[{"description":"Mise à jour le 29/09/2026. Cette fiche propose un tour d’horizon des revues de jurisprudence des cours administratives d’appel à l’ère de l’open data de la justice. Mise à jour le 29/09/2026. Cette fiche propose un tour d’horizon des revues de jurisprudence des cours administratives d’appel à l’ère de l’open data de la","id":3258599,"link":"https://www.jurisguide.fr/fiches-pedagogiques/ou-trouver-les-revues-de-jurisprudence-des-cours-administratives-d-appel-a-l-ere-de-l-open-data-de-la-justice","title":"Où trouver les revues de jurisprudence des cours administratives d’appel à l’ère de l’open data de la justice ?"},{"description":"Source :France Inter, 26 octobre 2026 Etiqe :Illégal Contenu : Invité de France Inter ce lundi 26 octobre , Sébastien Chenu, nouveau président du groupe RN à l’Assemblée nationale, a menacé de couper les subventions d’État aux syndicats qui appellent à voter contre le Rassemblement national. Son argumentaire : « l’argent public a pour vocation à subventionner des actions d’intérêt général et d’intérêt public. Si vous faites de la politique, si vous manifestez, appelez à voter, etc., vous détournez l’argent public, l’argent de tous les Français » . Cible nommément désignée : la CGT et sa secrétaire générale, Sophie Binet, après la participation de cette dernière à la manifestation d’Orléans contre le congrès du parti d’extrême-droite. Les déclarations de Sébastien Chenu font écho à celles de Marine Le Pen, qui avait déjà annoncé, le 21 octobre sur France Info, la fin des subventions aux « associations politisées » . Dans tous les cas, cela semble difficile à mettre en œuvre. De quel « argent public » parle-t-on ? Quand un responsable politique brandit la menace des « subventions d’État » aux syndicats, il est difficile de savoir ce qu’il englobe en réalité car des dispositifs de natures très différentes existent. On trouve d’abord des subventions directes mais ciblées. L’État verse des subventions à des organisations syndicales pour des actions précises comme l’information des salariés, études, colloques, participation à des instances consultatives. Ces aides sont justifiées par une logique simple : le législateur considère que l’action syndicale participe à l’intérêt général, tel que le dialogue social, l’amélioration des conditions de travail, la représentation des salariés. Dans la fonction publique, on trouve des moyens d’action assumés par l’État. C’est le cas des crédits d’heures, des détachements d’agents, la participation à des formations syndicales. Il s’agit de charges publiques assumées pour permettre l’exercice normal de la représentation des agents publics, et en aucun cas de faveurs discrétionnaires. Enfin, existe également le financement du paritarisme. Les syndicats gèrent avec les organisations patronales des pans entiers de mécanismes de droit social : la sécurité sociale, les retraites complémentaires, l’assurance chômage, une partie de la formation professionnelle... Ces dispositifs reposent sur des ressources obligatoires des salariés, de leur employeur, d’entreprises via des cotisations, des contributions parfois complétées par des crédits publics. Combien, au juste ? Depuis une loi de 2014 , un Fonds pour le financement du dialogue social a pour mission de contribuer au financement des organisations syndicales de salariés et des organisations professionnelles d’employeurs pour leurs activités concourant au développement et à l’exercice de missions d’intérêt général. L’Association de Gestion du Fonds Paritaire National (AGFPN) rappelle dans son rapport d’activité les missions légales du fonds . Les ressources de ce fonds s’élevaient en 2025 à 157 millions d’euros... dont 78 % sont issus d’une contribution des employeurs s’élevant à 0,016 % de la masse salariale brute de","id":3254642,"link":"https://lessurligneurs.eu/le-rn-pourra-t-il-supprimer-les-subventions-publiques-aux-syndicats-qui-appellent-a-voter-contre-lui/","title":"Le RN pourra-t-il supprimer les subventions publiques aux syndicats qui appellent à voter contre lui ?"},{"title":"Le suspect de lâattentat raciste de Trappes est-il un militant propalestinien ?","link":"https://lessurligneurs.eu/le-suspect-de-lattentat-raciste-de-trappes-est-il-un-militant-propalestinien/","id":3253167,"description":"Source :Compte Facebook, le 26 octobre 2026 Etiqe :Exagéré Contenu : Depuis son interpellation, vendredi 23 octobre 2026, à Coignières (Yvelines), le profil de Kévin T. fait l’objet de toutes les spéculations sur les réseaux sociaux. L’homme de 39 ans, identifié par le Parquet national antiterroriste (Pnat) , est soupçonné d’avoir ouvert le feu, dans les communes de Trappes et La Verrière (Yvelines), avec un pistolet mitrailleur sur des personnes racisées, tuant un homme noir et blessant grièvement cinq autres individus, dont une fillette de onze ans. Quelques heures à peine après son arrestation, un autre individu, Kevin T., qui n’avait aucun lien avec la tuerie, mais qui malheureusement vivait dans la même ville que le principal suspect, est devenu la cible d’un lynchage sur les réseaux sociaux, comme l’ont rapporté Le Parisien et CheckNews . D’autres rumeurs ont circulé depuis sur le profil du suspect. Des internautes affirment notamment que le mis en cause est un militant propalestinien : « Kévin T, principal suspect de l'attaque meurtrière de Trappes, a un bien étrange profil : Il est militant pro-palestinien, il a participé à l’événement de l’AFPS [Association France Palestine Solidarité, ndlr] organisé à Guyancourt en 2018 […] », écrit cet internaute . Mais ce récit s’appuie sur un cliché daté, vieux de huit ans, et fait l’impasse sur le soutien beaucoup plus récent de l’assaillant aux idées de l’extrême droite française. Une photographie datée Pour affirmer que le suspect à l’origine de la tuerie de Trappes est un militant propalestinien, des internautes ont repris à leur compte une information relayée par le compte X d’ un activiste pro-Israël . Ils partagent un cliché montrant un homme identifié comme Kévin T., présentant une ressemblance physique avec l’auteur des tirs, dont la photo de l’arrestation a fuité. Sur l’image, un zoom sur Kévin T. le montre au milieu d'une réunion publique de l’Association France Palestine Solidarité , qui s’est tenue dans le département des Yvelines. Cette photo est authentique, indique aux Surligneurs Olivier Pareja, membre du bureau national de l’association, présent sur l’image. Mais elle n’est pas récente : elle a été prise le 19 février 2018 lors d'un rassemblement à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines (USQV), dont on retrouve la trace ici . Par ailleurs, Kévin T. « n'a jamais été adhérent de l’association et ne lui a jamais versé un seul centime » , précise aux Surligneurs l’ancien conseiller municipal écologiste de Guyancourt. Il a été vu « une ou deux fois » à des réunions publiques, qui sont par principe « ouvertes à toutes et tous » . Il a aussi participé à quelques actions antipubs dans les Yvelines, se souvient l’élu, comme en atteste un article du Parisien datant du 3 février 2018 . « Pas vraiment militant, ce jeune homme cherchait surtout à rencontrer du monde, à se faire des contacts à la fac . [Mais], nous ne l’avons vu dans aucune action depuis au moins six ou sept ans ! » , affirme Olivier Pareja. « Il a ensuite viré extrême droite ». Obsession de l’immigration Quitte à exhumer de vieux documents, Mediapart en a trouvé et authentifié de plus récents. Dans une enquête publiée mardi 27 octobre 2026 , le média"},{"description":"Source :Compte Instagram, le 11 octobre 2026 Etiqe :aucune preuve Contenu : Comment naît un mouvement contestataire ? Cette question taraude l’opinion publique depuis le lancement de la mobilisation lycéenne, en septembre 2026, devenue étudiante et, par la suite, plurielle, ajoutant aux revendications éducatives des demandes contre la vie chère . Depuis le 17 octobre et les violences qui ont émaillé la journée de mobilisation, La France insoumise (LFI) et l’ »ultra-gauche » sont pointées du doigt par le gouvernement et l’ extrême droite pour avoir exacerbé les tensions. Des accusations remises en cause par une enquête de Mediapart . Sur les réseaux sociaux, certains internautes vont plus loin . Le mouvement populaire serait piloté depuis l’étranger par une « machine d’influence […] destinée à subvertir nos institutions, […] en collaboration avec LFI , le PCF [le Parti communiste français, ndlr] et les syndicats » . D’autres avancent que la contestation étudiante contre les coupes budgétaires serait « en réalité la vitrine d’une opération d’influence transnationale coordonnée ». Le mouvement ne serait donc pas spontané et domestique, mais organisé et manipulé par des acteurs extérieurs à la France, au profit d’une idéologie politique marquée à gauche. De quoi discréditer le mouvement et ses revendications, alors qu'en parallèle des voix s’élèvent déjà pour dénoncer le temps accordé par les médias à la question des violences en marge des manifestations, plutôt qu'aux demandes des manifestants. Pour étayer leurs propos, les internautes s’appuient sur une enquête publiée sur le site de Fox News , la chaîne conservatrice états-unienne, connue pour avoir notamment favorisé le narratif trumpiste lors des élections présidentielles de 2020. Mais celle-ci ne recoupe pas les propos des internautes. Une information extrapolée Le 9 octobre 2026, trois jours après la première manifestation ayant réuni en France jeunes et syndicats, Fox News publie un article intitulé « Dans les coulisses des émeutes étudiantes en France : communistes, syndicats et réseau mondial de propagande » . À la seule lecture du titre, il est possible de comprendre, comme le font les internautes, que l’enquête de Fox News démontre que les manifestations en France sont orchestrées depuis l’étranger. Mais en réalité, l’article ne contient pas cette affirmation. Plutôt, il tend à démontrer que le mouvement des jeunes est utilisé par des médias internationaux classés à gauche – dont certains sont financés par Neville Roy Singham, un milliardaire basé à Shanghai et accusé par le New York Times de financer la propagande chinoise – pour remettre en question les gouvernements et les institutions occidentales. « [L]a médiatisation internationale des manifestations françaises […] montre comment un conflit local peut être présenté à l’étranger comme une composante d’une lutte plus générale contre les gouvernements occidentaux et les institutions occidentales » , écrit Fox News. L’autrice de l’article cite bien des organisations de la société civile structurant le mouvement en France, généralement situées à gauche, telles que l’Union nationale des étudiants de France (Unef) ou la Confédération","id":3253168,"link":"https://lessurligneurs.eu/les-manifestations-en-france-ont-elles-ete-pilotees-par-des-acteurs-etrangers/","title":"Les manifestations en France ont-elles été pilotées par des acteurs étrangers ?"},{"id":3253169,"description":"Source :Compte Facebook, le 22 octobre 2026 Etiqe :IA Contenu : L’image diffusée sur Facebook est saisissante lorsque l’on connaît l’ampleur des dég'ts qui ont touché les commerces, en marge des manifestations, le 17 octobre dernier . Paisiblement assis sur une chaise en train de lire, un homme boit un café devant une librairie. Posé à côté de lui, un écriteau indique succinctement en anglais : « Bienvenue, ouvert ». En arrière-plan, on devine à l'état d'une vitrine voisine et aux débris qui jonchent le sol de possibles traces de pillage. L’homme en question est présenté par les publications comme « un libraire français » . « Alors que de nombreux commerces ont été pillés lors des manifestations en France, sa librairie a été épargnée : aucun livre n’a été volé. » , est-il précisé en description. « Ceux qui lisent ne volent pas, et les voleurs ne volent pas » , peut-on également lire sur l’image relayée, une manière, semblerait-il, de mépriser les personnes qui ont participé aux actes de pillage le 17 octobre. Mais cette image est fausse et a, en réalité, été générée au moyen d’une intelligence artificielle, comme l’ont également débunkée nos confrères de TF1 . Une image tirée d’une vidéo IA Une recherche d’image inversée a permis aux Surligneurs de retrouver l’origine de cette image. Elle est issue d'une vidéo publiée sur les comptes Facebook et Instagram d’un dénommé Hkaiguy. Dans la séquence qui dure près d'une quinzaine de secondes, on retrouve le même décor et la même personne assise devant la librairie. Celle-ci explique que son établissement n’est pas pillé parce qu' « à notre époque, plus personne ne s’intéresse aux livres » . Or, sur les deux plateformes, le contenu est estampillé comme un « contenu IA » . Sur ses réseaux, Hkaiguy se présente d'ailleurs comme « le gars des mèmes IA de Hong Kong » . Pour rappel, le Larousse définit un mème comme un « concept (texte, image, vidéo) massivement repris, décliné et détourné sur Internet de manière souvent parodique, qui se répand très vite, créant ainsi le buzz » . Et, dans le cas présent, ces contenus ont donc été générés par l’intelligence artificielle. Aussi, contrairement à ce qu’affirment les publications, les libraires n’ont pas été épargnés par les actes de pillage survenus le 17 octobre. En effet, quatre jours après les événements, le Syndicat de la librairie française (SLF) annonçait lancer « un recensement des librairies impactées par les violences urbaines en marge des manifestations » . Dans un article , mis à jour le 27 octobre, le site spécialisé Livres Hebdo évoquait « au moins 24 librairies touchées à travers toute la France par les violences urbaines des 17 et 18 octobre » , à la suite d'un bilan provisoire du SLF. Auteurs : Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste Relectrice : Maylis Ygrand, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste L’article Violences urbaines du 17 octobre : cette image d’une librairie intacte au milieu de","title":"Violences urbaines du 17 octobre : cette image d’une librairie intacte au milieu de magasins pillés est fausse","link":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-du-17-octobre-cette-image-dune-librairie-intacte-au-milieu-de-magasins-pilles-est-fausse/"},{"link":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-gerald-darmanin-peut-il-prevenir-tous-les-employeurs-que-leur-salarie-a-pille/","title":"Violences urbaines : Gérald Darmanin peut-il « prévenir tous les employeurs que leur salarié a pillé » ?","description":"Source :BFMTV, 23 octobre 2026 Etiqe :Pas clair Contenu : En réponse aux violences survenues en marge des manifestations, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, a récemment annoncé qu’il adresserait ou avait adressé aux procureurs de la République une circulaire (introuvable à ce jour) pour prévenir les employeurs que l’un de leurs salariés est impliqué lors des pillages. L’utilité d’une telle mesure n’est pas évidente et serait en tout état de cause limitée. Concilier l’information, le secret de l’enquête et la présomption d’innocence Pour comprendre, il faut d’abord rappeler une chose importante. Quand une personne fait l’objet d’investigations, elle est présumée innocente. Ceci signifie que c’est à l’accusation — le ministère public — de rapporter la preuve de la culpabilité et que celle-ci est appréciée par un juge à l’issue d’un procès. Pour protéger cette présomption d’innocence et permettre une bonne administration de la justice, l’article 11 du code de procédure pénale prévoit le secret de l’enquête et de l’instruction. Il est donc par principe interdit de communiquer à des tiers des informations. Quelques exceptions existent. Par exemple, le procureur de la République peut livrer des informations en utilisant le système dit des « fenêtres de publicité ». Ce sont des exceptions au secret de l’enquête et de l’instruction, créées par le législateur pour essayer de concilier le respect de ce secret et les droits des tiers. Seuls certains employeurs peuvent être prévenus Ainsi, depuis la loi du 14 avril 2016 relative à l’information de l’administration par l’autorité judiciaire et à la protection des mineurs , l’article 11-2 du code de procédure pénale permet au ministère public d’informer, par écrit, l’administration de certaines décisions concernant une personne qu’elle emploie, y compris bénévolement. Sont également concernées les personnes morales de droit privé chargées d’une mission de service public ainsi que les ordres professionnels. L’information n’est susceptible d’intervenir que pour les crimes et délits faisant encourir une peine d’emprisonnement. Et l’administration ou les personnes concernées peuvent être informées de la condamnation, même non définitive, de la saisine d’une juridiction de jugement ou de la mise en examen du suspect. L’article 11-2 ajoute que le procureur procède à cette information « s’il estime cette transmission nécessaire, en raison de la nature des faits ou des circonstances de leur commission, pour mettre fin ou prévenir un trouble à l’ordre public ou pour assurer la sécurité des personnes ou des biens » . On pense, par exemple, à un enseignant qui serait mis en cause pour des infractions sexuelles commises sur des mineurs. Le texte a été modifié à plusieurs reprises pour permettre aujourd’hui d’informer « les personnes publiques ou les personnes privées chargées d’une mission de service public de transport de voyageurs des condamnations définitives prises à l’encontre d’une personne employée par elles en tant que conducteur de véhicule de transport, lorsque cette condamnation porte suspension, annulation ou interdiction de délivrance d’un permis de conduire » . Cette information s’accompagne de garanties.","id":3253170},{"description":"Source :Compte Facebook, le 22 octobre 2026 Etiqe :Faux Contenu : Le gouvernement portugais aurait-il franchi un cap face aux mobilisations ? Début octobre, le