[{"description":"Source :Compte X, le 18 octobre 2026 Etiqe :démenti Contenu : Des groupes armés jusqu’aux dents auraient-ils sévi le 17 octobre ? Au cours des violences survenues lors des importantes manifestations contre la vie chère, des « kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs Scorpion ont été retrouvés parmi les mains d’émeutiers présentés comme proches de la mouvance islamiste » , rapporte la journaliste du Journal du Dimanche ( JDD ) Lara Tchekov, sur le plateau de CNews, dimanche 18 octobre. « Des individus ont été repérés à Paris, en région parisienne, également à Marseille et à Lyon » , poursuit-elle, citant une source de choix : la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Relayée par Lara Tchekov sur son compte X , l’affirmation, vue plusieurs centaines de milliers de fois, fait rapidement le tour des réseaux sociaux, reprise par de nombreux internautes ( ici , ici ou encore là ). Seul bémol, la DGSI a formellement réfuté, à plusieurs reprises, les dires de la journaliste – qui a, depuis, présenté ses excuses. « Mon erreur a été de ne pas vérifier ces informations » Interrogée dès le lendemain au sujet de ces prétendues révélations, la DGSI dément catégoriquement auprès du Monde et de Libération . « C’est complètement faux. Le fond est faux et la source, la DGSI, ne s’est pas du tout prononcée sur le sujet. La DGSI dément complètement cette information » , insistent les services de renseignements auprès de nos confrères de CheckNews. Le lendemain, c’est au tour de la rédaction de CNews de prendre ses distances avec les dires de Lara Tchekov. « La rédaction de CNews n’a jamais été informée de ce genre de choses et la DGSI a d’ailleurs démenti les choses. Elle a tout simplement démenti formellement la véracité de ces propos » , insiste le journaliste de la chaîne , Tanguy Hamon. Lors de son passage à l’antenne, deux jours plus tôt, Lara Tchekov n’avait pas été remise en question et ses propos n’avaient fait l’objet d’aucune vérification en direct. Malgré ce rétropédalage de CNews, la journaliste du JDD continue de défendre sa version dans un post sur X , mais tient à « apporter des nuances » . « Ces informations dont je maintiens la véracité ne m’ont pas été transmises par le biais d’une communication officielle de la DGSI, mais par des sources concordantes au sein du renseignement » , explique-t-elle, sans pour autant que cette précision n’ait été faite, deux jours plus tôt. « Mes excuses pour cette approximation » , conclut-elle. La veille, elle avait affirmé « détenir des photos » de ce qu’elle avançait à Libération . Néanmoins, jeudi 22 octobre, Lara Tchekov est de retour sur le plateau de CNews , dans l’Heure des Pros... cette fois pour une « mise au point » . Au micro, elle reconnaît de nouveau avoir « obtenu des informations qui ne venaient pas de la direction de la DGSI » . S’ensuit un bref mea culpa : « Mon erreur a été de ne pas vérifier ces informations auprès de la direction de la DGSI. » Autrement dit, la véracité de l’affirmation initiale de Lara Tcheckov n’avait jamais été établie avant d’être diffusée et a depuis été officiellement","id":3243657,"source":"Les Surligneurs","url":"https://lessurligneurs.eu/des-fusils-automatiques-ont-ils-ete-retrouves-entre-les-mains-de-manifestants-le-17-octobre/","titre":"Des fusils automatiques ont-ils été retrouvés entre les mains de manifestants le 17 octobre ?","pubDate":"Tue, 27 Oct 2026 07:52:36 +0100"},{"titre":"Violences urbaines : les militaires de Sentinelle vont-ils remplacer les policiers ?","url":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-les-militaires-de-sentinelle-vont-ils-remplacer-les-policiers/","pubDate":"Fri, 23 Oct 2026 07:56:46 +0200","source":"Les Surligneurs","description":"Source :France 24, 20 octobre 2026 Etiqe :À nuancer Contenu : Mardi 20 octobre, devant les députés, le ministre de l’Intérieur a annoncé le recours aux militaires de la force « Sentinelle » pour la journée de mobilisation du 24 octobre : « Nous déploierons les forces Sentinelle en substitution des forces de sécurité intérieure, principalement sur des missions de sécurisation statique, pour dégager des policiers et des gendarmes et assurer des missions de maintien de l’ordre » . Le dispositif annoncé est conforme à ce que prévoit le droit, mais le terme de « substitution » prête à confusion : les soldats prennent le poste de policiers, pas leurs fonctions ni leurs pouvoirs de police. La sécurisation d’événements : la mission ordinaire de Sentinelle Garder des b'timents est le cœur du métier de Sentinelle. Les militaires sont habituellement postés devant des lieux de culte, des écoles, des gares ou des aéroports. La finalité de leur déploiement samedi 24 octobre serait tout autre, puisqu’il s’agirait de libérer des policiers et des gendarmes pour qu’ils encadrent les manifestations. Le code de la défense prévoit en substance ce schéma : les formations de l’armée de Terre, qui fournissent l’essentiel de Sentinelle, sont en priorité destinées « à des missions tendant à renforcer les