidemment constitué un événement religieux. Mais elle raconte peut-être aussi autre chose de la France d’aujourd’hui : son rapport à la laïcité, à l’identité et au fait religieux, mais aussi à l’influence et à la place qu’elle souhaite occuper dans le monde. Avec Imen Chaanbi, nous avons voulu prendre un peu de recul : que dit, au fond, cette visite de la France de 2026 ?    2 – Penser la guerre économique sur fond de changement de paradigme géopolitique. Olivier de Maison Rouge Le monde contemporain connaît assurément un changement de paradigme, créant \"per se\" une zone de turbulences géopolitique. La période ouverte par la disparition de l’Union soviétique et dominée par la puissance américaine semble désormais toucher à sa fin. Entre 1990 et 2020, la globalisation avait été présentée comme le moyen d’unifier les économies, les sociétés et les cultures autour du libre-échange et de la diffusion du modèle occidental. Elle n’a pourtant pas fait disparaître les rivalités géoéconomiques. Elle a plutôt favorisé la constitution de nouvelles dépendances et préparé le retour d’une compétition exacerbée entre puissances. 3 – Saint-Malo : ces dépendances que nous ne voyons plus. Pierre Saillard Énergie, numérique, alimentation, monnaie, data centers : derrière les gestes ordinaires et les infrastructures que nous croyons acquises se cache un réseau de dépendances rarement perceptibles jusqu’au jour où il se grippe. Réunis à Saint-Malo,","source":"Veille Mag"},{"pubDate":"Sun, 04 Oct 2026 07:38:41 +0200","url":"https://www.veillemag.com/Penser-la-guerre-economique-sur-fond-de-changement-de-paradigme-geopolitique-Olivier-de-MAISON-ROUGE_a8470.html","titre":"Penser la guerre économique sur fond de changement de paradigme géopolitique. Olivier de MAISON ROUGE","source":"Veille Mag","id":3195941,"description":"Le monde contemporain connaît assurément un changement de paradigme, créant \"per se\" une zone de turbulences géopolitique. La période ouverte par la disparition de l’Union soviétique et dominée par la puissance américaine semble désormais toucher à sa fin. Entre 1990 et 2020, la globalisation avait été présentée comme le moyen d’unifier les économies, les sociétés et les cultures autour du libre-échange et de la diffusion du modèle occidental. Elle n’a pourtant pas fait disparaître les rivalités géoéconomiques. Elle a plutôt favorisé la constitution de nouvelles dépendances et préparé le retour d’une compétition exacerbée entre puissances. Par Olivier de MAISON ROUGE Avocat (Cabinet CESIS) – Docteur en droit Directeur du MBA Stratégie d’intelligence juridique à l’Ecole de Guerre Economique (EGE) Dernier ouvrage publié : Penser la guerre économique. Bréviaire stratégique, Valeurs Ajoutées Editions, septembre 2026   La fin de l’hégémon américain ? Les États-Unis avaient établi un ordre mondial fondé sur leur supériorité militaire, financière, juridique et technologique. Le dollar s’est imposé comme monnaie de référence, tandis que les institutions du libre-échange, les normes comptables, les grandes entreprises numériques et l’extraterritorialité du droit américain ont étendu l’influence de Washington bien au-delà de ses frontières. Les sanctions, les embargos et les contrôles à l’exportation ont progressivement transformé les instruments juridiques et économiques en moyens de contrainte géopolitique unilatérales.   Cette domination reposait cependant sur une contradiction. Alors que les États-Unis promouvaient le libre-échange auprès de leurs partenaires, ils ont régulièrement protégé leur marché, soutenu leur industrie et privilégié leurs intérêts stratégiques. Les politiques Buy American , les subventions industrielles et, plus récemment, l’Inflation Reduction Act illustrent cette logique.   L’Europe, qui a largement accepté les principes d’ouverture et de concurrence, a subi en retour une désindustrialisation progressive et s’est trouvée exposée à la concurrence de puissances qui ne partageaient pas les mêmes règles du jeu.   