Portugal a rejoint le mouvement de colère sociale qui traverse le Vieux Continent . À l’image de leurs voisins espagnols, des milliers de Portugais manifestent contre une crise du logement qui ne cesse de s’aggraver. Malgré de nombreuses interventions des forces de l’ordre , les mobilisations se poursuivent – notamment à travers l’ installation de campements. Des tentes ont été montées sur des places publiques à Lisbonne (notamment sur la place du Rossio) et à Porto (place Dom João I). Afin d’y mettre un terme, le gouvernement aurait décidé, à en croire des internautes , de mobiliser l’armée. « Le Portugal déploie son armée dans les rues de Porto avant que la ville ne soit détruite » , assure une internaute , le 22 octobre 2026, vidéo à l’appui. Sur celle-ci , on voit des véhicules militaires défiler de nuit, sous le regard des passants. Le clip qui circule sur les réseaux sociaux est tagué d’un bandeau « Portugal 24 horas [Portugal 24 heures, en français] » . Il provient d' un compte Instagram imitant les codes des chaînes d’information en continu, laissant penser que les images auraient été partagées par un média crédible et seraient donc authentifiées. Cependant, aucun élément probant ne permet d’affirmer que l’armée a été mobilisée dans le cadre des mobilisations portugaises pour l’accès au logement. La vidéo censée l’attester a été prise dans un tout autre contexte, comme l’ont aussi débunké nos confrères de TF1 . Explications. Aucune trace Ces dernières semaines, les mobilisations et leur réponse policière ont été très largement couvertes par la presse portugaise comme étrangère . Or, Les Surligneurs n’ont trouvé aucun article de presse indiquant que l’armée aurait été mobilisée face aux manifestants à Porto, contrairement aux dires des internautes. Pourtant, il semble peu probable que la presse locale et internationale soient passées à côté d’un déploiement militaire destiné à contenir des mobilisations. De la même manière, Les Surligneurs ont épluché les publications des deux dernières semaines du compte Instagram du mouvement militant « Campement de Porto pour le logement » . Celui-ci est notamment alimenté par des vidéos des interventions policières sur le camp de la place Praça D. João à Porto ou par des communiqués. Or, il ne répertorie aucune image ou déclaration attestant d’un déploiement de l’armée. Pas de trace non plus sur le site officiel du ministère de la Défense d’un envoi de soldats dans le cadre des mobilisations contre la crise du logement. Qu’elle soit gouvernementale, militante ou médiatique, aucune source ne documente le cas d’un déploiement de l’armée à Porto face aux manifestants. Une exposition militaire Gr'ce à une recherche d’images inversée, il est toutefois possible d’affirmer que la vidéo – utilisée ici comme preuve par les internautes – a bel et bien été prise à Porto. En effet, cette technique permet d’identifier en arrière-plan la Chapelle des Âmes – un b'timent religieux de la ville, dont les murs sont recouverts d’azulejos ,","id":3253171,"link":"https://lessurligneurs.eu/attention-a-cette-video-censee-montrer-le-deploiement-de-larmee-au-portugal-face-aux-mobilisations/","title":"Attention à cette vidéo censée montrer le déploiement de l’armée au Portugal face aux mobilisations"},{"description":"Source :Compte Facebook, le 22 octobre 2026 Etiqe :daté Contenu : France, Espagne, Portugal, Italie, Albanie... en cette rentrée automnale, les manifestations se multiplient à travers l’Europe . Sur les réseaux sociaux, de nombreuses images de manifestations témoignent de la colère sociale qui secoue une partie du Vieux Continent. Parmi elles : une vidéo montrerait, selon des internautes, « des manifestations de grande ampleur » en Pologne. Sur celle-ci, derrière la fumée dégagée par les fumigènes, on peut discerner une immense foule rassemblée sur une place. Des personnes brandissent le drapeau de la Pologne, rouge et blanc. Mais si ces images ont bien été prises en Pologne, elles sont en réalité datées. Des rassemblements pour étendre le droit à l’avortement Gr'ce à une recherche d’images inversée, Les Surligneurs ont retrouvé de nombreuses occurrences de cette vidéo, dont les premières remontent... au mois de novembre 2017 . Sur une des publications , on peut lire en légende de ce clip d’une trentaine de secondes : « Hymne de la Pologne à la fête de l’indépendance de Varsovie 11.11.2017 » . Comme en témoignent plusieurs articles de presse de l’époque , le 11 novembre 2017, de nombreux Polonais avaient effectivement participé à Varsovie à une manifestation nationaliste pour la fête de l’indépendance polonaise. Ce n’est pas la première fois que cette vidéo est détournée de son contexte initial. En février 2026, elle avait été utilisée pour illustrer « une manifestation massive ‘pour une terre chrétienne’ » , comme l’avaient déjà débunké Les Surligneurs . Cependant, si ces images ne sont pas récentes, des manifestations ont bien eu lieu dernièrement en Pologne. Des rassemblements pour réclamer l’extension du droit à l’avortement se sont déroulés le 22 octobre dernier . Auteurs : Autrice : Maylis Ygrand, journaliste Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste L’article Attention à cette vidéo censée montrer une récente manifestation en Pologne est apparu en premier sur Les Surligneurs","id":3253172,"link":"https://lessurligneurs.eu/attention-a-cette-video-censee-montrer-une-recente-manifestation-en-pologne/","title":"Attention à cette vidéo censée montrer une récente manifestation en Pologne"},{"description":"Source :CNews, 26 octobre 2026 Etiqe :À nuancer Contenu : Le 23 octobre 2026, un homme a ouvert le feu en rafales à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. L’attaque a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans , et le Parquet national antiterroriste s’est saisi. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a pour sa part qualifié l’attaque « d’attentat terroriste, raciste et islamophobe » . En réaction, Sabrina Medjebeur, essayiste et sociologue régulièrement invitée sur CNews, a déclaré le 26 octobre que « l’islamophobie, c’est-à-dire la critique de l’islam, c’est un droit dans notre pays » . À l’instar de ce que nous avons dit lorsque Julien Odoul (RN) estimait que l’islamophobie était « légale » , cela dépend de la définition que l’on retient de l’islamophobie. Un mot sans définition juridique Le terme « islamophobie » ne figure dans aucun texte de droit français. Il désigne indistinctement deux réalités : la critique ou le rejet de l’islam comme religion, d’une part ; l’hostilité, la haine ou la discrimination envers les personnes de confession musulmane, d’autre part. La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) retient d’ailleurs une acception centrée sur l’hostilité envers les musulmans, non sur la critique de la religion. En réduisant l’islamophobie à la seule critique de l’islam, la sociologue écarte le second sens, celui en cause après l’attentat de Trappes. Critiquer une religion : une liberté protégée Le droit français ne connaît pas de délit de blasphème. Le code pénal de 1791 l’a supprimé, la loi du 29 juillet 1881 a abrogé l’outrage à la morale religieuse, et la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté a fait disparaître le dernier vestige, en Alsace-Moselle. Critiquer l’islam, ses textes, ses dogmes ou ses pratiques relève de la liberté d’expression ( articles 10 et 11 de la Déclaration de 1789 , article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme ). Celle-ci vaut aussi pour les idées qui « heurtent, choquent ou inquiètent » , selon la CEDH . Les juges en tirent les conséquences. En 2024, la Cour de cassation a jugé que condamner des agissements attribués à des « islamistes » , et non aux musulmans en tant que tels, ne constitue pas nécessairement une provocation à la haine. De même, l’expression « salafiste de merde » n’a pas été retenue comme injure à raison de la religion, le salafisme étant regardé comme un courant politico-religieux. Dans l’affaire des caricatures de Charlie Hebdo , les juges ont relevé que le dessin de Cabu visait les seuls intégristes. S’en prendre aux croyants : un délit La loi de 1881 réprime la diffamation ( article 32 ) et l’injure ( article 33 ) commises envers une personne ou un groupe « à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à [...] une religion déterminée » , ainsi que la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence pour les mêmes motifs ( article 24 ). Le juge vérifie à chaque fois si le propos vise la croyance ou les croyants. Le mot « racaille » placé en bannière d’un site consacré à l’islam et aux musulmans a ainsi été jugé injurieux envers les personnes . Des propos visant des","id":3249783,"link":"https://lessurligneurs.eu/attentat-raciste-de-trappes-le-droit-de-critiquer-les-religions-nautorise-pas-a-inciter-a-la-haine-des-croyants/","title":"Attentat raciste de Trappes : le droit de critiquer les religions n’autorise pas à inciter à la haine des croyants"},{"link":"https://lessurligneurs.eu/halloween-la-prefecture-de-police-veut-faire-peur-et-se-trompe-de-regles/","title":"Halloween : la préfecture de police veut faire peur et se trompe de règles","description":"Source :Compte X de la préfecture de police, le 28 octobre 2026 Etiqe :Bouh ! Contenu : Des bonbons ou une amende ! À l’approche d’Halloween, la préfecture de police a rappelé quelques règles sur son compte X : « À Halloween, les règles restent les mêmes ! » Selon la publication, « dissimuler son visage dans l’espace public est une infraction passible de 150 € d’amende » , et le port d’une arme, « même factice » , serait passible de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Ces deux affirmations doivent être nuancées. Le masque festif, une exception prévue par la loi L’interdiction de la dissimulation du visage résulte de la loi du 11 octobre 2010 . Son article 1er interdit de porter dans l’espace public une tenue destinée à dissimuler le visage. Son article 3 en fait une contravention de deuxième classe, punie de 150 € d’amende au plus. Toutefois, l’article 2, prévoit que l’interdiction ne s’applique pas lorsque la tenue est justifiée « par des raisons de santé » (ce qui avait autorisé le port du masque pendant la pandémie de Covid-19) ou s’inscrit « dans le cadre de pratiques sportives, de fêtes ou de manifestations artistiques ou traditionnelles » . Un masque d’Halloween relève donc a priori de l’exception festive. L’exception ne couvre toutefois pas la dissimulation du visage au cours d’une manifestation sur la voie publique, comme il s’en tiendra le samedi 31 octobre . L’arme factice : la peine annoncée ne vaut que pour les manifestations La peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende annoncée est celle de l’article 431-10 du code pénal . Cet article ne réprime que le fait de participer à une manifestation ou à une réunion publique en étant porteur d’une arme. Même dans ce cadre, un objet factice n’est assimilé à une arme qu’aux conditions de l’article 132-75 du code pénal . Il doit ressembler à une arme au point de créer une confusion, et être utilisé, ou destiné, à menacer de tuer ou de blesser. En dehors des manifestations, aucun texte n’incrimine de façon générale le simple port d’une arme factice. Le décret du 24 mars 1999 encadre seulement la vente des objets ayant l’apparence d’une arme à feu, comme les répliques d’airsoft, notamment aux mineurs. Le gouvernement l’a rappelé dans une réponse ministérielle , en soulignant que les préfets peuvent en interdire le port et le transport dans les lieux publics, au vu des circonstances locales. C’est ce que font régulièrement les préfectures à l’occasion d’Halloween, à l’image des Hauts-de-Seine en 2022 . La méconnaissance d’un tel arrêté est une contravention de deuxième classe , soit 150 € d’amende au plus. On est loin de trois ans d’emprisonnement. Si la préfecture a voulu faire peur pour avoir des friandises, c’est raté ! Auteurs : Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers L’article Halloween : la préfecture de police veut faire peur et","id":3249784},{"title":"Cette vidéo d’une Tesla survolant le Golden Gate Bridge de San Francisco est fausse","link":"https://lessurligneurs.eu/cette-video-dune-tesla-survolant-le-golden-gate-bridge-de-san-francisco-est-fausse/","id":3248401,"description":"Source :Compte X, le 23 octobre 2026 Etiqe :IA Contenu : Voilà deux semaines que les Tesla savent voler. Après la présentation, en grande pompe, de son nouveau modèle volant mi-octobre , la marque de voitures électriques du milliardaire d’extrême droite Elon Musk en aurait encore sous le pied. La présentation du constructeur avait déjà fait sensation en montrant son dernier modèle électrique – la Tesla Roadster – s’élancer sur une rampe, puis atterir gr'ce à un système de propulseurs. Mais elle aurait en plus effectué une cascade sensationnelle sur le Golden Gate Bridge de San Francisco, selon des vidéos relayées par de nombreux internautes ces derniers jours ( ici , ici ou encore là ). Sur les images, le véhicule s’élance dans le vide depuis une rampe géante installée sur le célèbre pont suspendu. Juste avant de toucher l’eau, elle allume les gaz et stoppe net son plongeon, remontant élégamment jusque sur la route. Le chauffeur célèbre ensuite sa cascade avec des spectateurs. Mais tout est faux. Carbure à l’IA Le réalisme de la vidéo est, certes, troublant. Sons, ombres portées, fumées diffusées par les propulseurs du véhicule... l’ensemble forme un tout très convaincant. Les images ne semblent pourtant pas résister à l'épreuve des outils de détection de l’intelligence artificielle (IA), comme en témoigne une analyse conduite par le média de fact-checking Lead Stories , qui estime à 99,9 % la probabilité qu’elles aient été générées avec l’IA. Un tel résultat, malgré la fiabilité variable des outils de détection d’IA, invite à la prudence. Une analyse visuelle plus poussée permet ensuite d'étayer ces soupçons. Dans les premières secondes de la vidéo, l’un des caméramans visibles en arrière-plan dénote, tant son corps semble capable de traverser la matière : son buste apparaît derrière la rambarde du trottoir longeant la route, tandis que ses pieds, eux, reposent visiblement sur l’asphalte où sont censés circuler les véhicules. Le photographe le plus à gauche semble être de part et d’autre de la rambarde. (Montage photo)   Au-delà de cette incohérence, le pont visible dans la vidéo ne peut pas être le Golden Gate Bridge, car il ne contient pas le bon nombre de voies de circulation. Les deux trottoirs de part et d’autre du pont sont séparés par seulement quatre voies sur la vidéo, contre six sur l’authentique pont, comme l’indique le site officiel du district du Golden Gate Bridge de l’État de Californie . Il est possible de le constater dans d’innombrables photos du pont ou sur des images de Google Maps en date d’octobre 2026. Sources douteuses D’abord diffusée par des internautes anglophones , la vidéo a ensuite été relayée sur les réseaux français, notamment par l’intermédiaire d’un compte sur X : « Camille Moscow ». Suivi par plus de 100 000 abonnés, ce profil a été plusieurs fois épinglé par l’AFP ( ici ou ici ), par France Info , mais aussi par le gouvernement français , pour sa diffusion importante de fausses informations, notamment dans le cadre du conflit en Ukraine. Il n’existe par ailleurs aucun compte-rendu dans les médias d’une cascade effectuée par une Tesla sur le Golden Gate Bridge. Il y a pourtant fort à parier que le blocage d’un"},{"link":"https://lessurligneurs.eu/theorie-du-grand-remplacement-le-peuple-francais-sera-t-il-en-minorite-en-france-en-2060/","title":"Théorie du « grand remplacement » : le « peuple français » sera-t-il en minorité en France en 2060 ?","description":"Source :Eric Zemmour, le 21 octobre 2026 Etiqe :douteux Contenu : Ce serait la preuve statistique de la théorie du « grand remplacement ». « Aujourd'hui, 30 % des naissances sont extraeuropéennes (…) et en 2060, selon les chiffres de l'Insee [Institut national de la statistique et des études économiques, ndlr] , il y aura une majorité d'extraeuropéens en France, donc le peuple français sera en minorité » , a avancé Éric Zemmour, candidat Reconquête! à la présidentielle, le 21 octobre au micro des « Grandes gueules » sur RMC (1h44) . Cette affirmation, reprise par plusieurs commentateurs sur Internet, repose sur une interprétation biaisée des statistiques démographiques. Au sujet des naissances d’abord : l'Insee rapporte qu'en 2025 , 71,7 % des enfants nés en France le sont de deux parents français. 