unités de première et deuxième catégories ainsi que les forces de police » et « à des missions de protection » . Elles peuvent aussi, en dernier ressort, « être requises pour des opérations de force nécessitant des mesures de sûreté exceptionnelles » . Ces missions sont cohérentes avec la réorganisation de l’opération engagée à l’été 2025. Comme le souligne l’ avis de la commission de la défense de l’Assemblée nationale sur le projet de loi de finances pour 2026 , l’opération Sentinelle ne se limite plus à la lutte contre le terrorisme mais intègre également « la sécurisation des grands événements » . Par exemple, en mai 2026, des soldats de Sentinelle ont déjà été postés à Décines-Charpieu, près de Lyon, en renfort des forces de l’ordre après un incendie criminel lié au trafic de drogue. La réquisition, condition indispensable à son déploiement Hormis la gendarmerie, l’armée ne peut pas intervenir sur le territoire de la République. L’article L. 1321-1 du code de la défense l’énonce sans ambiguïté : « Aucune force armée ne peut agir sur le territoire de la République pour les besoins de la défense et de la sécurité civiles sans une réquisition légale » . L’exception tient tout entière dans ces derniers mots : seule une réquisition de l’autorité civile permet de lever l’interdiction. C’est sur ce fondement que repose l’opération Sentinelle depuis 2015. La réquisition écrite, qui précise son objet et son étendue , est adressée par le préfet au commandant militaire, et l’autorité militaire « reste juge des moyens à y consacrer » . Les soldats déployés samedi resteront donc sous commandement militaire, et non sous les ordres directs des policiers qu’ils remplacent. Une instruction interministérielle du 14 novembre 2017 ajoute que l’armée n’est engagée que si les moyens","id":3235788},{"source":"Les Surligneurs","id":3231674,"description":"Source :Compte X de Gabriel Attal, 19 octobre 2026 Etiqe :Difficile Contenu : La semaine dernière, le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, réclamait une loi pour couper l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, dans le contexte du mouvement lycéen. Depuis ce week-end de mobilisations marquées par des scènes d’émeutes, de dégradations de biens publics et de pillages de magasins à Paris, Lyon ou encore Marseille, c’est au tour de Gabriel Attal d’affirmer que « les réseaux sociaux ne peuvent pas être le point de ralliement des casseurs et le moteur du mimétisme violent. Lors des émeutes, nous devons pouvoir bloquer temporairement et de manière ciblée l’accès à certaines plateformes pour stopper l’effet de meute » . La bonne nouvelle pour Gabriel Attal, c’est que le cadre juridique existe déjà. Mais à y regarder de plus près, il n’est pas si facile à mettre en œuvre... Bloquer temporairement l’accès à certaines plateformes : possible en théorie Aucune loi ne prévoit aujourd’hui le blocage d’un réseau social pour faire face à des émeutes. Ce n’est pas nécessaire, car en cas de troubles d’une particulière gravité, le gouvernement peut s’appuyer sur la théorie des « circonstances exceptionnelles » : une jurisprudence ancienne qui permet à l’administration de prendre des mesures qu’aucun texte ne prévoit, sous le contrôle du juge. C’est d’ailleurs sur ce fondement que Gabriel Attal, alors Premier ministre, avait fait suspendre TikTok en Nouvelle-Calédonie en 2024 lors des manifestations violentes liées à la modification du corps électoral. Mais le Conseil d’État avait finalement annulé la mesure : s’il avait admis que les circonstances exceptionnelles pouvaient justifier un tel blocage, y compris au regard de la Convention européenne des droits de l’homme, il estimait que ses conditions de mise en œuvre n’avaient pas été respectées. Les conditions strictes pour interdire un réseau social Comme le Conseil d’État le rappelle dans la décision sur TikTok en Nouvelle-Calédonie, le blocage de plateformes, et en l’occurrence de réseaux sociaux, est soumis à plusieurs conditions. Premièrement, il faut faire face à des circonstances exceptionnelles « de nature, notamment, à entraver le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, à compromettre de manière immédiate la santé de la population ou son accès aux services essentiels, ou à porter atteinte à l’ordre public, dans des conditions d’une particulière gravité » . En ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie, le Conseil d’État avait reconnu l’existence d’une « période de troubles à l’ordre public d’une gravité exceptionnelle » marquée par des émeutes ayant conduit à de violents affrontements, à des agressions de personnes, au décès de plusieurs personnes, à des destructions, dégradations de b'timents publics notamment. Deuxièmement, le blocage d’accès à une plateforme n’est possible que si aucune mesure alternative moins attentatoire aux droits et libertés ne peut être prise pour faire face à la situation. Cela peut consister par exemple à demander à la justice le bannissement de certains comptes ou la suppression de certains posts illégaux. Enfin, le blocage complet n’est possible que pour une durée","pubDate":"Wed, 21 Oct 2026 13:54:33 +0200","url":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-peut-on-vraiment-bloquer-lacces-a-certaines-plateformes-comme-le-propose-gabriel-attal/","titre":"Violences urbaines : peut-on vraiment « bloquer l’accès à certaines plateformes », comme le propose Gabriel Attal ?"