Les crises successives ont accéléré cette rupture et ont fait passer les relations internationales de la coopération à la compétition, puis à la confrontation. Les institutions issues de l’après-guerre apparaissent affaiblies, tandis que les échanges se recomposent autour d’accords bilatéraux, de blocs régionaux et de partenariats fondés sur la sécurité des approvisionnements. La mondialisation intégrée laisse place à une déglobalisation sélective, marquée par la relocalisation des productions stratégiques. Le basculement vers la Chine Le principal bénéficiaire de cette transformation est la Chine. Après avoir profité de la globalisation pour devenir l’atelier du monde, elle cherche désormais à maîtriser les technologies, les infrastructures, les ressources et les normes qui organiseront l’économie du futur. Les Nouvelles routes de la soie étendent son influence en Asie, en Afrique et en Europe par le financement d’infrastructures et la création de nouvelles"},{"pubDate":"Sun, 04 Oct 2026 07:38:40 +0200","titre":"Penser la guerre économique sur fond de changement de paradigme géopolitique. Olivier de MAISON ROUGE","url":"https://www.veillemag.com/Penser-la-guerre-economique-sur-fond-de-changement-de-paradigme-geopolitique-Olivier-de-MAISON-ROUGE_a8469.html","id":3195940,"description":"Le monde contemporain connaît assurément un changement de paradigme, créant \"per se\" une zone de turbulences géopolitique. La période ouverte par la disparition de l’Union soviétique et dominée par la puissance américaine semble désormais toucher à sa fin. Entre 1990 et 2020, la globalisation avait été présentée comme le moyen d’unifier les économies, les sociétés et les cultures autour du libre-échange et de la diffusion du modèle occidental. Elle n’a pourtant pas fait disparaître les rivalités géoéconomiques. Elle a plutôt favorisé la constitution de nouvelles dépendances et préparé le retour d’une compétition exacerbée entre puissances. Par Olivier de MAISON ROUGE Avocat (Cabinet CESIS) – Docteur en droit Directeur du MBA Stratégie d’intelligence juridique à l’Ecole de Guerre Economique (EGE) Dernier ouvrage publié : Penser la guerre économique. Bréviaire stratégique, Valeurs Ajoutées Editions, septembre 2026   La fin de l’hégémon américain ? Les États-Unis avaient établi un ordre mondial fondé sur leur supériorité militaire, financière, juridique et technologique. Le dollar s’est imposé comme monnaie de référence, tandis que les institutions du libre-échange, les normes comptables, les grandes entreprises numériques et l’extraterritorialité du droit américain ont étendu l’influence de Washington bien au-delà de ses frontières. Les sanctions, les embargos et les contrôles à l’exportation ont progressivement transformé les instruments juridiques et économiques en moyens de contrainte géopolitique unilatérales.   Cette domination reposait cependant sur une contradiction. Alors que les États-Unis promouvaient le libre-échange auprès de leurs partenaires, ils ont régulièrement protégé leur marché, soutenu leur industrie et privilégié leurs intérêts stratégiques. Les politiques Buy American , les subventions industrielles et, plus récemment, l’Inflation Reduction Act illustrent cette logique.   L’Europe, qui a largement accepté les principes d’ouverture et de concurrence, a subi en retour une désindustrialisation progressive et s’est trouvée exposée à la concurrence de puissances qui ne partageaient pas les mêmes règles du jeu.   Les crises successives ont accéléré cette rupture et ont fait passer les relations internationales de la coopération à la compétition, puis à la confrontation. Les institutions issues de l’après-guerre apparaissent affaiblies, tandis que les échanges se recomposent autour d’accords bilatéraux, de blocs régionaux et de partenariats fondés sur la sécurité des approvisionnements. La mondialisation intégrée laisse place à une déglobalisation sélective, marquée par la relocalisation des productions stratégiques. Le basculement vers la Chine Le principal bénéficiaire de cette transformation est la Chine. Après avoir profité de la globalisation pour devenir l’atelier du monde, elle cherche désormais à maîtriser les technologies, les infrastructures, les ressources et les normes qui organiseront l’économie du futur. Les Nouvelles routes de la soie étendent son influence en Asie, en Afrique et en Europe par le financement d’infrastructures et la création de nouvelles","source":"Veille Mag"}]