14,7 % des bébés ont un parent étranger, de nationalité hors Union européenne (UE) pour neuf cas sur dix, et 13,7 % ont deux parents étrangers – là encore le plus souvent d’une nationalité extérieure à l'UE. Au total, c'est une naissance sur quatre qui implique un parent de nationalité extraeuropéenne, et non 30 %. Une étude qui n'est pas produite par l'Insee Quant à la prétendue place minoritaire du « peuple français » en 2060, Éric Zemmour ne s'appuie en fait pas sur des chiffres de l'Insee, mais sur l’un des scénarios démographiques présentés dans une étude de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID) parue en septembre 2026. Celle-ci avance néanmoins comme source principale les travaux de l'Insee et notamment l'enquête « Trajectoires et Origines 2 » menée conjointement avec l'Institut national d'études démographiques (Ined). Les travaux de l’OID ont pour objet de réaliser des projections démographiques à l'horizon 2100 afin d'évaluer la part des personnes d'origine étrangère dans la population française. L’observatoire présente trois projections de la proportion des personnes d’origine extraeuropéenne dans la population française, les scénarios « haut », « intermédiaire » et « restrictif », correspondant à différents niveaux des flux d’immigration dans les prochaines années. Le résultat principal de cette étude est celui exposé par le candidat d'extrême droite : sans une baisse drastique de l'immigration, la population d'origine extraeuropéenne dépasserait tôt ou tard celles sans ascendance migratoire ou d'origine européenne. Mais dans son intervention, Éric Zemmour confond deux données tirées de l’étude de l’OID : le moment où les personnes sans ascendance migratoire – le supposé « peuple français » – deviendraient minoritaires en France, situé en 2060 par l’OID dans son scénario intermédiaire, et celui où les populations d’origine extraeuropéennes deviendraient majoritaires, devant les personnes d'origine européennes (françaises comprises) – vers 2090 selon la même projection. Cette confusion en dit déjà long sur le périlleux exercice consistant à anticiper les origines démographiques de la population sur plusieurs dizaines d’années. Bien que sourcée dans des données publiques fiables, et même si l’OID prend des précautions, l'étude souffre","id":3248402},{"title":"How to Cite Artificial Intelligence in Court Filings by Catherine Martin Christopher, Chandler Davis, Loryn McFall :: SSRN","link":"https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=7410698&dgcid=ejournal_htmlemail_legal:information,:technology:law:librarianship_abstractlink","id":3246494,"description":"Little advice exists on when and how responsible, ethical lawyers should cite AI in court filings. This Article provides common-sense guidance to litigation par Little advice exists on when and how responsible, ethical lawyers should cite AI in court filings. This Article provides common-sense guidance to litigation"},{"title":"Mort d’un prêtre équatorien pendant son prêche : les crucifix des églises ont-ils été enchainés par mesure de sécurité ?","link":"https://lessurligneurs.eu/mort-dun-pretre-equatorien-pendant-son-preche-les-crucifix-des-eglises-ont-ils-ete-enchaines-par-mesure-de-securite/","id":3246001,"description":"Source :Compte Facebook, le 24 octobre 2026 Etiqe :IA Contenu : Le Christ sur son immense croix entravé par d’épaisses chaînes en acier. Ce n’est pas la couverture d’un nouvel album de black métal, mais le contenu d’ une vidéo virale qui fait le tour de la toile. Sur Facebook, les publications qui relaient ces images insolites résument toutes de la même manière la situation : « Après la mort d’un prêtre écrasé par une croix tombée dans une église, des chaînes sont désormais utilisées pour sécuriser croix et statues de Jésus. » L’objectif, expliquent encore les internautes, est d’ « éviter qu’un drame similaire ne se reproduise » , comme en témoigne le casque jaune de chantier juché sur la tête du prêtre. Le drame ici évoqué est survenu le 17 octobre dernier, en Équateur. Un prêtre d’une paroisse de la ville de Guayaquil est décédé accidentellement après qu’un large crucifix s’est détaché du mur de l’église et lui a frappé la tête de plein fouet, alors qu’il était en train de célébrer une messe, comme l’ont relaté la presse internationale ( BBC , EFE , EWTN ) et équatorienne ( El Comercio , El Telégrafo ). Une cérémonie en hommage au défunt s’est tenue le lendemain de l’incident, relayée sur les réseaux sociaux de l'archidiocèse de Guayaquil ( 1 , 2 ). C’est donc dans ce contexte que des églises enchaîneraient au mur des crucifix, afin de prévenir de tels drames. Mais est-ce vrai ? Pas du tout : la vidéo censée attester de ces nouvelles mesures de sécurité a été trafiquée avec l’intelligence artificielle (IA). Des « hallucinations » évidentes Le décor de la vidéo virale est celui d’une église de la paroisse de San Pedro y San Pablo Jamundi, en Colombie, comme il est possible de le vérifier sur le compte Instagram de la communauté religieuse. Dans une vidéo publiée le 18 octobre – soit au lendemain de la mort du prêtre équatorien – on peut voir exactement les mêmes éléments que dans la vidéo virale : une large table décorée, un prêtre vêtu en vert et un mur en briques rouges sur lequel sont fixés un tableau et une grande croix. Sauf que dans la vidéo authentique, aucune chaîne n’entrave le crucifix : elles auraient donc été rajoutées depuis la publication du clip – ou bien incrustées à l'aide de l’intelligence artificielle. Un élément permet de se convaincre de cette dernière hypothèse : après quelques secondes, l’hostie tenue par le prêtre disparaît mystérieusement de la vidéo, comme lors d’un tour de magie. Sauf qu’au lieu de disparaître d’un coup, le rond blanc rétrécit avant de s’évanouir, comme s’il était dissout par une force inconnue. Une incohérence visuelle, ou « hallucination », caractéristique des contenus générés ou altérés avec l’intelligence artificielle. Un compte douteux Certaines des publications indiquent que le contenu diffusé provient d’un compte source, celui d’un certain Luis Cn . Sur cette page dont le propriétaire dit être situé au Pérou, la vidéo a été visionnée près d’un million de fois. Dans un autre clip posté sur la page, on retrouve, dans un"},{"link":"https://lessurligneurs.eu/un-maire-peut-il-refuser-des-fast-foods-dans-sa-commune/","title":"Un maire peut-il refuser des fast-foods près d’un lycée ?","description":"Source :Sud Ouest, 24 octobre 2026 Etiqe :Très difficile Contenu : À Sarlat (Dordogne), la guerre est déclarée contre les fast-foods. Lors du conseil municipal du 21 octobre 2026, le maire Basile Fanier (LR) a annoncé que deux enseignes de fast-food souhaitent s’installer à proximité dans une zone commerciale, à côté d’un lycée. Il espère les contraindre à renoncer par « tous les moyens » , rapporte Sud Ouest . L’élu d’opposition François Coq (Les Écologistes) a douché l’enthousiasme : la commune n’aurait aucun « pouvoir particulier » pour empêcher ces implantations. Il a raison. Le projet doit seulement être conforme aux règles d’urbanisme Le maire ne choisit pas les enseignes qui s’installent sur sa commune. Lorsqu’il instruit une demande de permis de construire, il ne peut examiner que la conformité du projet aux règles d’urbanisme, comme le prévoit l’article L. 421-6 du code de l’urbanisme . Un burger n’est pas un motif de refus. Le plan local d’urbanisme ne fait d’ailleurs aucune différence entre un fast-food et une brasserie : tous relèvent de la même sous-destination « restauration » . La proximité d’un lycée n’y change rien. La loi interdit seulement l’ouverture de débits de boissons à consommer sur place dans les zones protégées par arrêté préfectoral autour des établissements scolaires. Elle ne dit rien des restaurants, même rapides. « Tous les moyens » ne peut donc pas inclure un refus de permis au motif qu’il s’agit d’un fast-food. À Dolus-d’Oléron (Charente-Maritime), le maire écologiste Grégory Gendre avait tenté de contourner la difficulté en refusant à trois reprises le permis de McDonald’s, au motif notamment d’un parking partagé jugé « accidentogène » . En septembre 2017, le tribunal administratif de Poitiers lui a enjoint de délivrer l’autorisation, sous astreinte de 300 euros par jour de retard. La cour administrative d’appel de Bordeaux a confirmé ce jugement en octobre 2018, et le restaurant a ouvert en décembre 2019. Même si l’on peut comprendre le maire qui est en charge en vertu de la loi de la protection de la santé publique à l’échelle de sa commune, la restauration rapide ne fait pas partie des éléments de nature à créer un trouble à l’ordre public au sens de la loi. Préempter l’immeuble qui abrite le fast-food ? Le droit de préemption urbain permet à une collectivité d’acquérir en priorité un bien immeuble (b'ti ou non b'ti) mis en vente, à la place de l’acheteur et au prix convenu entre vendeur et acheteur, pour l’affecter à un projet d’intérêt général. Il peut notamment servir à maintenir ou accueillir des activités économiques. À Sarlat, ce pouvoir appartient à la communauté de communes, qui peut le déléguer à la commune. C’est pourquoi, pour, selon lui, « rééquilibrer » le commerce vers le centre-ville, l’élu d’opposition Luis Ferreyra (apparenté LFI) a proposé de faire « valoir le droit de préemption » . La mairie a d’ailleurs annoncé son intention de l’exercer sur des immeubles qu’elle surveille, mais « qui ne sont pas en vente à ce stade » . L’outil existe donc bien, mais il n’est pas adapté car d’une part il faut un projet","id":3244404},{"id":3244034,"description":"Ce que j’ai retenu de l’événement Microsoft, les premiers retours d’utilisateurs et le mode d’emploi pour activer Copilot for","title":"Copilot for Legal : fonctionnalités, limites et activation","link":"https://dariadecrypteia.substack.com/p/copilot-for-legal"},{"title":"Des fusils automatiques ont-ils été retrouvés entre les mains de manifestants le 17 octobre ?","link":"https://lessurligneurs.eu/des-fusils-automatiques-ont-ils-ete-retrouves-entre-les-mains-de-manifestants-le-17-octobre/","id":3243657,"description":"Source :Compte X, le 18 octobre 2026 Etiqe :démenti Contenu : Des groupes armés jusqu’aux dents auraient-ils sévi le 17 octobre ? Au cours des violences survenues lors des importantes manifestations contre la vie chère, des « kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs Scorpion ont été retrouvés parmi les mains d’émeutiers présentés comme proches de la mouvance islamiste » , rapporte la journaliste du Journal du Dimanche ( JDD ) Lara Tchekov, sur le plateau de CNews, dimanche 18 octobre. « Des individus ont été repérés à Paris, en région parisienne, également à Marseille et à Lyon » , poursuit-elle, citant une source de choix : la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Relayée par Lara Tchekov sur son compte X , l’affirmation, vue plusieurs centaines de milliers de fois, fait rapidement le tour des réseaux sociaux, reprise par de nombreux internautes ( ici , ici ou encore là ). Seul bémol, la DGSI a formellement réfuté, à plusieurs reprises, les dires de la journaliste – qui a, depuis, présenté ses excuses. « Mon erreur a été de ne pas vérifier ces informations » Interrogée dès le lendemain au sujet de ces prétendues révélations, la DGSI dément catégoriquement auprès du Monde et de Libération . « C’est complètement faux. Le fond est faux et la source, la DGSI, ne s’est pas du tout prononcée sur le sujet. La DGSI dément complètement cette information » , insistent les services de renseignements auprès de nos confrères de CheckNews. Le lendemain, c’est au tour de la rédaction de CNews de prendre ses distances avec les dires de Lara Tchekov. « La rédaction de CNews n’a jamais été informée de ce genre de choses et la DGSI a d’ailleurs démenti les choses. Elle a tout simplement démenti formellement la véracité de ces propos » , insiste le journaliste de la chaîne , Tanguy Hamon. Lors de son passage à l’antenne, deux jours plus tôt, Lara Tchekov n’avait pas été remise en question et ses propos n’avaient fait l’objet d’aucune vérification en direct. Malgré ce rétropédalage de CNews, la journaliste du JDD continue de défendre sa version dans un post sur X , mais tient à « apporter des nuances » . « Ces informations dont je maintiens la véracité ne m’ont pas été transmises par le biais d’une communication officielle de la DGSI, mais par des sources concordantes au sein du renseignement » , explique-t-elle, sans pour autant que cette précision n’ait été faite, deux jours plus tôt. « Mes excuses pour cette approximation » , conclut-elle. La veille, elle avait affirmé « détenir des photos » de ce qu’elle avançait à Libération . Néanmoins, jeudi 22 octobre, Lara Tchekov est de retour sur le plateau de CNews , dans l’Heure des Pros... cette fois pour une « mise au point » . Au micro, elle reconnaît de nouveau avoir « obtenu des informations qui ne venaient pas de la direction de la DGSI » . S’ensuit un bref mea culpa : « Mon erreur a été de ne pas vérifier ces informations auprès de la direction de la DGSI. » Autrement dit, la véracité de l’affirmation initiale de Lara Tcheckov n’avait jamais été établie avant d’être diffusée et a depuis été officiellement"},{"title":"Fusillade dans un collège d’Aubagne : non, cette photo n’est pas celle du collégien qui a ouvert le feu","link":"https://lessurligneurs.eu/fusillade-dans-un-college-daubagne-non-cette-photo-nest-pas-celle-du-collegien-qui-a-ouvert-le-feu/","id":3243658,"description":"Source :Compte Facebook, le 14 octobre 2026 Etiqe :Faux Contenu : Un lynchage public en bonne et due forme. Plusieurs internautes diffusent en ligne le cliché d’un jeune homme qu'ils désignent comme étant le collégien impliqué dans la fusillade survenue à Aubagne, le 12 octobre 2026. Un adolescent de 14 ans avait ouvert le feu au fusil de chasse dans le collège Joseph Lakanal d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) où il était scolarisé, blessant le principal de l'établissement et une professeure . Le collégien a été placé en garde à vue puis en détention provisoire le 14 octobre, conformément aux réquisitions du parquet national antiterroriste . Lequel a ouvert une enquête de flagrance pour « tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste » . Selon les premiers éléments communiqués, l'adolescent serait lié à la True Crime Community (TCC), mouvance qui glorifie les tueries de masse , importée des États-Unis. Pour dénoncer cette attaque, la première du genre reconnue dans une école française , plusieurs internautes ont publié en ligne la photo d’un jeune homme qu’ils présentent comme étant le responsable de la fusillade du 12 octobre 2026 : « Voilà la photo du “pauvre lycéen” qui a tiré sur un proviseur et un prof à Aubagne » , écrivent-ils. Partagé sur X par un compte d’extrême droite , le supposé cliché de l’assaillant présumé comptabilise, le 26 octobre, plus de 150 000 vues. Le jeune homme n’est pas blanc, ce qui a suscité des allusions racistes : « On comprend mieux pourquoi les juges ont demandé aux médias de ne pas divulguer [sa photo] » , allègue cet internaute . Or, l’image ne montre pas l'adolescent impliqué dans les tirs au collège d'Aubagne le 12 octobre 2026. La photo d’un majeur condamné au Québec En réalité, ce visage correspond à celui de Muwaz Ullah, un jeune homme de 21 ans, condamné pour un meurtre survenu le 18 janvier 2024 à la gare de Saint-Lambert à Montréal, au Canada. Sa photo avait été diffusée en juin 2024 par la police canadienne au moment de son arrestation aux côtés de quatre autres suspects, comme en atteste ce post Facebook . Le jeune homme, 19 ans au moment des faits, a été jugé à l’hiver 2026. Son portrait réapparait dans un compte rendu d’audience publié le 19 février 2026 par le Journal de Montréal . Sous le cliché, cette légende : « Muwaz Ullah a plaidé coupable du meurtre au deuxième degré de Gabriel Lauzier, un jeune revendeur de vapoteuses, survenu le 18 janvier 2024 à la gare de Saint-Lambert. » La photo qui circule en ligne ne montre donc pas l'adolescent de 14 ans impliqué dans les tirs au collège d'Aubagne le 12 octobre 2026, mais un majeur, identifié par la police et la presse canadienne, impliqué dans une affaire de meurtre commis au Québec en 2024. 15 000 euros d’amende Rappelons que l'article L513-4 du Code de la justice pénale des mineurs interdit « la publication, par tout moyen, de tout texte ou de toute illustration concernant l'identité et la personnalité des mineurs auteurs d’infraction », qu’ils soient poursuivis ou condamnés. La décision « rendue en audience publique à l'encontre du mineur peut être publiée, mais sans que les nom et prénom du mineur soient"},{"title":"Non, cette vidéo ne montre pas des articles, volés le 17 octobre, revendus à la sauvette en France","link":"https://lessurligneurs.eu/non-cette-video-ne-montre-pas-des-articles-voles-le-17-octobre-revendus-a-la-sauvette-en-france/","id":3243659,"description":"Source :Compte Facebook, le 20 octobre 2026 Etiqe :Faux Contenu : Stocks dévalisés, vitrines cassées... « Au moins 3 000 » commerces ont été touchés par les dégradations et les vols qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre, a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu lundi 19 octobre . Les dég'ts se compteraient en « centaines de millions d’e uros » , selon Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), sans chiffrage précis pour l’heure. Moins de 48 heures après les pillages, certaines marchandises dérobées se seraient retrouvées sur les plateformes de revente en ligne, comme Vinted, Leboncoin ou eBay, ont rapporté plusieurs médias . Le gouvernement a demandé dès lundi aux plateformes de retirer les annonces concernées. Cette revente rapide de produits pillés se déroulerait aussi en physique dans des centres urbains français, si l’on en croit les réseaux sociaux. Plusieurs internautes déplorent, vidéo à l’appui, que le fruit des pillages de magasins soit revendu à la sauvette dans l’Hexagone. « Les rues de France se sont transformées en marché de tous les articles […] volés dans les magasins pillés » , écrit cet internaute . Mais la vidéo censée attester de ces recels n’a pas été tournée en France et est apparue en ligne bien avant le 17 octobre. Des éléments de décor... madrilènes Tourné de nuit, le clip supposément incriminant montre sept revendeurs installés sur la voie publique. À l'entrée d’une bouche de métro, ils ont déposé sur le sol, sur des draps blancs, deux types de marchandise : des maillots de football et des sacs à main. Un coup d’œil attentif à la vidéo permet d’affirmer que ces images n’ont pas été prises en France, mais en Espagne. Premier détail visible en arrière-plan : un panneau « Farmacia » au-dessus d’une officine. Deuxième détail : le nom de la bouche de métro concernée (« Gran Via »). À l’arrêt sur la chaussée, on aperçoit aussi un bus de la « Linea Cero », ligne qui traverse le centre de la capitale espagnole . Sur les vitres du véhicule, on lit « Madrid » en lettres capitales blanches. Entre deux mouvements de caméra, il est aussi possible d’entrevoir le sigle officiel du métro madrilène : un diamant rouge