},{"description":"Source :compte X de Bruno Retailleau, le 18 octobre 2026 Etiqe :À nuancer Contenu : Deux jours après la mobilisation du 17 octobre, marquée par des pillages et des incendies à Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Lille, Limoges ou Rouen, le débat s’est déplacé sur le terrain juridique. Dimanche 18 octobre, Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle, a demandé au président de la République de réunir « sans délai » le Conseil des ministres pour déclarer l’état d’urgence, « comme cela a été fait en 2005 » lors des émeutes dans les banlieues, estimant que « les moyens ordinaires ne suffisent plus » . Lundi 19 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé aux préfets de déclencher des couvre-feux « partiels » et « localisés » , sans exclure l’état d’urgence « si c’est nécessaire » , tout en le jugeant moins adapté à ce stade. Ce que dit la loi de 1955 L’ article 1 er de la loi du 3 avril 1955 qui permet d’instaurer l’état d’urgence ne prévoit que deux hypothèses : un « péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public » , ou des événements présentant, par leur nature et leur gravité, « le caractère de calamité publique » . C’est la première qui serait ici en cause, la seconde visant plutôt les catastrophes naturelles ou technologiques. Des violences urbaines simultanées dans plusieurs villes peuvent y entrer. Le précédent de 2005 le montre : après près de deux semaines d’émeutes, l’état d’urgence avait été déclaré par un décret du 8 novembre , applicable dès le lendemain sur tout le territoire métropolitain, avec des mesures spécifiques pour une liste de zones urbaines ( voir le tableau en annexe du décret ). Saisi en référé, le Conseil d’État avait jugé que le président de la République disposait d’un « pouvoir d’appréciation étendu » pour déclarer l’état d’urgence et en définir le champ territorial. Le régime a été déclenché plus récemment en Nouvelle-Calédonie , en mai 2024. L’appréciation relève donc largement de l’exécutif, tout en pouvant être soumise au juge : lors des émeutes de 2005, le Conseil d’État avait relevé, pour juger l’état d’urgence légal, qu’il y avait eu une aggravation continue des violences urbaines, qu’elles s’étaient propagées sur une partie importante du territoire et qu’elles portaient gravement atteinte à la sécurité publique. Au regard de ce précédent de 2005, les violences de samedi 17 octobre ne sont peut-être pas encore suffisantes pour rendre légale une déclaration d’état d’urgence. Les couvre-feux n’ont pas besoin de l’état d’urgence pour être imposés Un couvre-feu peut être décidé par un préfet ou par un maire au titre de leurs pouvoirs de police générale, même hors d’état d’urgence. Lors des émeutes de juin 2023, des dizaines de communes y ont eu recours, et le juge administratif a validé ces arrêtés dès lors qu’ils étaient limités dans le temps et dans l’espace, et assortis de","id":3229723,"source":"Les Surligneurs","titre":"Violences urbaines : l’état d’urgence pourrait-il être déclaré ?","url":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-letat-durgence-pourrait-il-etre-declare/","pubDate":"Tue, 20 Oct 2026 13:55:57 +0200"},{"pubDate":"Tue, 01 Sep 2026 13:55:56 +0200","titre":"Un maire peut-il fermer une “bouilloire thermique” pour cause d’insalubrité, comme le propose Grégory Doucet ?","url":"https://lessurligneurs.eu/un-maire-peut-il-fermer-une-bouilloire-thermique-pour-cause-dinsalubrite-comme-le-propose-gregory-doucet/","source":"Les Surligneurs","id":3128254,"description":"Source :Publication Facebook de Grégory Doucet, 15 juillet 2026 Etiqe :Compliqué Contenu : En plein été, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a annoncé que la « trop grande exposition à la chaleur » serait ajoutée aux critères d'insalubrité des logements, à côté de la présence de plomb ou des hauteurs de plafond insuffisantes. Une réponse à l'épisode caniculaire que la France a traversé, déjà inscrite dans le programme du candidat lors des dernières municipales. Concrètement, les inspecteurs municipaux sont invités à relever la température des appartements et à vérifier la présence d'équipements (volets, stores, système de ventilation...) permettant de limiter la surchauffe, comme l'a précisé Antoine Jobert, l'adjoint à l'urbanisme et l'habitat . Or, si un logement est déclaré insalubre, son propriétaire peut être contraint d'effectuer des travaux et, selon la gravité de la situation, le logement peut ne plus pouvoir être occupé ou loué. « C'est une première en France : à Lyon, un logement bouilloire pourra être rendu insalubre par la Ville » , écrivent ainsi nos confrères du Progrès . Mais est-ce aussi simple ? Rien n'est moins sûr. Grégory Doucet sait d'ailleurs qu'il avance en terrain fragile. En témoigne sa demande au préfet du Rhône de « sécuriser » la mesure en l'intégrant au règlement sanitaire départemental, et son appel aux parlementaires pour faire évoluer la loi. Alors qu'en est-il ? Un maire peut-il, à lui seul, ajouter un critère de salubrité des logements et décider ainsi qu'un logement trop chaud ne pourrait être loué ? La réponse tient dans ce que le droit prévoit déjà — et dans ce qu'il ne prévoit pas encore. Ce que le code de la santé publique prévoit déjà L'article L. 1331-22 du code de la santé publique pose une définition ouverte de l'insalubrité : « Tout local […] qui constitue, soit par lui-même, soit par les conditions dans lesquelles il est occupé, exploité ou utilisé, un danger ou risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes est insalubre » . Cette définition ne dresse aucune liste fermée de critères. Depuis 2016 , le gouvernement fixe ainsi par décret « les règles générales d'hygiène […] propres à préserver la santé de l'homme, notamment en matière […] de salubrité des habitations » , des règles qui remplacent peu à peu celles des règlements sanitaires départementaux (RSD). C'est dans ce cadre qu'un décret du 29 juillet 2023 a précisé les règles applicables aux logements. Il faut toutefois distinguer deux volets, car ils n'ont pas connu le même sort. D'un côté, les caractéristiques minimales des locaux (surface de 9 m², hauteur sous plafond de 2,20 m, ouverture sur l'extérieur) ont été annulées par le Conseil d'État en 2024 , pour vice de procédure. Ces seuils subsistent néanmoins dans le décret « décence » de 2002 , toujours en vigueur. De l'autre, ce même décret a inséré à l'article R. 1331-26 du code de la santé publique une liste d'équipements obligatoires, celle-là non annulée. Depuis le 1er octobre 2023, tout"},{"source":"Environnement » Les Surligneurs","id":2293518,"description":"Source :Compte Facebook, le 30 juillet 2025 Etiqe :Daté Contenu : Marquer une pause avant de partager une vidéo peut éviter de propager de la désinformation. Quelques heures après le séisme de magnitude 8,8 qui s’est déclaré sous l’océan Pacifique au large de la péninsule russe du Kamchatka, le 29 juillet 2025, plusieurs internautes ont relayé un clip viral supposé simuler les risques imminents de tsunami. Une vidéo réalisée en 2012 Mais cette vidéo illustre en réalité la propagation des tsunamis après le tremblement de terre de Tōhoku, en 2011. Deux éléments permettent de l’affirmer. Premièrement, le filigrane en bas à gauche de l’image indique que le clip a été réalisé en 2012 par l’université de Tōhoku et l’ International Research Institute of Disaster Science (Irides), un centre de recherche japonais spécialisé dans l’étude des désastres naturels inaugurés après le séisme de 2011. On retrouve d’ailleurs le clip publié le 26 juin 2014 sur la chaîne YouTube de l’université de Tōhoku . Ensuite, la vidéo place l’épicentre du tremblement de terre au niveau des côtes japonaises, et non à côté de la péninsule du Kamtchatka. Ce qui démontre bien que cette simulation n’a rien à voir avec le récent séisme en Russie. Celui-ci n’a d’ailleurs pas causé d’aussi grands tsunamis qu’en 2011. Bien qu’il soit l’un des séismes les plus puissants jamais enregistrés, le tremblement de terre du 29 juillet a causé un déplacement du plancher marin moins important qu’attendu, selon Sciencealert . Les alertes au tsunami ont donc été levées assez rapidement dans la région Pacifique. Les dég'ts les plus importants ont été enregistrés en Russie, où des vagues de trois à quatre mètres de haut ont frappé le littoral du Kamchatka et l’archipel des Kouriles, provoquant d’importants dég'ts matériels. Auteurs : Auteur : Nicolas Turcev, journaliste Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Clarisse Le Naour, double cursus L3 science politique et L3 droit public à l’université Lumière Lyon II L’article Une simulation du séisme de Tōhoku de 2011 est utilisée à tort pour illustrer celui de Kamtchatka en 2025 est apparu en premier sur Les Surligneurs","pubDate":"Mon, 04 Aug 2025 16:02:33 +0200","url":"https://lessurligneurs.eu/une-simulation-du-seisme-de-tohoku-de-2011-est-utilisee-a-tort-pour-illustrer-celui-de-kamtchatka-en-2025/","titre":"Une simulation du séisme de Tōhoku de 2011 est utilisée à tort pour illustrer celui de Kamtchatka en 2025"},{"url":"https://lessurligneurs.eu/non-des-cerfs-ne-fuient-pas-en-masse-le-parc-de-yellowstone/","titre":"Non, des cerfs ne fuient pas en masse le parc de Yellowstone","pubDate":"Fri, 01 Aug 2025 16:01:57 +0200","description":"Source :Compte Facebook, le 17 juillet 2025 Etiqe :Faux Contenu : Le parc états-unien de Yellowstone se viderait-il de toute sa faune ? D’après certains internautes , des « hardes de cervidés » se sauveraient du parc national et « suiv[rai]ent les ours, les cougars et les bisons qui fuient la zone depuis quelques jours » . Une situation qui en inquiète plus d’un. « À la place des habitants, je ferais mes bagages de toute urgence et je partirais en vitesse » , conseille un internaute . « Les animaux ne se barrent jamais sans raisons. […] Le volcan pourrait bien se réveiller ! » , ajoute un autre . Ce fantasme collectif s’appuie sur une peur bien réelle : celle d’une potentielle éruption du supervolcan de Yellowstone . Pourtant, aucun élément ne permet d’étayer l'hypothèse d'un réveil imminent. Une infox récurrente Pour le savoir, Les Surligneurs ont retrouvé les vidéos originelles compilées sur les réseaux sociaux à l’aide de la recherche d’image inversée. Et surprise... elles ne sont pas récentes. L’une d’entre elles, par exemple, qui suit des centaines de cerfs galopant dans la neige, avait déjà été publiée en 2021 . Une autre, montrant de nombreux cerfs traverser une route, a en réalité été prise il y a deux ans, en 2023 . Autrement dit, les vidéos diffusées ne prouvent rien. D’ailleurs, le parc national dément formellement la fuite d’animaux : « La faune ne quitte pas le parc national de Yellowstone en grand nombre » , confirment les services du parc étasunien aux Surligneurs. Ce type d’infox sur de supposés comportements inhabituels des animaux peuplant le parc de Yellowstone est récurrente. En 2015, déjà, nos confrères de Snopes s’étaient penchés sur le sujet, démystifiant une rumeur similaire. Si ces fake news se répètent, c’est qu’elles s’appuient sur une crainte : celui de l’éruption du supervolcan de Yellowstone. Pourtant, aucun séisme d’ampleur n’a été enregistré en juillet par les stations sismographiques de l’Université de l’Utah . Et la dernière éruption en date du supervolcan date d'il y a environ 70 000 années . Une chose fait consensus parmi les scientifiques qui étudient le volcan endormi de Yellowstone : il est impossible, à ce jour, de prévoir la date d’une éventuelle éruption. Selon l’agence américaine U.S. Geological Survey , les chances qu’une éruption majeure survienne dans l’année sont estimées à 1 sur 730 000 — soit à peu près la même probabilité qu’une collision catastrophique avec un astéroïde, rappelle un article de National Geographic . Auteurs : Autrice : Maylis Ygrand, journaliste Relecteur : Etienne Merle, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Clarisse Le Naour, double cursus L3 science politique et L3 droit public à l’université Lumière Lyon II L’article Non, des cerfs ne fuient pas en masse le parc de Yellowstone est apparu en premier sur Les Surligneurs","id":2288828,"source":"Environnement » Les Surligneurs"},{"url":"https://lessurligneurs.eu/scandale-kem-one-au-sud-de-lyon-un-industriel-rejette-des-tonnes-de-gaz-cancerigene/","titre":"Scandale Kem One : au sud de Lyon, un industriel rejette des tonnes de gaz cancérigène","pubDate":"Mon, 23 Jun 2025 16:03:18 +0200","description":"Source : Etiqe : Contenu : Selon les informations de Mediacités, près de 500 tonnes de chlorure de vinyle (CVM), un gaz utilisé pour fabriquer du plastique PVC, ont été dispersés dans l'air ces vingt-et-une dernières années autour d'une usine chimique de Saint-Fons. Le risque sanitaire était « significatif » en 2017 pour les habitants exposés alors que nombre d’anciens salariés du site ont succombé à des cancers. Combien d’automobilistes s’en doutent ? La grande sphère verte qu’on peut apercevoir depuis l’autoroute A7 juste avant ou après avoir franchi le Rhône à hauteur de Saint‐Fons représente l’un des plus grands dangers industriels de l’agglomération lyonnaise. Cette installation de l’usine chimique Kem One, classée Seveso, date de 1970. Gigantesque réservoir de 5 200 mètres cubes, il renferme un gaz très inflammable : le chlorure de vinyle monomère ou CVM. En cas d’accident, la puissance de la déflagration ferait voler en éclats les vitres sur des centaines de mètres à la ronde, à l’instar de l’historique incendie de la raffinerie de Feyzin en 1966. Et elle causerait très probablement des morts. Mais si un tel événement ne s’est encore jamais produit, le CVM de Kem One fait planer une autre menace – autrement plus méconnue – sur les habitants de Saint‐Fons, depuis au moins les années 1960. Il est même responsable de nombreux décès [ lire plus bas ]. De fait, depuis 1987, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) considère cette substance chimique cancérigène pour l’humain, notamment pour ses effets néfastes sur le foie. Or, comme Mediacités le révèle dans son enquête, l’usine de Saint‐Fons a rejeté dans l’atmosphère des centaines de tonnes de CVM. La sphère de stockage de CVM de l’usine Kem One. Photo : H.Coignard/Enketo.   