traversé par une bande bleue, créé par l’architecte Antonio Palacios il y a plus d’un siècle. Ce sigle ne correspond à aucun des m'ts du métro parisien recensés par la RATP . Mais, refermons ici la parenthèse Lorànt Deutsch (ou Stéphane Bern si vous préférez !). Si la scène est authentique, elle a donc été tournée à Madrid. Par ailleurs, aucun élément, présent sur la vidéo, ne permet d’affirmer que ces marchandises sont issues de pillages. Une vidéo déjà en ligne le 12 octobre Nos confrères espagnols du média Maldita.es ont pu remonter la piste de cette vidéo. Ils relèvent qu’elle était déjà en ligne depuis le 12 octobre (au moins) — soit cinq jours avant la mobilisation parisienne émaillée de pillages — comme le montre cette archive web . L’internaute qui a publié cette vidéo a assorti son post d’un commentaire : « Non seulement ils [les vendeurs de rue] se"},{"id":3243656,"description":"Source :Compte Facebook, le 18 octobre 2026 Etiqe :méprise Contenu : Si les images de la mairie de Limoges en feu ont fait le tour du monde, une autre séquence captée dans le chef-lieu de la Haute-Vienne est devenue virale sur Internet à la suite de la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre, émaillée de débordements. On y voit, durant quelques secondes, des motards de la police récupérer ce qui semble être une paire de chaussures d’un magasin et les placer dans l’une des valises latérales de leur deux-roues. Dans un contexte d’accusations de violences policières et de débats sur le maintien de l’ordre, la vidéo a été largement commentée sur les réseaux sociaux . « Après les flics déguisés en casseurs, les flics qui pillent les boutiques tranquillement » , s’indigne un internaute sur Facebook. « Les pilleurs en action… que fait la police ? » , fait semblant de s’interroger ironiquement un autre. Mais alors que fait réellement la police dans cette vidéo ? Contrairement à ce qu’affirment les publications sur les réseaux sociaux, les agents filmés n’ont pas participé aux pillages qui ont touché la ville de Limoges le 17 octobre. Explications. Démenti de la police et la justice Dans un communiqué , publié deux jours après les faits, le parquet de Limoges indique que les deux policiers sont intervenus dans ce magasin « dans le cadre d’une intervention judiciaire » . Ces derniers, explique encore le parquet, ont « reçu l’ordre de l’officier de police judiciaire d’appréhender les effets immédiatement accessibles depuis la vitrine pour être exploités dans l’enquête initiée pour vol aggravé » . Le magasin, de la marque Lacoste, avait été « préalablement dégradé et pillé » , précise le communiqué. Une version confirmée par la police nationale dans un message publié sur son compte X . « Non, les policiers n'ont pas pillé de magasins à Limoges » , peut-on y lire. La police rappelle par ailleurs que « les effets ont par la suite été restitués au magasin » . Une information corroborée par le gérant de la boutique lui-même auprès de plusieurs médias, tels que Le Parisien , France 3 et Le Populaire du Centre . Le média local écrit, à ce sujet, que le responsable du magasin a confirmé “la restitution d’affaires par la police, y compris la paire de baskets blanches” , celle visible sur la vidéo. D’après BFMTV , le même scénario et les mêmes accusations trompeuses ont visé d’autres policiers à Marseille. Auteurs : Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste L’article Mobilisation du 17 octobre : des policiers ont-ils pillé un magasin à Limoges ? est apparu en premier sur Les Surligneurs","title":"Mobilisation du 17 octobre : des policiers ont-ils pillé un magasin à Limoges ?","link":"https://lessurligneurs.eu/mobilisation-du-17-octobre-des-policiers-ont-ils-pille-un-magasin-a-limoges/"},{"description":"Source :BFMTV, 22 octobre 2026 Etiqe :Non Contenu : La déclaration d’Emmanuel Macron est déjà largement relayée : il annonce que les manifestations « faites par des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela, [...] seront interdites par les préfets. Parce que ce n’est pas le moment, parce que nous voulons un retour au calme » . Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi sur des tracés qui protégeront « les commerces et les b'timents publics » , selon le président de la République, allant même jusqu’à recommander de ne pas manifester, en particulier samedi. Une déclaration en contradiction frontale avec la demande faite par l’Union européenne cette semaine à la France d’assurer le droit de manifester pacifiquement. Une déclaration seulement symbolique du président Or, même si pour tout juriste la situation est claire, il faut parfois rappeler l’évidence : le président de la République n’est pas le chef de l’administration et, donc, des préfets. La Constitution prévoit que c’est le chef du Gouvernement, le Premier ministre, qui dirige l’administration. L’article 20 est limpide : « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’administration et de la force armée » . La justification est simple et se trouve dans ce même article : le Gouvernement « est responsable devant le Parlement » et c’est donc lui qui assume les conséquences de ses décisions. Le pouvoir d’influence politique d’un président directement élu par le peuple ne peut cependant pas être ignoré, mais le droit est clair sur l’interdiction des manifestations : c’est aux préfets d’apprécier la situation au cas par cas, quand bien même le chef de l’État enverrait des messages incitant à l’application d’une mesure générale. Le juge administratif est d’ailleurs saisi par la Ligue des droits de l’Homme contre ces déclarations du président. S’il venait à considérer qu’elles constituent une décision, ce qui est peu probable, il les déclarerait illégales pour incompétence. Une décision des préfets et des maires au cas par cas À l’occasion de la déclaration de la manifestation, en préfecture, les organisateurs détaillent le trajet du cortège, le nombre de personnes attendues, le service d’ordre prévu. Sur la base de ces éléments, le préfet peut, en cas de risque de trouble à l’ordre public, interdire la manifestation. Depuis presqu’un siècle, le Conseil d’État pose un principe clair : l’interdiction doit être nécessaire et proportionnée. Elle ne se justifie que si aucune mesure moins contraignante (modification du tracé, rassemblement statique, renforcement des forces de l’ordre) ne permet de prévenir le trouble. Une interdiction générale est donc exclue. En octobre 2023, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait donné consigne aux préfets d’interdire toutes les manifestations pro-palestiniennes. Le Conseil d’État a rappelé qu’il revient aux préfets d’apprécier au cas par cas si le risque de trouble à l’ordre public justifie une interdiction, sans pouvoir édicter d’interdiction de principe Chaque arrêté préfectoral peut être contesté devant le juge du référé-liberté , qui se","id":3238460,"link":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-emmanuel-macron-pouvait-il-lui-meme-interdire-toutes-manifestations-sans-legitimite/","title":"Violences urbaines : Emmanuel Macron pouvait-il lui-même interdire toutes manifestations « sans légitimité » ?"},{"title":"Mobilisation du 17 octobre : l’immigration a-t-elle été la cause des violences urbaines ?","link":"https://lessurligneurs.eu/mobilisation-du-17-octobre-limmigration-a-t-elle-ete-la-cause-des-violences-urbaines/","id":3238461,"description":"Source :Donald Trump, le 19 octobre 2026 Etiqe :aucune preuve Contenu : Le président des États-Unis l’assure : les scènes de vols et de violences urbaines qui ont émaillé la mobilisation contre la vie chère, le samedi 17 octobre en France, sont le fait de « migrants » qui auraient « pris d’assaut » le pays, a déclaré Donald Trump, le 19 octobre . Plusieurs internautes et responsables politiques français avancent la même explication : pour le candidat d’extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour , « une horde de barbares maghrébins et africains [sont entrés] dans les villes » . Pourtant, les premiers chiffres des incarcérations communiqués à l'AFP par le ministère de la Justice battent en brèche ce récit. Sur un échantillon provisoire de 186 personnes écrouées dans le cadre des violences urbaines commises le week-end dernier, le profil type correspond à un jeune homme entre 18 et 25 ans, de nationalité française, inconnu des services de justice et poursuivi pour des atteintes aux biens ou des violences contre les forces de l’ordre. Dans le détail, une immense majorité des personnes écrouées – soit condamnées, soit placées en détention provisoire – sont des hommes (95%) et plus des deux tiers (68%) ont 25 ans ou moins. Mais surtout, 70% sont de nationalité française, dont la quasi-totalité est née en France. Autrement dit, un tiers des personnes écrouées pour des faits liés au 17 octobre sont étrangères. Le 20 octobre, le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, avait, lui, indiqué sur ICI Azur qu’un tiers des interpellés en marge de la mobilisation dans son département étaient des personnes étrangères. Ces statistiques sont-elles le signe du déferlement d’une « horde de barbares » étrangers le 17 octobre ? Pas vraiment. En réalité, la part d’écroués d’origine étrangère dans le cadre de la mobilisation du week-end dernier correspond sensiblement à leur place habituelle dans les mis en cause pour des faits de délinquance. Le ministère de la Justice précise en effet que, le 17 octobre, la part des personnes étrangères écrouées pour les faits de « vol aggravé », « vol en commerce ou entrepôt » et « recel » était de 35%, d'après une infographie relayée par le spécialiste des questions de justice au Nouvel Obs , Mathieu Delahousse. Or, en 2024, la part des étrangers mis en cause pour les faits de vols sans violence et de vols violents sans armes était de 29%, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur . Elle était de 22% pour les vols avec arme. La Chancellerie précise également que les étrangers comptaient pour 18% des écroués pour des faits d’outrage ou rébellion envers les forces de l’ordre. En 2016, 14% des mis en cause pour des faits d’outrage et de violence contre des personnes dépositaires de l’autorité publique étaient étrangers. Autrement dit, d’après le bilan provisoire communiqué par le ministère de la Justice, il n’apparaît pas y avoir eu, le 17 octobre, une large surreprésentation des étrangers dans les personnes suspectées de délits par rapport à la sociologie habituelle des mis en cause. Même si, plus généralement, la part des étrangers dans les statistiques de la délinquance « matérielle » (vols,"},{"title":"Légitime défense de commerçants face aux violences urbaines : que dit le droit ?","link":"https://lessurligneurs.eu/legitime-defense-de-commercants-face-aux-violences-urbaines-que-dit-le-droit/","id":3238462,"description":"Source : Etiqe : Contenu : Le commerçant qui riposterait face au pillage de son magasin ne doit le faire qu’en respectant la légitime défense. La loi n’interdit pas la riposte mais elle n’oblige pas non plus à l’héroïsme. Le maintien de l’ordre est affaire de professionnels. À la suite des nombreuses dégradations qui sont intervenues après les manifestations du 17 octobre, plusieurs commerçants ont déclaré s’armer pour prévenir de futurs pillages. Mais que dit le droit ? Pour le savoir, il faut distinguer deux questions, très différentes : le fait de s’armer, qui n’est à proprement parler interdit, et le fait de se défendre, qui doit être bien compris. S’armer, est-ce possible ? Oui, il est possible de s’armer, à condition de s’entendre sur le type d’armes dont il est question. Le code de la sécurité intérieure distingue différentes catégories. Certaines sont interdites à l’acquisition et à la détention, d’autres supposent une autorisation, une déclaration et certaines sont d’acquisition et de détention libres. Parmi les armes de catégorie C (celles soumises à déclaration), on trouve par exemple des armes dites de défense qui tirent des balles en caoutchouc ; dans les armes libres d’acquisition et de détention (celles de catégorie D), on trouve des matraques, matraques électriques, bombes lacrymogènes, etc. Le commerçant qui souhaiterait s’équiper de tels dispositifs peut le faire, comme n’importe qui. Un commerçant tireur sportif ou chasseur peut s’acheter une arme. Pour autant, il ne pourra pas la garder à son magasin, serait-ce pour se défendre. Ce détournement d’usage caractériserait une détention irrégulière. Pour les armes de catégorie de défense qui sont dans la catégorie C, les conditions d’acquisition sont prévues par le code de la sécurité intérieure : une déclaration est remise à l’armurier qui la transmettra à la préfecture et un certificat médical doit être produit « attestant que son état de santé physique et psychique n'est pas incompatible avec la détention de ces matériels, armes ou munitions ». Détenir une arme est une chose. En revanche, le transport d’une arme de catégorie A, B ou C et de certaines armes de catégorie D est interdit sauf motif légitime . Les peines dépendent de la catégorie de l’arme. Enfin, il faut bien distinguer le cas de la détention de l’arme, qui peut être tout à fait licite, et le cas de l’utilisation de celle-ci, qui peut être illicite. Et la légitime défense ? Se défendre face à un vol commis dans un magasin relève d’une autre question : celle de la légitime défense. Celle-ci est prévue par l’article 122-5 du code pénal . Deux situations doivent être distinguées. La première est celle de la légitime défense des personnes, la seconde est celle de la légitime défense des biens. Dans le cas où une personne est agressée (le commerçant ou un tiers), la légitime défense justifie qu’une personne commette une infraction « dans le même temps ». Il faut toutefois une proportion entre les moyens de défense et la gravité de l’atteinte. Une atteinte à la vie peut justifier un acte homicide, mais pas une atteinte à l’intégrité, par exemple. Tout est affaire de proportionalité de"},{"id":3235788,"description":"Source :France 24, 20 octobre 2026 Etiqe :À nuancer Contenu : Mardi 20 octobre, devant les députés, le ministre de l’Intérieur a annoncé le recours aux militaires de la force « Sentinelle » pour la journée de mobilisation du 24 octobre : « Nous déploierons les forces Sentinelle en substitution des forces de sécurité intérieure, principalement sur des missions de sécurisation statique, pour dégager des policiers et des gendarmes et assurer des missions de maintien de l’ordre » . Le dispositif annoncé est conforme à ce que prévoit le droit, mais le terme de « substitution » prête à confusion : les soldats prennent le poste de policiers, pas leurs fonctions ni leurs pouvoirs de police. La sécurisation d’événements : la mission ordinaire de Sentinelle Garder des b'timents est le cœur du métier de Sentinelle. Les militaires sont habituellement postés devant des lieux de culte, des écoles, des gares ou des aéroports. La finalité de leur déploiement samedi 24 octobre serait tout autre, puisqu’il s’agirait de libérer des policiers et des gendarmes pour qu’ils encadrent les manifestations. Le code de la défense prévoit en substance ce schéma : les formations de l’armée de Terre, qui fournissent l’essentiel de Sentinelle, sont en priorité destinées « à des missions tendant à renforcer les unités de première et deuxième catégories ainsi que les forces de police » et « à des missions de protection » . Elles peuvent aussi, en dernier ressort, « être requises pour des opérations de force nécessitant des mesures de sûreté exceptionnelles » . Ces missions sont cohérentes avec la réorganisation de l’opération engagée à l’été 2025. Comme le souligne l’ avis de la commission de la défense de l’Assemblée nationale sur le projet de loi de finances pour 2026 , l’opération Sentinelle ne se limite plus à la lutte contre le terrorisme mais intègre également « la sécurisation des grands événements » . Par exemple, en mai 2026, des soldats de Sentinelle ont déjà été postés à Décines-Charpieu, près de Lyon, en renfort des forces de l’ordre après un incendie criminel lié au trafic de drogue. La réquisition, condition indispensable à son déploiement Hormis la gendarmerie, l’armée ne peut pas intervenir sur le territoire de la République. L’article L. 1321-1 du code de la défense l’énonce sans ambiguïté : « Aucune force armée ne peut agir sur le territoire de la République pour les besoins de la défense et de la sécurité civiles sans une réquisition légale » . L’exception tient tout entière dans ces derniers mots : seule une réquisition de l’autorité civile permet de lever l’interdiction. C’est sur ce fondement que repose l’opération Sentinelle depuis 2015. La réquisition écrite, qui précise son objet et son étendue , est adressée par le préfet au commandant militaire, et l’autorité militaire « reste juge des moyens à y consacrer » . Les soldats déployés samedi resteront donc sous commandement militaire, et non sous les ordres directs des policiers qu’ils remplacent. Une instruction interministérielle du 14 novembre 2017 ajoute que l’armée n’est engagée que si les moyens","title":"Violences urbaines : les militaires de Sentinelle vont-ils remplacer les policiers ?","link":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-les-militaires-de-sentinelle-vont-ils-remplacer-les-policiers/"},{"description":"Source :Paul Amar, le 18 octobre 2026, sur CNews Etiqe :emballement Contenu : A Marseille, comme dans beaucoup d’autres villes en France, les événements survenus le 17 octobre ont eu un impact lourd sur le commerce local. « Plus de 600 commerces du centre-ville ont été vandalisés » , avance ICI Provence-Alpes-Côte d'Azur , sur la base d’un bilan de la chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence. Un chiffre important qui masquerait un phénomène inquiétant : le mobile antisémite de certaines dégradations, rapporté dans plusieurs