Disques, cartes bancaires et canalisations Administré un temps comme anesthésiant, le CVM entre dans la composition (comme son nom le laisse suggérer) des disques vinyles, fabriqués en polychlorure de vinyle, le fameux PVC. Ce plastique se retrouve aussi et surtout dans les encadrements de fenêtre, les tuyaux gris sous les éviers, les cartes bancaires ou encore les canalisations d’eau. Non sans poser problème pour ces dernières... En janvier dernier, la presse s’est fait l’écho de la découverte, gr'ce à un doctorant en sciences politiques, d’une vaste pollution en France des réseaux d’eau potable au CVM, au vu et au su de l’Etat. L’eau du robinet est — ou a été ces dernières années — contaminée au‐delà de la norme pour des habitants de plus de 5 000 communes, principalement à la campagne, d’après le média Vert . Pendant des années, sans le savoir, des Français ont donc bu une eau susceptible de provoquer le cancer. En cause : des dizaines de milliers de kilomètres de canalisations PVC défectueuses qui rel'chent régulièrement du CVM dans l’eau potable. À qui revient la faute ? Aux industriels de la chimie qui ont eu recours à des procédés, entre les années 1960 et 1980, qui laissaient dans ces canalisations d’importants résidus de CVM. Dispersé jusqu’à des quartiers résidentiels Mais ce scandale sanitaire en cache un autre : celui des émissions de CVM dans l’air par les industriels eux‐mêmes. Mediacités s’est penché sur","id":2201259,"source":"Environnement » Les Surligneurs"},{"titre":"Qualité de l’air : la suppression des ZFE pourrait-elle relancer une salve de condamnations de la France ?","url":"https://lessurligneurs.eu/qualite-de-lair-la-suppression-des-zfe-pourrait-elle-relancer-une-salve-de-condamnations-de-la-france/","pubDate":"Tue, 03 Jun 2025 16:06:19 +0200","source":"Europe » Les Surligneurs","description":"Source : Etiqe : Contenu : Alors que les députés ont adopté un amendement de suppression des zones à faibles émissions, la question des risques contentieux qui pourraient en découler se pose. En effet, la mise en place des ZFE a permis à la France de corriger sa trajectoire en matière de qualité de l’air, dont les seuils sont fixés par une directive européenne. Après avoir été honni de part et d'autre de l'hémicycle, l'acronyme ZFE pourrait bien être rayé d’un trait de plume parlementaire. Ce mercredi 28 mai 2025, les élus du Palais Bourbon ont voté un amendement de suppression des « zones à faibles émissions » (ZFE), dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi « de simplification de la vie économique ». Cette décision, saluée par certains qui y voient le symbole d’une « écologie punitive » , et dénoncée par d’autres sur les conséquences sanitaires et climatiques d’un tel rétropédalage, risque de replonger la France dans ses contentieux passés dont elle vient à peine de se dépêtrer. Le 25 avril 2025 , le Conseil d'État met provisoirement fin à un contentieux retentissant déclenché notamment par l’association Les Amis de la Terre, en prenant acte du fait que les ZFE, entre autres mesures, ont permis à la France de retrouver une trajectoire conforme aux objectifs de qualité de l'air prévus par l’article 23 de la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe. Le but de cette directive est de ramener progressivement, sur l'ensemble du territoire national, les concentrations en dioxyde d'azote et en particules fines PM10 en deçà des « valeurs limites pour la protection de la santé humaine » fixées par l'annexe XI de la directive. Chaque État doit mettre en œuvre un plan de réduction des émissions de dioxyde, avec des réglementations antipollution permettant d’atteindre ces objectifs, assorties de sanctions au besoin. Toutes ces mesures devaient entrer en vigueur au 11 juin 2010 au plus tard. Une série contentieuse qui prend fin gr'ce aux ZFE Tardant à mettre en œuvre ces mesures, la France a été condamnée plusieurs fois par le juge. D’abord en 2017, sur demande de l’association Les Amis de la Terre en premier lieu et de quelques autres, dont France Nature Environnement. Le 12 juillet 2017 , le Conseil d'État accède à la requête des associations. Par sa décision, il annule le refus du Premier ministre de prendre — sur demande des associations — toutes mesures utiles et d'élaborer des plans relatifs à la qualité de l'air conformes à l'article 23 de la directive de 2008. Il lui enjoint (c'est-à-dire lui donne l’ordre) d’élaborer un plan crédible de lutte contre les particules fines et de le transmettre à la Commission européenne avant le 31 mars 2018. En particulier, le Conseil d’État ordonne à l’État de mettre en œuvre des plans pour réduire les concentrations de dioxyde d’azote et de particules fines (PM10) dans 13 zones urbaines en France, dont Paris et Lyon, afin de respecter les seuils de pollution imposés par la directive européenne. Le 10 juillet 2020 , constatant que les mesures prises sont insuffisantes pour atteindre cet objectif dans encore huit zones en France, le Conseil d'État condamne l’État à agir, sous peine","id":2158760},{"pubDate":"Tue, 11 Mar 2025 10:35:31 +0100","titre":"Mort de Rémi Fraisse : l’arrêt de la CEDH peut-il faire évoluer les techniques de maintien de l’ordre ?","url":"https://lessurligneurs.eu/mort-de-remi-fraisse-larret-de-la-cedh-peut-il-faire-evoluer-les-techniques-de-maintien-de-lordre/","id":1972463,"description":"Source : Etiqe : Contenu : Plus de dix ans après les faits, la juridiction européenne a jugé que la mort du militant écologiste, tué à Sivens par une grenade offensive, avait violé son droit à la vie. Si cette décision signe la fin probable du parcours judiciaire de cette affaire, peut-elle avoir une incidence plus large sur les règles d’engagement des forces de l’ordre ? C’est une pierre de plus dans le jardin du maintien de l’ordre à la française. Le 27 février 2025, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour violation du droit à la vie, protégé par l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme , dans l’affaire Rémi Fraisse. Le militant écologiste de 21 ans avait été tué par une grenade offensive tirée par un gendarme, le 26 octobre 2014, alors qu’il participait à une manifestation contre le barrage de Sivens (Tarn) — abandonné un an plus tard. Si la CEDH écarte toute irrégularité dans les procédures qui ont suivi le décès, elle affirme que la France est responsable de n’avoir pas suffisamment « garanti » la « protection » de la vie du jeune homme. Les juges européens ont sanctionné les « lacunes du cadre juridique et administratif relatif au recours à la force » à l’époque des faits, dont le caractère « problématique » de « l’absence d’un cadre d’emploi précis et protecteur » des grenades OF-F1 , interdites peu après les faits . Sont aussi mises en cause les « défaillances de la chaîne de commandement » , illustrées par l’absence du préfet ou d’un représentant désigné sur les lieux. La cour conclut donc que « le niveau de protection requis dans le cas d’un recours à une force potentiellement meurtrière, pour parer aux risques réels et immédiats pour la vie que sont susceptibles d’entraîner […] ce type d’opérations de maintien de l’ordre, n’a pas été […] garanti » . Les juges européens imposent à l’État français de verser 50 700 euros à la famille de Rémi Fraisse à titre de dommage moral et de frais. Une longue bataille judiciaire Plus de dix ans après les faits, la décision de la CEDH vient vraisemblablement clore un long marathon judiciaire engagé par les proches du défunt. Une première action au pénal visant le gendarme responsable du tir et sa hiérarchie s’est soldée par un non-lieu (2018), confirmé en appel (2020), puis validé en cassation (2021). L’entourage du jeune homme passionné de botanique s’est ensuite retourné contre l’État. Avec succès cette fois. Les juges administratifs ont reconnu en première instance en 2021, puis en appel en 2023, une responsabilité « sans faute » de l’État, donnant droit à la famille à 46 400 euros de réparation au titre du préjudice moral. Cette nouvelle condamnation de la France relative à ses pratiques de maintien de l’ordre intervient à peine un an après une précédente condamnation européenne, définitive, pour le recours à la nasse policière en dehors de tout cadre légal lors d’une manifestation à Lyon en 2010. Les parties ont trois mois pour faire appel de la décision en demandant un renvoi devant la Grande Chambre de la CEDH. Faute de quoi, la décision prend son","source":"Europe » Les Surligneurs"},{"pubDate":"Thu, 20 Feb 2025 16:29:58 +0100","url":"https://lessurligneurs.eu/non-les-crocodiles-ne-font-pas-semblant-de-se-noyer-pour-pieger-les-humains/","titre":"Non, les crocodiles ne font pas semblant de se noyer pour piéger les humains","id":1929478,"description":"Source :Compte Instagram, le 8 janvier 2025 Etiqe :Faux Contenu : Les crocodiles auraient-ils trouvé la technique infaillible pour croquer de l’humain au petit-déjeuner ? Une vidéo virale montre les pattes d’un animal similaires à celles d’un de ces reptiles s’agiter à la surface d’un fleuve, comme s’il était en train de se noyer. Un stratagème qui servirait à attirer des « proies humaines » , selon la légende de ce post « liké » près de 2,5 millions de fois. Le post original ( archivé ), publié le 30 décembre dernier, indique que l’action se déroule sur le fleuve Barito, dans la partie indonésienne de cette île d’Asie du Sud-Est. Un écriteau sur la vidéo s’interroge : « Crocodile ou quoi ? » Les images, filmées à une certaine distance, ne permettent pas de distinguer s’il s’agit bien de cet animal, et non d’un autre reptile, comme le Varan malais. Mais la présence de crocodiles est bien attestée à Bornéo, aussi appelée Kalimantan par les Indonésiens. À supposer que l’animal aperçu dans la vidéo soit l’un d’entre eux, les experts sont formels : les crocodiles ne sont pas capables d’imiter une noyade pour chasser l’homme. « Cette hypothèse est complètement farfelue , affirme Nicolas Grimault, chargé de recherche au Centre de recherche en neurosciences de Lyon et spécialiste de la communication des crocodiles. Ce type de comportement avec un leurre n’a jamais été décrit, et encore moins sur l’humain, qui n’est pas leur proie préférentielle. » Même son de cloche chez Clément Aubert, auteur d’ une thèse sur la conservation des crocodiliens et membre du groupe des spécialistes des crocodiles de l’Union internationale pour la conservation de la nature : « C’est faux, ça me paraît impossible. À mon avis, on est dans un cas classique d’anthropomorphisme. » Autrement dit, nous autres, humains, serions plus à même d’attribuer à cet animal une réaction