publications sur Facebook . En effet, nombre d’entre elles ont relayé les propos tenus par le journaliste Paul Amar sur CNews, le dimanche 18 octobre, au lendemain des événements. Dans l’émission « 100% Actu » , celui-ci affirme (à partir de 33 minutes et 57 secondes) que les casseurs « avaient les adresses de pas mal de commerçants juifs. Dans une rue de Marseille [...] tous les commerces détenus par des juifs ont été incendiés. Les commerces détenus par les musulmans ne l’ont pas été ». Une information grave, puisqu’elle lie les actes de vandalisme à la religion des victimes. Le présentateur de l’émission, Julien Pasquet, tempère ces propos dans la foulée, en précisant que « les faits ne sont pas sourcés » . Plusieurs internautes n’ont pas jugé utile de faire preuve de cette même modération en repartageant massivement les propos de Paul Amar. Sur X, un post reprenant sa déclaration a été vu plus de cinq millions de fois. Dès lors, une question se pose : l’antisémitisme a-t-il orienté les pillages à Marseille le 17 octobre ? Absolument pas, d’après les informations collectées par Les Surligneurs. Plusieurs démentis « Les pillages qui ont eu lieu n'ont, à cette heure, pas de lien avec les croyances religieuses. Les commerces ont été attaqués sans distinction particulière » , nous a assuré notamment la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. « Nous n’avons pu en aucun cas constater que des commerces juifs avaient été ciblés » , nous a indiqué pour sa part le Consistoire israélite de Marseille, une des institutions représentatives de la communauté juive de la deuxième ville de France. Interrogé à cet égard par Radio J , Bruno Benjamin, le président de l’antenne locale du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), a déclaré que « tous les commerces ont été touchés, qu’ils soient juifs ou musulmans ». « A Marseille, lors des manifestations du 17 octobre, plusieurs commerces ont été dégradés, dont certains tenus par des personnes de confession juive. Aucun élément ne permet d’établir un ciblage lié à la confession de leurs exploitants » , peut-on également lire sur le compte Facebook du Service de protection de la communauté juive (SPCJ). Aussi, comme l’a relevé le site américain spécialisé dans l’analyse de l’information, News Guard , une commerçante de Marseille a témoigné auprès de RMC du pillage de son magasin. Or, durant son passage à l'antenne, cette dernière a indiqué qu’elle était « de confession musulmane » . Autant de témoignages qui, à ce stade, invalident la thèse de pillages liés à la confession des commerçants de Marseille. Auteurs :","id":3235789,"link":"https://lessurligneurs.eu/mobilisation-du-17-octobre-rien-ne-prouve-que-des-commerces-detenus-par-des-juifs-ont-ete-volontairement-cibles-a-marseille/","title":"Mobilisation du 17 octobre : rien ne prouve que des commerces détenus par des juifs ont été volontairement ciblés à Marseille"},{"description":"Le niveau des vidéos Youtube de base, même quand vous n'êtes pas branché faits divers, tutos beauté ou foot, c'est quand même effarant. A raison de 3 à 4h par jour en ce moment en guise de divertissement, j'approche du rejet, du vomissement. Sommaire 1. Youtube : des vidéos \"good enough\" ou \"bad enough\" ? 1.1. L'invasion des vidéos IA 1.2. Plus c'est long... 1.3. Allô le montage ? 1.4. Sources, vignette, titre, droits d'auteurs ? Non mais allô quoi ! 1.5. L'algorithme de recommandation (...) - Logiciels, Internet, moteurs de recherche / logiciels, Internet, moteurs de recherche ,","id":3235599,"link":"https://www.precisement.org/blog/Le-niveau-de-la-video-Youtube-de-base.html","title":"Le niveau de la vidéo Youtube de base..."},{"link":"https://lessurligneurs.eu/mobilisation-du-17-octobre-un-street-medic-est-il-mort-a-paris/","title":"Mobilisation du 17 octobre : un « street médic » est-il mort à Paris ?","description":"Source :Compte Facebook, le 19 octobre 2026 Etiqe :Faux Contenu : Plusieurs jours après la mobilisation contre la vie chère, des internautes s'interrogent encore . Un « street médic » frappé par des policiers place de la République, à Paris, est-il mort le 17 octobre 2026 ? Après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant la violente interpellation d’un soignant bénévole dans le XIᵉ arrondissement de Paris, certains internautes ( ici , ici et ici ) affirment que l’homme a succombé à ses blessures. Il aurait fait un malaise et serait mort d’un arrêt cardiaque. Ces publications font le rapprochement avec l’annonce par la préfecture de police de Paris et le parquet de Paris, auprès de plusieurs médias ( ici , ici et ici ), d’un décès survenu samedi 17 octobre 2026 en marge du cortège parisien. Les autorités ont rapporté la mort d’un homme, décédé après un malaise sur le boulevard Magenta. Transporté par des manifestants jusqu’à un centre de secours situé rue Ch'teau d'Eau, il serait mort d’un arrêt cardiorespiratoire avant d’être pris en charge. Plusieurs internautes ont établi un parallèle avec la vidéo du secouriste volontaire agressé place de la République, pensant dénoncer une bavure policière mortelle. Mais les faits ont été confondus. Le « street médic » aperçu dans les clips a donné signe de vie sur ses réseaux. Deux malaises, deux lieux La vidéo de sa violente interpellation samedi dernier, filmée sous plusieurs angles, a tourné en boucle sur les réseaux sociaux. Dans cet extrait posté le 17 octobre à 16h43 sur X par un vidéaste professionnel, on voit un jeune homme – sac orange, capuche noire – statique devant les forces de l’ordre, les bras en croix, se prendre plusieurs coups de boucliers et de matraques. Il s’identifie alors en criant à plusieurs reprises : « Je suis médic ». Dans cette autre vidéo filmée quelques minutes plus tard, on voit le même homme se faire gazer par des policiers, violemment matraquer, jeter puis traîner au sol. Son corps inerte est déplacé à bout de bras par des policiers à l’angle de la place de la République et de la rue du Faubourg Saint-Antoine, en vue d’une possible interpellation. La scène se déroule alors à plusieurs dizaines de mètres de l’entrée du boulevard Magenta où, d’après la préfecture, le décès d’un homme est survenu le 17 octobre. En outre, le profil du « street medic », un jeune homme blanc, ne correspond pas à la description de l’ « homme de 59 ans inconscient » pris en charge ce jour-là par les sapeurs-pompiers « à l’angle de la rue Lancry et du boulevard Magenta » , selon des informations transmises par la préfecture aux Surligneurs. Deux personnes et deux lieux différents : le récit des internautes ne colle pas au déroulé des faits. D’autres éléments publiés après le 17 octobre permettent d’écarter définitivement tout lien entre les deux événements. “Il ne présentait ni lésion, ni fracture apparente” Une vidéo diffusée sur X , le 19 octobre, donne des informations sur l’état de santé du « street médic » et le lieu de sa prise en charge médicale. Elle a été filmée par un photographe infirmier qui a assisté le","id":3234338},{"title":"Ces images de manifestants français déguisés en panthère rose sont fausses","link":"https://lessurligneurs.eu/ces-images-de-manifestants-francais-deguises-en-panthere-rose-sont-fausses/","id":3234339,"description":"Source :Compte X, le 15 octobre 2026 Etiqe :Généré par IA Contenu : Difficile d’avancer à pas feutrés avec un pelage aussi voyant. Connue pour le générique suave du dessin animé dont elle est issue, la célèbre Panthère rose a fait le tour des réseaux sociaux ces derniers jours, après s’être illustrée à plusieurs reprises lors des récentes mobilisations qui secouent la France . C’est du moins ce qu’avancent de nombreux internautes partageant plusieurs images similaires d’un individu, vêtu d’un déguisement de l’emblématique félin, aux côtés des manifestants. Parmi elles, deux images ont particulièrement retenu l’attention des Surligneurs au vu de leur viralité. Ces supposés clichés montrent le manifestant déguisé tantôt fuyant un camion de CRS , tantôt insultant les forces de l’ordre . « Les manifestations en France, c’est du grand cinéma » , s’exclame ainsi un internaute anglophone dans une publication sur X datée du 15 octobre. « En France, la Panthère rose est devenue un symbole de résistance » , commente quelques jours plus tard un internaute turc sur Instagram. Sauf que ces images sont fausses... ou du moins ont été retouchées par intelligence artificielle (IA) pour y intégrer la Panthère rose. Retouches assumées Initiées par les lycéens en septembre dernier , les importantes mobilisations en France voient de nombreux manifestants descendre déguisés dans la rue. Ils arborent pour certains le chapeau de paille emblématique de Luffy, le héros du manga One Piece, symbole mondialement adopté par la génération Z lors de différents mouvements de contestation depuis 2025. Aussi, rien n’exclut qu’un manifestant français se soit effectivement affublé, ces derniers jours, d’un déguisement de la Panthère rose. Pour autant, tout indique que les deux clichés sur lesquels se sont penchés Les Surligneurs n'ont aucun lien avec la France et ont été entièrement fabriqués. Comme l’a également démontré Libération , ils sont en réalité apparus en ligne dès le 8 octobre, dans un carrousel publié sur Instagram par un dénommé « AliFramez ». Sur celui-ci, on retrouve certaines des images de la panthère qui ont inondé internet la semaine suivante, avant d’émerger de nouveau à la suite de l’importante mobilisation du 17 octobre. Sur son compte aux prétentions artistiques, l’utilisateur précise, sans ambiguïtés, faire appel à l’intelligence artificielle pour réaliser ses créations. Coutumier de ce type de publications , « AliFramez », cumule plus de 110 000 abonnés et indique explicitement avoir recours à un outil IA, systématiquement mis en avant dans ses posts : Klek Studio. Sur son site, cette plateforme propose en effet à ses utilisateurs de créer « des images et des vidéos époustouflantes gr'ce à l’IA » . Il est d’ailleurs possible de retracer l’origine des différentes photos qui ont servi de base aux détournements réalisés par « AliFramez ». Ainsi, les images de la Panthère rose fuyant un camion de CRS et insultant des forces de l’ordre, sont des modifications du travail de photoreporters de Reuters, respectivement au Kenya et en Arménie . Autrement dit, si ces deux images sont tirées de clichés authentiques, ces derniers n'ont pas été pris"},{"description":"Source :Compte Instagram, le 19 octobre 2026 Etiqe :ia Contenu : Une fausse nouvelle tombée du ciel ? Telle est la question posée par une image devenue virale sur les réseaux sociaux. Sur cette prise de vue aérienne, on croit reconnaître la capitale, noircie par les fumées s’échappant de multiples brasiers ardents, avec la tour Eiffel en son centre. « Paris 17/10/2026. #civilwar #ww3 » , écrit l’auteur de la publication, en référence à la mobilisation du 17 octobre contre la vie chère, émaillée de violences urbaines dans la capitale . En quelques jours, plus de 500 000 personnes l’ont « liké » sur Instagram, avant d’être supprimée – mais de nombreuses republications sont encore en ligne. « Est-ce une vraie photo ? » , se demande un internaute dans l’espace commentaire. Sans se poser cette question, d’autres comptes repartagent l’image pour alimenter un narratif anxiogène. « Paris comme dans un film apocalyptique » , affirme l’un d’eux. « En marge des manifestations, c'est le chaos dans la capitale en feu » , abonde un autre . S’il est vrai que la journée de mobilisation du 17 octobre a été marquée par des débordements et des pillages – qu’Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution estime provisoirement à « plusieurs centaines de millions d’euros » – cette image est factice : elle a été créée avec l’intelligence artificielle (IA). Une image créée avec l'IA d'OpenAI L’utilisation d’un programme spécialisé dans la reconnaissance d’images créées avec l’IA comme InVID-WeVerify, développé par l’AFP, atteste de la forte probabilité de la création de l’image gr'ce à l’intelligence artificielle. C’est d’ailleurs ce que confirme SynthID Detector, un outil similaire développé par Google qui détecte les filigranes apposés par les générateurs d’image. En l’occurrence, le cliché a été créé avec l’IA d’OpenAI (ChatGPT). L'outil InVID-WeVerify détecte l'IA avec une confiance de 99%. Photo : capture d'écran Au-delà de cette vérification technique, il est possible de distinguer à l'œil nu des incohérences. En effet, sur l’image, la Seine qui borde la tour Eiffel et les b'timents reconnaissables de la capitale ont tout simplement disparu. Un comparatif avec des prises de vue aériennes de la capitale filmées par des drones permet de se rendre compte de la supercherie. L’auteur de la publication, qui se présente comme un commandant de bord d’A320 – ce que Les Surligneurs n’ont pas pu confirmer – est un habitué de la mise en ligne de contenus créés par IA. Le 14 octobre, il postait une autre image de Paris également créée avec l’IA. Contacté, l’auteur de la publication n’a pas répondu à nos sollicitations. Si cette image incite à avoir une opinion biaisée de l’ampleur des violences, dégradations et pillages qui ont eu lieu lors de la journée du 17 octobre, elle ne doit pas occulter la réalité des faits. Au moins « 3 000 commerces » ont subi des dégradations ou des pillages, a annoncé Serge Papin , ministre du Commerce, le 19 octobre à la sortie de la cellule interministérielle de crise consacrée aux évènements du week-end. Auteurs : Auteur : Antoine Mauvy, journaliste Relecteur","id":3234340,"link":"https://lessurligneurs.eu/cette-image-aerienne-de-paris-en-feu-a-ete-creee-par-intelligence-artificielle/","title":"Cette image aérienne de Paris en feu a été créée par intelligence artificielle"},{"title":"Violences urbaines : les couvre-feux sont-ils légaux ?","link":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-les-couvre-feux-sont-ils-legaux/","id":3234341,"description":"Source :Le Monde, 19 octobre 2026 Etiqe :ça dépend Contenu : Après un week-end de mobilisations en marge duquel ont eu lieu des destructions et des pillages, Sébastien Lecornu a annoncé que des couvre-feux seraient instaurés dans les zones où les violences, dégradations et pillages sont susceptibles de se produire. Depuis l’annonce du Premier ministre, des couvre-feux ont été mis en œuvre dans plusieurs grandes villes de France. Le couvre-feu consiste à interdire toute sortie de certaines catégories de personnes (par exemple les mineurs non accompagnés) à certaines heures et dans certains quartiers délimités. Cette mesure n’est pas explicitement prévue par les textes, mais le juge l’admet comme instrument de prévention des troubles à l’ordre public, comme nous l’avons rappelé à propos du couvre-feu instauré par le maire de Béziers. Les maires et les préfets peuvent les instaurer en vertu de leur pouvoir de police. Le fondement textuel est le pouvoir de police que tout maire tient de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT), ainsi que le préfet en vertu de ses propres pouvoirs de police ( article L. 2215-1 du CGCT ). Le risque de trouble grave imminent n’est pas contestable Les couvre-feux sont attentatoires à la liberté d’aller et venir, ce qui en fait des outils par nature suspects aux yeux du juge administratif. Il faut d’abord des circonstances justifiant une telle restriction. La jurisprudence est abondante : il ne saurait s’agir par exemple de répondre à quelques plaintes des riverains à propos de nuisances sonores imputables à des jeux de ballon nocturnes et à des véhicules à moteur ( Conseil d’État, 10 août 2001, Commune de Meyreuil ). Il existe d’autres instruments juridiques moins attentatoires aux libertés pour cela, avec d’autres modes d’intervention comme des interdictions simples de certaines activités à certaines heures. Cela précisé, l’ampleur des destructions et pillages durant les journées et les nuits du 17 et du 18 octobre constitue à l’évidence une circonstance suffisante. Aucun juge ne discutera ce point, à ceci près qu’un couvre-feu sert à prévenir des troubles futurs et non à sanctionner une population pour des troubles passés. Il appartiendra donc aux maires et préfets de prouver que des saccages, destructions et pillages risquent de se reproduire. Attention toutefois au principe de proportionnalité Même si le juge sera tenté par une certaine indulgence à l’égard d’autorités dépassées et relativement désorientées face aux troubles, tout arrêté de couvre-feu, s’il fait l’objet d’un référé-liberté devant le juge administratif, sera analysé selon le principe de proportionnalité. Proportionnalité d’abord entre la gravité du trouble à anticiper et l’outil juridique couvre-feu, comme on vient de l’énoncer, mais aussi proportionnalité dans le temps, l’espace et les personnes concernées. Dans l’espace, l’interdiction ne doit concerner que les quartiers ou rues susceptibles de faire l’objet de dégradations et pillages, en l’occurrence les rues commerçantes, les abords des b'timents officiels susceptibles de constituer des cibles par exemple. Sauf exception, le couvre-feu n’est pas justifié dans les zones purement résidentielles où il est peu vraisemblable que des troubles se produisent. Cela a été"},{"title":"Des compétences juridiques en voie de disparition : trouver des commentaires d'arrêts des années 90... - Un blog pour l'information juridique","link":"https://www.precisement.org/blog/Des-competences-juridiques-en-voie-de-disparition-trouver-des-commentaires-d.html","id":3232034},{"title":"Violences urbaines : peut-on vraiment « bloquer l’accès à certaines plateformes », comme le propose Gabriel Attal ?","link":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-peut-on-vraiment-bloquer-lacces-a-certaines-plateformes-comme-le-propose-gabriel-attal/","id":3231674,"description":"Source :Compte X de Gabriel Attal, 19 octobre 2026 Etiqe :Difficile Contenu : La semaine dernière, le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, réclamait une loi pour couper l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, dans le contexte du mouvement lycéen. Depuis ce week-end de mobilisations marquées par des scènes d’émeutes, de dégradations de biens publics et de pillages de magasins à Paris, Lyon ou encore Marseille, c’est au tour de Gabriel Attal d’affirmer que « les réseaux sociaux ne peuvent pas être le point de ralliement des casseurs et le moteur du mimétisme violent. Lors des émeutes, nous devons pouvoir bloquer temporairement et de manière ciblée l’accès à certaines plateformes pour stopper l’effet de meute » . La bonne nouvelle pour Gabriel Attal, c’est que le cadre juridique existe déjà. Mais à y regarder de plus près, il n’est pas si facile à mettre en œuvre... Bloquer temporairement l’accès à certaines plateformes : possible en théorie Aucune loi ne prévoit aujourd’hui le blocage d’un réseau social pour faire face à des émeutes. Ce n’est pas nécessaire, car en cas de troubles d’une particulière gravité, le gouvernement peut s’appuyer sur la théorie des « circonstances exceptionnelles » : une jurisprudence ancienne qui permet à l’administration de prendre des mesures qu’aucun texte ne prévoit, sous le contrôle du juge. C’est d’ailleurs sur ce fondement que Gabriel Attal, alors Premier ministre, avait fait suspendre TikTok en Nouvelle-Calédonie en 2024 lors des manifestations violentes liées à la modification du corps électoral. Mais le Conseil d’État avait finalement annulé la mesure : s’il avait admis que les circonstances exceptionnelles pouvaient justifier un tel blocage, y compris au regard de la Convention européenne des droits de l’homme, il estimait que ses conditions de mise en œuvre n’avaient pas été respectées. Les conditions strictes pour interdire un réseau social Comme le Conseil d’État le rappelle dans la décision sur TikTok en Nouvelle-Calédonie, le blocage de plateformes, et en l’occurrence de réseaux sociaux, est soumis à plusieurs conditions. Premièrement, il faut faire face à des circonstances exceptionnelles « de nature, notamment, à entraver le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, à compromettre de manière immédiate la santé de la population ou son accès aux services essentiels, ou à porter atteinte à l’ordre public, dans des conditions d’une particulière gravité » . En ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie, le Conseil d’État avait reconnu l’existence d’une « période de troubles à l’ordre public d’une gravité exceptionnelle » marquée par des émeutes ayant conduit à de violents affrontements, à des agressions de personnes, au décès de plusieurs personnes, à des destructions, dégradations de b'timents publics notamment. Deuxièmement, le blocage d’accès à une plateforme n’est possible que si aucune mesure alternative moins attentatoire aux droits et libertés ne peut être prise pour faire face à la situation. Cela peut consister par exemple à demander à la justice le bannissement de certains comptes ou la suppression de certains posts illégaux. Enfin, le blocage complet n’est possible que pour une durée"},{"id":3230782,"description":"Source :France Info, 16 octobre 2026 Etiqe :Non Contenu : Dans un entretien vidéo publié le 9 octobre par le think tank Le Club des juristes , le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand a affirmé que l’article 89 de la Constitution était le seul permettant de réviser la Constitution, écartant donc la possibilité d’un référendum passant par l’article 11 . La question originelle portant plus précisément sur la capacité du Conseil à contrôler la mise en œuvre d’un référendum de l’article 11, mais le président ne donne pas de réponse tranchée ; il sous-entend que le Conseil pourrait le faire, au regard de sa jurisprudence Hauchemaille de 2000 . À la suite de cette interview, les députés RN et UDR ont déclaré le 16 octobre avoir saisi le Conseil constitutionnel, afin de lui demander de prononcer la démission d’office de Richard Ferrand. Ils considèrent en effet qu’il a violé les obligations qui incombent aux membres du Conseil constitutionnel. L’article 2 du décret du 13 novembre 1959 sur les obligations des membres du Conseil constitutionnel dispose que « les membres du Conseil constitutionnel s’interdisent en particulier pendant la durée de leurs fonctions : de prendre aucune position publique [...] sur des questions ayant fait ou étant susceptibles de faire l’objet de décisions de la part du Conseil » . Un recours qui n’en est pas un Ce « recours » a-t-il des chances d’aboutir ? Absolument aucune... puisqu’il ne s’agit pas d’un recours. Ni l’ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ni le décret de 1959 précité n’ouvrent de recours pour les tiers. La violation des obligations des conseillers constitutionnels peut donner lieu à leur démission d’office, en suivant la procédure minimale prévue aux articles 5 et 6 du décret. La procédure prévoit uniquement que « le Conseil constitutionnel apprécie, le cas échéant, si l’un de ses membres a manqué aux obligations générales et particulières mentionnées aux articles 1er et 2 du présent décret » (art. 5) et que « le Conseil constitutionnel se prononce au scrutin secret à la majorité simple des membres le composant, y compris ses membres de droit » (art. 6), sans nullement préciser comment exactement il peut être réuni. Pour autant, il est impossible de considérer que les tiers ont un droit à demander un vote du Conseil constitutionnel. Richard Ferrand est-il allé trop loin ? Une question demeure : Richard Ferrand a-t-il, en tout état de cause, violé ses obligations de membre du Conseil constitutionnel ? Pour certains juristes , le président des Sages est sorti de son rôle. Mais cette analyse n’est pas entièrement partagée. Il faut, en premier lieu, déterminer l’étendue des obligations des membres, pour ensuite vérifier si les propos du président du Conseil constituent bien une violation. La « position publique » ne fait ici pas de doute. Pour autant, le président s’est-il exprimé « sur des questions ayant fait ou étant susceptibles de faire l’objet de décisions de la part du Conseil » ? La réponse nous semble devoir être nuancée. La question de la modification de la Constitution par l’article 11 a effectivement « fait l’objet » d’une décision... mais en 1962, par une institution qui n’a plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui.","title":"Peut-on saisir le Conseil constitutionnel pour exclure Richard Ferrand ?","link":"https://lessurligneurs.eu/peut-on-faire-un-recours-au-conseil-constitutionnel-pour-exclure-richard-ferrand/"},{"id":3230783,"description":"Source :Compte X, le 17 octobre 2026 Etiqe :IA Contenu : La journée de mobilisation du 17 octobre, qui a réuni entre 550 000 et 800 000 manifestants selon les estimations du ministère de l’Intérieur et des organisateurs, aura également été marquée par des débordements. Un contexte favorable à la prolifération de fausses informations sur les réseaux sociaux. « Un couple de 80 ans a été dépouillé de ses effets personnels, roué de coups et retrouvé nu dans la rue » , affirme par exemple un internaute sur Facebook . « Nous avons atteint un point de non-retour » , renchérit un autre , relayant la même rumeur. Chacun de ces posts est accompagné d’une image censée représenter le couple agressé, certaines d’entre elles plaçant la scène aux abords de la place de la République, à Paris. Ces visuels ont en réalité été créés avec l'intelligence artificielle (IA), et l’information de ladite agression émane d’une source policière relayée par Le Parisien et BFM TV, que Les Surligneurs n’ont pas été en mesure de confirmer à l'heure actuelle. Une information relayée par BFM TV Alors que le départ de la manifestation parisienne avait été annoncé à 14h sur la place de la République, le live du Parisien dédié à la journée de manifestation publie une information aux alentours de 20h : un couple d’octogénaires aurait été agressé et dépouillé par des manifestants, citant les informations d’une « source policière » . En parallèle, sur BFM TV , à 20h54, Dominique Rizet, consultant police-justice, affirme en direct : « Je viens de lire, ce sont des informations de police, qu’un couple de 80 ans a été agressé à République, ils se sont fait dépouiller et ils se sont retrouvés quasiment nus » . Depuis, Le Parisien a supprimé cette information de son site, et Dominique Rizet n’a pas répondu à nos sollicitations. Auprès de nos confrères de CheckNews de Libération , le consultant affirme qu’il s’agissait d’ « une information source police qui [lui] a été communiquée hier à 20h47 alors [qu’il était] en direct » . Près de deux heures plus tard, à 22h22, le compte X @InfosIsraelNews publie un montage dénonçant des « émeutes en France » en marge desquelles « un couple de retraités [a été] dépouillé » . C’est la première occurrence que Les Surligneurs ont pu retrouver de l’image devenue virale. Au-delà du fait que la femme sur l’image n’a que quatre doigts à sa main gauche, une « hallucination » classique des IA, le post porte le label “Made with AI” (Fait avec l’IA). Une succession d’images créées par IA Dans les heures qui suivent, d’autres publications reprenant la rumeur apparaissent, accompagnées de nouvelles images censées montrer la scène. Sur celle-ci , par exemple, une image floutée montre un couple de dos entouré de deux individus habillés en noir. Les deux personnes, voûtées, semblent s’empresser de quitter les lieux alors qu’ils sont en sous-vêtements. Enfin, une troisième image montre un couple de personnes 'gées avec une couverture de survie. Pourtant, l’image comporte de nombreuses incohérences : le Lion présent au pied du Monument à la","title":"Rumeur d’octogénaires dépouillés le 17 octobre : les images qui circulent ont été générées par IA","link":"https://lessurligneurs.eu/rumeur-doctogenaires-depouilles-le-17-octobre-les-images-qui-circulent-ont-ete-generees-par-ia/"},{"title":"Manifestation du 17 octobre : le chef Philippe Etchebest a-t-il protégé l’un de ses restaurants contre les pillages ?","link":"https://lessurligneurs.eu/manifestation-du-17-octobre-le-chef-philippe-etchebest-a-t-il-protege-lun-de-ses-restaurants-contre-les-pillages/","id":3230784,"description":"Source :Compte Facebook, le 17 octobre 2026 Etiqe :IA Contenu : Au moins 3 000 commerces en France ont été touchés par des actes de vandalisme le week-end dernier, en marge de la manifestation contre la vie chère du 17 octobre, d’après des données du Ministère des Petites et moyennes entreprises, du Commerce et du Pouvoir d’achat. Parmi ceux-ci, on dénombre bien évidemment des cafés et restaurants . Et prétendument, selon des publications sur les réseaux sociaux, l’une des adresses du médiatique chef étoilé Philippe Etchebest. Dans une vidéo, ce dernier apparaît habillé d’une veste blanche de cuisine au col multicolore en train de hurler « Mollo, mollo ! C’est mon restaurant » , en direction de ce que l’on devine être des manifestants et des forces de l’ordre. « Ils vont le brûler » , s’inquiète le chef auprès de la personne qui le filme. « Philippe Etchebest essaye tant bien que mal de protéger son restaurant pendant les manifestations ! » , résume une publication Facebook . Mais cette séquence est-elle réelle ? Une vidéo modifiée Une recherche par image inversée nous a permis de retrouver la séquence originale sur TikTok . Celle-ci a été publiée sur le compte d’un influenceur suivi par près de 650 000 personnes sur la plateforme chinoise et a été vue plus de 2 millions de fois. Or, contrairement aux reprises sur Facebook, ce n’est pas Philippe Etchebest que l’on voit alors à l’écran, mais un jeune homme, avec des cheveux et des vêtements noirs. S’agit-il du propriétaire du restaurant qui se trouve derrière lui, le 808 Mac And Cheese, visible sur cette carte au croisement de la rue de Saintonge et du Boulevard du Temple dans le IIIe arrondissement de Paris ? Nous n’avons pas réussi à vérifier cette information. Nous savons en revanche de façon certaine qu’il ne s’agit pas de Philippe Etchebest, dont l’image a été manifestement détournée gr'ce à un outil d’intelligence artificielle. L’identité du chef n'apparaît pas en qualité de dirigeant du restaurant parisien sur l’annuaire public en ligne des entreprises . Ce dernier est, d’après son site Internet personnel, propriétaire de cinq établissements, tous basés à Bordeaux, ville dans laquelle il a grandi. Enfin, notons que d’après une publication sur son compte Facebook , en date du 19 octobre, Philippe Etchebest se trouverait actuellement « au bout du monde » . Soit, bien loin du tumulte parisien actuel. Auteurs : Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste L’article Manifestation du 17 octobre : le chef Philippe Etchebest a-t-il protégé l’un de ses restaurants contre les pillages ? est apparu en premier sur Les Surligneurs"},{"id":3229724,"description":"Source :Compte Facebook, le 12 octobre 2026 Etiqe :Prudence Contenu : Les bots russes seraient-ils le plus fervent soutien de l’AfD, parti d’extrême droite allemand ? Entre les jeudi 8 et dimanche 11 octobre , trois centres de données de Yandex – l’entreprise russe qui édite le moteur de recherche éponyme – ont été touchés par des frappes ukrainiennes. Depuis, de nombreux internautes affirment que l’activité des bots de désinformation du Kremlin – des robots sur Internet qui se font passer pour des humains dans le but de désinformer – aurait chuté et qu’on en observerait déjà les effets. « Le soutien à l’AfD [le parti d’extrême droite allemand Alternative pour l'Allemagne, ndlr] sur les réseaux sociaux a baissé de 56 % » , soutient un internaute . D’ autres en fournissent la prétendue preuve : un graphique, intitulé « activité quotidienne sur 3 mois [du soutien à l’AfD sur les réseaux sociaux] » , sur lequel une courbe linéaire chute brutalement. Au point le plus bas, un encart affiche « -56 % » . Partagé par l’ eurodéputé tchèque Tomáš Zdechovský , ce graphique est devenu viral sur les réseaux sociaux. Il est utilisé comme la preuve d’une supposée diminution des contenus en soutien à l’AfD après les frappes sur les infrastructures de Yandex. Y compris par les médias reconnus. Un article du Parisien , publié le 12 octobre dernier, se réfère toujours au post X de l’eurodéputé pour affirmer que les activités de bots qui soutenaient l’AfD ont chuté. Et ce, alors même que l’élu tchèque avait indiqué que les indications contenues dans le graphique devaient être « confirmées » . Et pour cause. Le graphique ainsi que la rumeur qui l’accompagne ont depuis fait l’objet de nombreux débunks de la part de médias français ( ici ou là ) comme étrangers ( ici ou là ). Et tous arrivent à une même conclusion : le schéma n’est pas fiable et ne permet pas de prouver une quelconque baisse des contenus soutenant l’AfD sur les réseaux sociaux à la suite des frappes sur les data centers russes. Incohérences et absence de source Le graphique présente de nombreuses anomalies, comme ont pu le constater plusieurs médias avant Les Surligneurs (comme ici ou là ). Tout d’abord, gr'ce à une recherche d’image inversée, Les Surligneurs ont pu constater qu’il circulait au moins depuis le 11 octobre . Or, sur celui-ci, la courbe se prolonge jusqu’au 15 octobre, soit au moins quatre jours après sa diffusion. Autrement dit : le graphique se baserait sur de futures données, qui n’existaient pas lorsqu’il a été publié. Autre incohérence constatée : sur l’axe des abscisses – celui qui est horizontal –, les distances entre les gradations de temps sont inégales. En outre, hormis les dires des internautes, il n’est précisé nulle part que cette « activité quotidienne sur 3 mois » représentée sur le graphique ait un quelconque lien avec le soutien sur les réseaux sociaux de l’AfD - elle est seulement inférée par les commentaires qui accompagnent le schéma. Une possible origine artificielle Aucune indication ne permet d’identifier la source de ce tableau ni les données et la méthodologie sur lesquelles il s’appuie. Et pour cause, il a certainement été généré au moyen","title":"Frappes sur des data centers en Russie : le soutien à l’AfD sur les réseaux sociaux a-t-il baissé de 56 % ?","link":"https://lessurligneurs.eu/frappes-sur-des-data-centers-en-russie-le-soutien-a-lafd-sur-les-reseaux-sociaux-a-t-il-baisse-de-56/"},{"id":3229721,"description":"Source :Conférence de presse, 14 octobre 2026 Etiqe :Inconstitutionnel Contenu : Le Rassemblement national remet sur la table sa proposition de réviser la Constitution par la voie du référendum de l’article 11. Le 14 octobre, Marine Le Pen a déclaré : « Il est légitime et naturel que les Français puissent s’exprimer sur la modification de la Constitution […] qui vise entre autres à constitutionnaliser le droit des étrangers afin que nous puissions retrouver la maîtrise de l’immigration dans notre pays » . Quelques jours plus tôt, Richard Ferrand était interrogé sur cette question . Le président du Conseil constitutionnel a écarté la possibilité de réformer la Constitution par un référendum de l’article 11, en rappelant que l’article 89 est selon lui la seule voie de révision. Une intervention qui lui valut les foudres du parti d’extrême-droite . La révision de la Constitution par référendum en 1962 Pour défendre sa position, Marine Le Pen renvoie au précédent de 1962, lorsque l’article 11 avait servi à organiser un référendum sur l’élection du président de la République au suffrage universel. Le général de Gaulle, alors président de la République, a fait réviser la Constitution en passant par le référendum de l’article 11 . Cette révision n’était pas conforme à la Constitution, puisque celle-ci ne peut être révisée qu’en passant par l’article 89 . Pour rappel, l’article 11 de la Constitution permet d’adopter une loi ordinaire, c’est-à-dire non constitutionnelle, par