typiquement humaine. Une possible méthode de chasse La drôle d’agitation de l’animal pourrait plutôt être due à une méthode pour neutraliser sa proie. « Pour tuer leurs proies, les crocodiles peuvent les noyer , explique Nicolas Grimault. Pour ce faire, ils arrachent leurs membres puis ils tournent dans l’eau, en faisant une torsade, avec leur proie dans la gueule. Les pattes et le ventre [du crocodile] peuvent alors se retrouver ponctuellement à la surface. » Plus sceptique, Clément Aubert estime qu’ « en l’absence d’autres vidéos montrant ce même comportement » il est difficile de se prononcer. « Cela pourrait s’expliquer d’un tas de manières possibles. » Interrogé par le site LADbible , Brandon Sideleau, chercheur à l’université australienne Charles Darwin et spécialiste des conflits entre hommes et crocodiles, émet une autre hypothèse, celle d’un problème « neurologique » . Les crocodiles ont plutôt peur de l’homme De Crocodile Dundee à Black Water , la figure du crocodile mangeur d’homme est solidement ancrée dans l’imaginaire populaire. Cette fausse théorie du leurre en est une illustration de plus. Pourtant, de telles altercations « restent assez rares » , assure Nicolas Grimault. « Les crocodiles ont été chassés un peu partout [ pour leur viande et leur cuir , ndlr] et ils ont plutôt peur de","source":"Environnement » Les Surligneurs"},{"id":1874915,"description":"Source :Compte X de Grégory Doucet, 22 février 2024 Etiqe :Faux Contenu : Sur France 2 , jeudi 22 février, le maire de Lyon, Grégory Doucet, intervenait sur la crise qui secoue le monde agricole. Après avoir déploré la signature du traité commercial entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande, le maire écologiste a déclaré que ce « traité de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande nous oblige à importer 38 000 tonnes de viande « . C'est faux. Les 38 000 tonnes sont un maximum autorisé… dans sept ans Mieux vaut aller à la source et compulser le traité-même, dans ses annexes, en particulier celle intitulée Tariff elimination schedule (Echéancier de l'élimination des tarifs douaniers). Deux tableaux en pages 10 à 12 montrent clairement que Grégory Doucet s'est exprimé sans aller à la source, probablement sur la base d'une désinformation volontaire ou non. Cette annexe fait clairement apparaître que l'Union européenne ne sera aucunement obligée d'importer 38 000 tonnes de viande. Le texte prévoit que ces 38 000 tonnes, qui ne concernent que la viande de mouton sous différentes formes (fraîche ou congelée), sont un maximum exempté de droits de douane, qui n'entrera en vigueur que progressivement, en sept ans. La première année, seules 16 000 tonnes seront exemptées, pour arriver en sept années à 38 000 tonnes. Si l'Union importe plus de 38 000 tonnes, des droits de douane s'appliqueront au tarif plein pour toutes les quantités supplémentaires, comme c'est déjà le cas aujourd'hui. Et si l'Union achète moins de 38 000 tonnes, il ne se passera rien. Une brochure vulgarisée éditée par la Commission européenne explique en anglais cette progressivité de l'exemption des droits de douane, qui d'ailleurs s'appliquera aussi au lait en poudre, au beurre, ou encore au fromage, au vin et au chocolat. 38 000 tonnes à l'échelle de l'Union Par ailleurs, ces 38 000 tonnes sont autorisées sans droits de douane à l'échelle de l'Union européenne, pas de la France. Rien n'oblige le consommateur français à acheter de la viande néo-zélandaise au supermarché. En 2023, l'Union européenne a importé 66 400 tonnes de viande ovine de Nouvelle-Zélande. Lorsque l'accord entrera en vigueur, le seul effet sera donc d'exempter les 38 000 premières tonnes de droits de douane. Elles seront donc vendues moins chères dans les supermarchés ou aux industriels agroalimentaires. Un traité qui n'est pas encore entré en vigueur Le Parlement européen l'a approuvé le 22 novembre 2023 à la majorité. Le Conseil, qui réunit les ministres des États membres, en a autorisé la ratification quelques jours plus tard, le 27 novembre 2023. Or pour qu'il entre en vigueur, la Nouvelle-Zélande doit aussi le ratifier. Dès que ce sera fait, le traité entrera en vigueur quelques semaines après. Le texte , négocié depuis plusieurs années, fait l'objet de contestations notamment car il est considéré comme portant atteinte à l'environnement par l'intensification des importations et exportations de marchandises, et comme menaçant certains secteurs en Europe. Comme c'est en général le cas dans les accords commerciaux, un volet protection des savoir-faire européens est prévu. Notamment, 163 indications géographiques européennes portant sur des denrées alimentaires, et","source":"Europe » Les Surligneurs","pubDate":"Tue, 28 Jan 2025 10:43:04 +0100","titre":"Grégory Doucet, maire de Lyon : « Le traité de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande nous oblige à importer 38 000 tonnes de viande »","url":"https://lessurligneurs.eu/le-traite-de-libre-echange-avec-la-nouvelle-zelande-nous-oblige-a-importer-38-000-tones-de-viande/"}]