la voie du référendum, et non par le Parlement. Certes, le Conseil constitutionnel s’était à l’époque déclaré incompétent pour contrôler la constitutionnalité de cette loi adoptée par référendum. Pour autant, le Conseil n’est pas tenu par la règle du précédent : il est libre de faire évoluer sa jurisprudence, tant qu’il respecte les textes. De plus, l’absence de contrôle de la violation de la règle n’équivaut pas à une absence de règle. L’immigration, un thème déjà ouvert au référendum législatif Le RN n’a pas besoin de réviser la Constitution pour soumettre la question migratoire aux Français. Dans une décision du 11 avril 2024 , saisi d’une proposition de loi référendaire des Républicains, le Conseil a jugé qu’une réforme de prestations sociales, d’aides à la mobilité et d’hébergement susceptibles de bénéficier à des étrangers relevait de la politique sociale de la nation, thématique ouverte au référendum. Un référendum législatif portant sur certains aspects de l’immigration est donc envisageable. Mais une loi référendaire reste soumise à la Constitution. Dans cette même décision, le Conseil a censuré la condition de cinq ans de résidence, ou de trente mois d’activité, imposée aux étrangers non européens en situation régulière pour bénéficier de certaines prestations, jugée disproportionnée au regard des alinéas 10 et 11 du Préambule de 1946. C’est précisément cet obstacle que le RN entend lever en « constitutionnalisant » le droit des étrangers, ce que seul l’article 89 permet. L’annulation du décret de","title":"Le Rassemblement national pourra-t-il modifier la Constitution par référendum ?","link":"https://lessurligneurs.eu/le-rassemblement-national-pourra-t-il-modifier-la-constitution-par-referendum/"},{"title":"Abstention sur un vÅu contre lâexcision : ce que les attaques contre Bally Bagayoko occultent","link":"https://lessurligneurs.eu/abstention-sur-un-voeu-contre-lexcision-ce-que-les-attaques-contre-bally-bagayoko-occultent/","id":3229722,"description":"Source :Compte Facebook, le 10 octobre 2026 Etiqe :Manque de contexte Contenu : On le traite de « pervers » , de « barbare » , de « traître » , on lui souhaite « la prison » ... Depuis qu’il s'est abstenu de voter un vœu pour la protection des filles et des femmes contre l'excision lors d’un conseil municipal, Bally Bagayoko fait l’objet d’attaques et d’injures particulièrement virulentes. Plusieurs publications circulant en ligne ont soufflé sur les braises de cette polémique alimentée par des médias d’extrême droite . Sur les réseaux sociaux, le maire La France insoumise (LFI) de Saint-Denis est accusé de clientélisme politique à l’égard de la communauté musulmane (comme ici , par exemple), voire de consentir intimement à cette pratique mutilante, dévastatrice pour la santé des femmes et des filles. Bally Bagayoko serait « discrètement favorable à cette horreur qu’est l’excision » ; son abstention lors du vote équivaudrait à « l'acquiescement de cette pratique barbare et mutilante d'un autre temps » , écrivent des internautes. Or, ces accusations ignorent tout à la fois le contexte du vote, la portée du vote abstentionniste en démocratie locale et les prises de position publiques de l’édile insoumis. L’analyse des débats révèle que le désaccord ayant conduit le maire à s'abstenir porte sur une loi nationale en cours d’adoption et non sur la lutte contre l’excision à Saint-Denis, comme le décryptent nos confrères de 20 minutes . Un vœu à enjeu double Reprenons depuis le début. Le 24 septembre 2026, le conseil municipal de Saint-Denis débat d’un vœu sur la lutte contre l’excision déposé par l'opposition. Pour rappel, un vœu consiste en l’expression d’une prise de position sur des sujets intéressant la vie locale, indique le Code général des collectivités territoriales . Il est dénué de portée juridique . En France, les estimations officielles recensent près de 139 000 femmes vivant avec les séquelles d'une excision . « Cette réalité se constate à la maternité du centre hospitalier de Saint-Denis-de-la-Fontaine où 13% des femmes prêtes à accoucher sont excisées » , a détaillé Marguerite Mboulé, conseillère municipale du groupe d'opposition Socialistes, Écologistes et Citoyens, à l’origine de la proposition. Intitulé « Vœu pour la protection des filles et des femmes contre l’excision et les mutilations sexuelles féminines et pour l’adoption de la loi inté grale VSS « , le vœu soumis à délibération mêlait deux niveaux : l’un local, l’autre national. Il appelait également à soutenir la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants, alors examinée au Parlement. « Il y a des articles spécifiquement dans cette loi qui portent sur le sujet de l'exc ision » , a justifié l’élue socialiste d’opposition Katy Bontinck. Une abstention sans incidence Lors du conseil, la majorité a soutenu le volet du vœu consacré à la lutte contre l’excision. Ce n’est pas le maire, Bally Bagayoko, mais sa première adjointe, Cécile Gintrac, qui s’est d’abord exprimée : « Les groupes de la majorité vous remercient pour cette proposition de vœu et le soutient. » En"},{"title":"Violences urbaines : l’état d’urgence pourrait-il être déclaré ?","link":"https://lessurligneurs.eu/violences-urbaines-letat-durgence-pourrait-il-etre-declare/","id":3229723,"description":"Source :compte X de Bruno Retailleau, le 18 octobre 2026 Etiqe :À nuancer Contenu : Deux jours après la mobilisation du 17 octobre, marquée par des pillages et des incendies à Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, Lille, Limoges ou Rouen, le débat s’est déplacé sur le terrain juridique. Dimanche 18 octobre, Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle, a demandé au président de la République de réunir « sans délai » le Conseil des ministres pour déclarer l’état d’urgence, « comme cela a été fait en 2005 » lors des émeutes dans les banlieues, estimant que « les moyens ordinaires ne suffisent plus » . Lundi 19 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé aux préfets de déclencher des couvre-feux « partiels » et « localisés » , sans exclure l’état d’urgence « si c’est nécessaire » , tout en le jugeant moins adapté à ce stade. Ce que dit la loi de 1955 L’ article 1 er de la loi du 3 avril 1955 qui permet d’instaurer l’état d’urgence ne prévoit que deux hypothèses : un « péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public » , ou des événements présentant, par leur nature et leur gravité, « le caractère de calamité publique » . C’est la première qui serait ici en cause, la seconde visant plutôt les catastrophes naturelles ou technologiques. Des violences urbaines simultanées dans plusieurs villes peuvent y entrer. Le précédent de 2005 le montre : après près de deux semaines d’émeutes, l’état d’urgence avait été déclaré par un décret du 8 novembre , applicable dès le lendemain sur tout le territoire métropolitain, avec des mesures spécifiques pour une liste de zones urbaines ( voir le tableau en annexe du décret ). Saisi en référé, le Conseil d’État avait jugé que le président de la République disposait d’un « pouvoir d’appréciation étendu » pour déclarer l’état d’urgence et en définir le champ territorial. Le régime a été déclenché plus récemment en Nouvelle-Calédonie , en mai 2024. L’appréciation relève donc largement de l’exécutif, tout en pouvant être soumise au juge : lors des émeutes de 2005, le Conseil d’État avait relevé, pour juger l’état d’urgence légal, qu’il y avait eu une aggravation continue des violences urbaines, qu’elles s’étaient propagées sur une partie importante du territoire et qu’elles portaient gravement atteinte à la sécurité publique. Au regard de ce précédent de 2005, les violences de samedi 17 octobre ne sont peut-être pas encore suffisantes pour rendre légale une déclaration d’état d’urgence. Les couvre-feux n’ont pas besoin de l’état d’urgence pour être imposés Un couvre-feu peut être décidé par un préfet ou par un maire au titre de leurs pouvoirs de police générale, même hors d’état d’urgence. Lors des émeutes de juin 2023, des dizaines de communes y ont eu recours, et le juge administratif a validé ces arrêtés dès lors qu’ils étaient limités dans le temps et dans l’espace, et assortis de"},{"description":"Du sujet au MP4, musique comprise, sans monteur ni équipe","id":3229248,"link":"https://dariadecrypteia.substack.com/p/creer-une-video-de-sensibilisation","title":"Créer une vidéo de sensibilisation avec Claude : le pas-à-pas complet"},{"link":"https://lessurligneurs.eu/les-adultes-handicapes-vont-ils-perdre-une-aide-versee-par-la-caf/","title":"Les adultes handicapés vont-ils perdre une aide versée par la Caf ?","description":"Source :Compte Facebook, le 12 octobre 2026 Etiqe :Erroné Contenu : C’est un changement majeur pour certains allocataires de l'AAH, l’allocation aux adultes handicapés. Au 1ᵉʳ janvier 2027, il ne leur sera plus possible de cumuler cette aide avec l’ASS, l’allocation de solidarité spécifique. « Aucun dispositif d’information spécifique des bénéficiaires concernés ne semble mis en œuvre » , a déploré APF France handicap dans un courrier du 27 août 2026 adressé au directeur général de la cohésion sociale (DGCS). Autrement dit, les Français concernés – environ 15 000 selon l'association – pourraient ne pas être au courant qu’ils vont perdre des ressources au 1ᵉʳ janvier 2027. Lesquelles précisément ? Sur les réseaux sociaux, plusieurs publications affirment de façon erronée que « des milliers de bénéficiaires vont perdre une aide de la Caf » . En réalité, les concernés vont perdre le bénéfice de l’ASS, aide versée par France Travail. Le versement de l’AAH par la Caf n’est, lui, pas affecté. AAH et ASS : deux logiques différentes Comme le rappelle le média spécialisé Handicap.fr , « l'AAH et l'ASS répondent à deux logiques différentes. L'AAH, versée par la Caf, vise à garantir un revenu minimal aux personnes en situation de handicap disposant de faibles ressources. Son attribution dépend notamment du taux d'incapacité reconnu par la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées ( CDAPH ) et des ressources du bénéficiaire. » L'ASS, versée par France Travail, est destinée quant à elle aux demandeurs d’emploi en fin de droits. C’est cette aide que les bénéficiaires de l’AAH ne pourront plus percevoir. Cette interdiction de cumul n’est pas nouvelle. Elle a été actée il y a dix ans, dans le cadre des travaux de la mission Sirugue sur la réforme des minima sociaux. En 2017, le gouvernement avait pris plusieurs mesures relatives au régime de solidarité dans sa loi de finances. Notamment, l’impossibilité de cumuler l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Une exception a toutefois été instaurée pour les personnes qui bénéficiaient déjà du cumul des deux allocations au 31 décembre 2016. Celles-ci ont été autorisées à continuer de les cumuler à titre dérogatoire dans la limite de dix ans, soit jusqu'au 31 décembre 2026. L’AAH priorisée La fin de cette dérogation au 1ᵉʳ janvier 2027 n’affecte en aucun cas le versement de l’AAH par la Caisse des allocations familiales (Caf), qui est, au contraire, priorisé, comme l’indique une instruction de France Travail (ex-Pôle Emploi), du 9 janvier 2017. « La mesure de non cumul ASS/AAH prévoit le versement prioritaire de l’AAH sur l’ASS (article 87 de la loi de finances 2017). […] La mesure de non cumul […] conduit à l’interruption du versement de l’ASS par Pôle Emploi au profit de l’AAH versée par les Caisses d’allocations familiales (CAF) et les Mutualités sociales agricoles (MSA). » Il est donc erroné d’affirmer que des milliers de bénéficiaires de l’AAH vont perdre l’aide que leur verse la Caf. En revanche, il est vrai de dire qu’au 1ᵉʳ janvier 2027, il ne leur sera plus possible de","id":3223102},{"description":"Source :Compte Facebook, le 9 octobre 2026 Etiqe :Faux Contenu : En période de campagne électorale, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de partager des informations a priori sensationnelles. Sur Facebook, certains internautes ont manqué de prudence en (ré)affirmant que Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle de 2027 , possèderait « un patrimoine de 2 465 000 euros » et toucherait « 36 105 euros par mois d’argent public » . Cette affirmation est un serpent de mer des réseaux sociaux au moins depuis... 2015 . Si elle a déjà été débunkée par nos confrères du Monde ou encore de l’ AFP , il convient de la questionner à l’aune de la situation actuelle du candidat insoumis, alors qu’il n’exerce plus de mandat électif depuis juin 2022. Une déclaration de patrimoine de mars 2022 Depuis la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en décembre 2013, les élus et candidats à l’élection présidentielle doivent effectuer une déclaration patrimoniale en amont du scrutin. Depuis le 1er juillet 2022, cette déclaration est accompagnée d’une seconde, concernant les fonctions et intérêts des élus et candidats. Candidat récurrent à l’élection présidentielle depuis le scrutin de 2012, Jean-Luc Mélenchon a effectué ses déclarations comme le dispose la loi. Celles-ci sont supprimées du site de la HATVP après l’élection présidentielle pour les candidats malheureux. Néanmoins, une recherche d’archives permet de remettre la main dessus, ici et ici . Si elles ne font pas l’objet d’un contrôle de la part de la HATVP, ces déclarations permettent tout de même d’apprécier la situation d’un candidat. Ainsi, en mars 2022, Jean-Luc Mélenchon déclarait détenir un appartement d’une valeur de 1 200 000 euros et une maison estimée à 170 000 euros. Sur ses comptes en banque, un peu moins de 100 000 euros, et un emprunt en cours de remboursement pour lequel il devait encore s’acquitter de 99 145 euros. Dès lors, aux dernières nouvelles et selon les seules informations publiques disponibles, Jean-Luc Mélenchon ne possédait pas un patrimoine de « 2 465 000 euros » comme l’affirment différents internautes sur Facebook. Lors de la prochaine déclaration patrimoniale qu’effectuera Jean-Luc Mélenchon, en amont du premier tour de la présidentielle le 18 avril 2027, ces chiffres pourront être mis à jour. Plus de mandats en cours Concernant l'argent public que le candidat insoumis touche chaque mois, il est plus difficile de répondre. En termes d'indemnités, cette somme est nulle. En effet, depuis le 21 juin 2022, Jean-Luc Mélenchon n’exerce plus de mandat électif. Mais l’ancien leader du Front de gauche a eu une longue carrière politique : député français, député européen, sénateur ou encore ministre délégué à l’Enseignement professionnel. Ces nombreux mandats ouvrent des droits à la retraite. Encore faut-il en vouloir. « Je ne touche aucune retraite sur mes activités passées, quoi que j’en aie l’'ge, car j’estime avoir un revenu suffisant et que je suis solidaire » , pouvait-on lire, en avril 2013, sur le blog de Jean-Luc Mélenchon , semblant indiquer que l’insoumis avait renoncé, au moins temporairement, à ses droits. Mais quelques années plus tard, un autre son de cloche se faisait","id":3221828,"link":"https://lessurligneurs.eu/jean-luc-melenchon-possede-t-il-un-patrimoine-de-2-465-000-euros/","title":"Jean-Luc Mélenchon possède-t-il un patrimoine de 2 465 000 euros ?"},{"title":"Ceuta : les aides et régularisations accordées aux étrangers provoquent-elles un « appel d’air migratoire » ?","link":"https://lessurligneurs.eu/ceuta-les-aides-et-regularisations-accordees-aux-etrangers-provoquent-elles-un-appel-dair-migratoire/","id":3221829,"description":"Source :Jordan Bardella, le 12 octobre Etiqe :infondé Contenu : En visite dans l'enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc, le 12 octobre , le patron du RN, Jordan Bardella, a mobilisé un concept central dans la critique des politiques migratoires par son parti : « l'appel d'air ». Aux côtés de Santiago Abascal, leader du parti d'extrême droite espagnol Vox, il a évoqué les incidents survenus les 30 et 31 juillet 2026 dans l'enclave. Plus de 72 000 migrants avaient alors franchi la frontière espagnole avant d'être, pour la quasi-totalité, renvoyés au Maroc. L'épisode, lors duquel 141 personnes seraient mortes selon l'Association marocaine des droits humains , avait entraîné le déploiement de forces militaires à Ceuta et une crise politique en Espagne. « La naïveté migratoire de la gauche s'est traduite ici concrètement par un appel d'air aux conséquences gravissimes » , a déclaré le président du Rassemblement national, établissant un lien entre les événements de l'été et la politique du gouvernement de Pedro Sánchez. L'eurodéputé ciblait, en creux, la vague de 500 000 régularisations de travailleurs étrangers amorcée par l'Espagne en 2026. Le tournant de Sangatte L'idée que des politiques favorables à l'accueil des personnes étrangères puissent être à l'origine d'arrivées massives n'est pas nouvelle. C'est même un argument récurrent du débat public en matière d'immigration, régulièrement repris par les internautes . Le sociologue Smaïn Laacher, dans une étude de la Fondation Jean Jaurès , voit un tournant au moment de la fermeture du centre d'hébergement de Sangatte, dans le Pas-de-Calais, en 2002. Le concept d'appel d'air est alors mobilisé pour justifier le démantèlement de la structure dont l'existence expliquerait l'afflux de migrants tentant de rejoindre le Royaume-Uni. « Le principe avancé voudrait que le flux de migrants se dirige là où les droits sont les plus avantageux et où les conditions sont les meilleures » , explique le directeur de l'observatoire de l'asile et du fait migratoire de la fondation. Cette logique peut-elle être confirmée par les chiffres ? Non, aucune étude n'établit de causalité entre des lois favorables à l'accueil et une augmentation du flux migratoire. D'après l'Institut convergences migrations rattaché au CNRS, qui rassemble plus de 700 chercheurs de plusieurs disciplines, « aucune corrélation » n'existe. Cette absence de lien s'élargit même à tout ce qui pourrait être considéré comme relevant d'une amélioration de l'accueil, comme la solidarité associative. En 2023, quatre scientifiques ont ainsi publié dans la revue Nature une étude sur le potentiel appel d'air généré par les opérations de sauvetage menées par des ONG. Ils ont étudié le nombre de tentatives de traversées en Méditerranée centrale entre 2010 et 2020 en se concentrant notamment sur trois périodes clés, soit de sauvetage (institutionnel ou associatif), soit au contraire de refoulement par les autorités. Leur rapport conclut que les activités de secours n'augmentent pas les traversées, mais diminuent la mortalité en mer. Les actions de refoulement tendent en revanche à réduire les tentatives, mais au prix de violations documentées des droits humains. La situation du pays de"},{"description":"Gemini (Google), Perplexity, OpenAI (ChatGPT) ont automatisé dès 2024 avec leurs Web Search (un RAG sur le Web) puis leurs Deep Research la recherche documentaire, les étapes de cette même recherche documentaire et la synthèse des résultats de celle-ci — ils ne savent toutefois ni chercher la petite bête ni passer les paywall ... Les Deep Research de Google et Perplexity font partie de l'abonnement payant, celui d'OpenAI est gratuit mais moins puissant que celui de Google. Claude (...) - Logiciels, Internet, moteurs de recherche / recherche documentaire , moteur de recherche , logiciels, Internet, moteurs de recherche , logiciels experts - intelligence","id":3221775,"link":"https://www.precisement.org/blog/Et-si-Google-fermait-son-moteur-de-recherche.html","title":"Et si Google fermait son moteur de recherche ?"},{"description":"Source :Les Grandes Gueules de RMC, 5 octobre 2026 Etiqe :Difficile Contenu : Interrogé à propos d’une mobilisation lycéenne à l’antenne des Grandes Gueules de RMC , Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence, plaide pour l’adoption d’une loi destinée à « encadrer » les réseaux sociaux afin de prévenir des violences. « Nous pensons que les réseaux sociaux radicalisent et amplifient les revendications initiales. Donc il faut les encadrer. On veut éviter les émeutes. Nous voulons qu’une loi soit votée, et que cette loi permette de couper temporairement l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs. » Cette proposition n’est pas inédite. Elle est partagée dans le débat public, même avant la mobilisation lycéenne . Mais que signifie concrètement « encadrer » les réseaux sociaux ? Une telle loi pourrait-elle aller jusqu’à en suspendre l’accès pour éviter des émeutes ? Le Parlement peut prévoir des restrictions, mais un blocage national des réseaux sociaux pour les mineurs, même temporaire, serait particulièrement difficile à justifier au regard des libertés fondamentales. Le précédent de la Nouvelle-Calédonie ne peut pas être transposé Le maire de Salon-de-Provence prend l’exemple de la suspension de TikTok décidée en mai 2024 en Nouvelle-Calédonie comme la preuve qu’un blocage territorial est possible. La décision avait été prise par le Premier ministre, Gabriel Attal, qui avait également décrété l’état d’urgence. Saisi par la Ligue des droits de l’Homme et la Quadrature du Net sur ce blocage, le Conseil d’État l’a jugé illégal et l’a annulé. Selon le juge administratif, le blocage était disproportionné et avait été décidé pour une durée indéterminée. Il a toutefois admis qu’un réseau social puisse, en présence de circonstances exceptionnelles, être interrompu provisoirement sous des conditions strictes. La mesure doit être indispensable face à des événements d’une gravité exceptionnelle, il ne doit pas être possible de mettre en œuvre une solution moins restrictive et la mesure doit s’appliquer sur une durée limitée au temps strictement nécessaire. Le Conseil d’État avait aussi estimé qu’un tel blocage suppose en principe une base légale. Le maire de Salon-de-Provence en tire la nécessité d’une loi, mais les mêmes conditions fixées par le juge s’appliqueraient. Une loi ne pourrait pas instaurer librement un blocage préventif Le Parlement peut fixer des règles applicables aux services numériques. Il ne dispose toutefois pas d’un pouvoir sans limite. Une loi organisant le blocage d’un réseau social devrait respecter la liberté de communication garantie par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen , ainsi que les exigences rappelées par le Conseil d’État. Dans sa décision du 14 août 2026 , le Conseil constitutionnel a censuré l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de 15 ans. Il a jugé qu’une interdiction générale et absolue portait une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de communication. Il faut noter ici que la loi voulue par le maire de Salon-de-Provence n’a pas pour but de protéger les mineurs, comme celle partiellement censurée en","id":3220196,"link":"https://lessurligneurs.eu/mobilisation-lyceenne-peut-on-restreindre-les-reseaux-sociaux-pour-les-mineurs/","title":"Mobilisation lycéenne : peut-on restreindre les réseaux sociaux pour les mineurs ?"},{"title":"Et si Google fermait à terme son moteur de recherche ?","link":"https://www.precisement.org/blog/Et-si-Google-fermait-a-terme-son-moteur-de-recherche.html","id":3220003,"description":"Gemini (Google), Perplexity, OpenAI (ChatGPT) ont automatisé dès 2024 avec leurs Web Search (un RAG sur le Web) puis leurs Deep Research la recherche documentaire, les étapes de cette même recherche documentaire et la synthèse des résultats de celle-ci — ils ne savent toutefois ni chercher la petite bête ni passer les paywall ... Les Deep Research de Google et Perplexity font partie de l'abonnement payant, celui d'OpenAI est gratuit mais moins puissant que celui de Google. Claude (...) - Logiciels, Internet, moteurs de recherche / recherche documentaire , moteur de recherche , logiciels, Internet, moteurs de recherche , logiciels experts - intelligence"},{"title":"Attention à cette fausse vidéo montrant Lady Diana vivante","link":"https://lessurligneurs.eu/attention-a-cette-fausse-video-montrant-lady-diana-vivante/","id":3218895,"description":"Source :Compte Facebook, le 7 octobre 2026 Etiqe :Généré par IA Contenu : C’est probablement l’accident de voiture qui a suscité le plus d’émotions dans le monde entier : celui qui a coûté la vie à Lady Diana, son compagnon Dodi Al-Fayed et le chauffeur de leur véhicule, la nuit du 31 août 1997 à Paris. « Le drame s'est déroulé à 00h30, sous le pont de l'Alma à Paris. En voiture, Diana Spencer, princesse de Galles, et son compagnon, Dodi Al-Fayed, tentent d'échapper aux paparazzis. Le chauffeur perd le contrôle de la Mercedes. C'est l'accident. » , résume l’Institut national de l’audiovisuel (INA) dans une vidéo d’archives . Un accident mortel dont semblent douter certains internautes. Sur les réseaux sociaux, des publications ont diffusé ces jours-ci une supposée vidéo de Lady Diana parlant face caméra. Dans un message simple et de quelques secondes, celle-ci déclarerait notamment qu’elle a « un peu vieilli » , depuis sa dernière apparition en public. « Elle n’est pas morte » , assurent des internautes sur Facebook et X . Si la princesse de Galles, dont les obsèques ont réunies entre 1 à 2,5 milliards de téléspectateurs , était encore vivante, il y aurait eu fort à parier que la nouvelle fasse la Une des journaux. Pourtant, cette supposée révélation n'a été reprise par aucun média. Et pour cause, la vidéo est fausse et a, en réalité, été générée au moyen d'une intelligence artificielle (IA). Une origine artificielle non précisée Gr'ce à une recherche d'image inversée, Les Surligneurs ont retrouvé l’origine de cette vidéo. Elle a été publiée le 4 octobre dernier sur un compte TikTok . Dans la description de ce post, il est précisé que la publication « contient des médias générés par IA » . Autrement dit, cette vidéo est un faux, ce n’est pas Lady Diana que l’on voit à l’écran mais une reconstitution d’elle. Une consultation du compte source permet d’ailleurs de constater que les vidéos posthumes créées par l’IA y sont nombreuses – exemple ici et là – et que deux autres vidéos reprenant l’image de Lady Diana y ont été postées. L’une d’elles a été vue près de 150 000 fois, à la date du 15 octobre 2026. Sur son site Internet , le réseau social chinois précise qu’il demande à ses créateurs d’indiquer le recours à l’IA, notamment pour « empêcher la propagation de fausses informations » . Mais ce garde-fou n'a pas empêché que la vidéo soit relayée sur d'autres plateformes sans que son origine artificielle ne soit précisée. Ce n’est pas la première fois que la mort de la princesse Diana fait l'objet de théories sulfureuses et de désinformations, comme en témoigne cette liste non exhaustive d’articles de presse de : Reuters , Full Fact , USA Today , RTBF , Maldita . Auteurs : Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste Relectrice : Maylis Ygrand, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste L’article Attention à cette fausse vidéo montrant Lady Diana vivante est apparu en premier sur Les Surligneurs"},{"description":"Boston, MA – 13 October 2026 – OASIS Open, the international open source and standards consortium, announced that Akoma Ntoso Version 2.0. Part 2: Specifications, defining AKN 3.1, has been approved as an OASIS Standard, the highest level of ratification. Developed by OASIS LegalDocumentML Technical Committee (LegalDocML TC) members from industry, government, and academia, Akoma [...] Boston, MA – 13 October 2026 – OASIS Open, the international open source and standards consortium, announced that Akoma Ntoso Version 2.0. Part 2: Specifications, defining AKN 3.1, has been approved as an OASIS Standard, the highest level of ratification. Developed by OASIS LegalDocumentML Technical Committee (LegalDocML TC) members from industry, government, and academia, Akoma","id":3218423,"link":"https://www.oasis-open.org/2026/10/13/akoma-ntoso-v2-0-approved-as-oasis-standard-for-machine-readable-legal-and-legislative-documents/","title":"Akoma Ntoso V2.0 Approved as OASIS Standard for Machine-Readable Legal and Legislative Documents"},{"title":"Flot, croissant, de contentieux administratifs : l’IA augmente une vague que le juge espère endiguer... avec l’IA [VIDEO, article, dessin... et poème]","link":"https://blog.landot-avocats.net/2026/10/13/flot-croissant-de-contentieux-administratifs-lia-augmente-une-vague-que-le-juge-espere-endiguer-avec-lia-video-article-dessin-et-poeme-2/","id":3218424,"description":"Nouvelle diffusion Flot, croissant, de contentieux administratifs : l’IA augmente une vague que le juge espère endiguer... avec l’IA. VOYONS CECI DE DIVERSES MANIÈRES... VIDEO (2...... Nouvelle diffusion Flot, croissant, de contentieux administratifs : l’IA augmente une vague que le juge espère endiguer... avec l’IA. VOYONS CECI DE DIVERSES MANIÈRES... VIDEO"},{"title":"The (Currently) Uneven Intelligence of AI in Comparative Constitutional Law","link":"https://verfassungsblog.de/the-currently-uneven-intelligence-of-ai-in-comparative-constitutional-law/","id":3218421,"description":"This article belongs to the debate » Thinking Machines, Thinking Lawyers14 October 2026The (Currently) Uneven Intelligence of AI in Comparative Constitutional Law From Years of Research to a Single Prompt? Artificial intelligence (AI) has the potential to accelerate and improve the quality of research. This potential has inspired numerous projects exploring how AI could help scholarship on constitutional law. For example, there is research using AI to interpret constitutions,1) apply constitutional principles,2) and predict court rulings.3) Even the question of whether AI could improve the process of constitution-making has been studied.4) AI’s potential is particularly significant for comparative constitutional research. Systematically comparing legal systems requires locating sources from different jurisdictions, which are often difficult to access and only available in local languages. The creation of comparative legal datasets has thus involved considerable personnel, time, and financial resources. AI can overcome many of these obstacles. AI models can search for and translate foreign-language sources, filter them, and convert the filtered information into a dataset. In doing so, AI offers the prospect of datasets — which previously required years of research and the efforts of numerous experts and research assistants to compile — being just a prompt away. However, whether AI models can generate comparative law datasets that are qualitatively comparable to human-coded datasets has not yet been addressed (although Guha et al provide an example for a broader legal benchmarking exercise).5) We therefore conducted our own benchmarking study.6) We found evidence suggesting that recent AI models may be able to code simple factual data, but they are likely unreliable substitutes for expert human coders when conceptual or interpretive judgment is required. The Benchmarking Project: Seven Coding Tasks, Four Datasets, Two LLMs In our project, we tested the ability of two large language models (LLMs) to code different types of information relevant to comparative constitutional law. We specifically assessed whether LLMs can reproduce information from four existing comparative constitutional law datasets, all of which were compiled through human coding and which served as a ‘ground truth’ for our exercise. From these datasets, we asked the LLMs to code seven variables, which can be thought of as seven tasks relevant to the creation of comparative constitutional law datasets. Each of these tasks is either a test of fact-finding or reasoning abilities. First, from the Executive Term Limit Evasion Dataset,7) we drew information on whether presidents in 106 presidential systems have evaded constitutionally mandated term limits between 2000 and 2019. The dataset includes one variable on whether presidents attempt to overstay past the end of their term. The second variable captures what strategies executives use for doing so, such as amending the constitution, replacing it with a new one, or asking the court to interpret term limits out of the constitution. While determining whether a president overstayed is a fact-finding task, assessing the strategy used to do so requires reasoning. Second, from the Comparative Constitution Making Dataset,8) we drew information on the process by which constitutions were adopted in democracies between 1900 and 2015. This dataset also includes fact-finding variables such as (1) whether citizens were involved in the formulation, discussion, or submission of reform proposals, and (2) whether citizens participated in popular referendums at any stage in the process. The dataset’s most important variable (3) captures whether constitutions reflect ‘plural elite agreement,’ that is, whether all relevant elite factions in society were involved and represented during the process. The recreation of this variable requires reasoning. Third, from the Characteristics of National Constitutions Dataset9), we drew on its coding of 43 first-generation constitutional"},{"title":"Law Librarianship for Beginners: Reflections on my First 6-Months as a Legal Information Professional","link":"https://www.slaw.ca/2026/10/13/law-librarianship-for-beginners-reflections-on-my-first-6-months-as-a-legal-information-professional/","id":3218422,"description":"Last November, I found a job posting for a part-time law librarian position. My hopes were low; I was still a Master of Information (MI) student, and I had no law library experience. Regardless, I applied. Last November, I found a job posting for a part-time law librarian position. My hopes were low; I was still a Master of Information (MI) student, and I had no law library experience. Regardless, I"},{"description":"Source :Compte Facebook, le 4 octobre 2026 Etiqe :Faux Contenu : Condamnées à rester sur le plancher des vaches ? Trois ans après la levée de l’état d’urgence sanitaire mondial par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les personnes vaccinées contre le coronavirus pourraient bien s’en mordre les doigts. À en croire certains internautes , « les compagnies aériennes commence[raient] à interdire l’accès aux personnes vaccinées après la mort de pilotes due au pseudo vaccin anti-covid » . Ils en veulent pour preuve une vidéo dans laquelle un présentateur de la chaîne australienne Sky News (aujourd’hui News24) affirme que « les compagnies aériennes en Espagne et en Russie avertissent les gens qui ont été vaccinés contre le coronavirus de ne pas voyager en raison du risque de caillots sanguins » . Sauf qu’aucun élément ne permet de confirmer cette allégation et l’Association du transport aérien international (IATA) a démenti cette rumeur auprès des Surligneurs. L'Association du transport aérien international dément Après avoir épluché les communiqués des compagnies aériennes et la presse, Les Surligneurs n’ont trouvé aucun élément qui viendrait confirmer cette supposée information. Pourtant, il semblerait étonnant qu’une telle nouvelle ne fasse pas l’objet d’une couverture médiatique, étant donné qu’une large part de la population mondiale a été vaccinée contre le Covid-19. Plus de 13,64 milliards de doses de vaccin contre le Covid-19 avaient été injectées fin 2024, d’après l’OMS. En France, à la fin de l’année 2022, 83 % des habitants de l’Hexagone 'gés de 18 ans ou plus affirmaient avoir été complètement vaccinés contre le Covid-19 et 93 % avoir reçu au moins une dose de vaccin, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Autrement dit, si des compagnies aériennes avaient réellement décidé de bannir les personnes vaccinées, une large partie de la population mondiale serait clouée au sol. Il s’agit de toute façon d’une rumeur sans fondement. Contactée par Les Surligneurs, l’Association du transport aérien international (IATA), qui représente d’après leur site « plus de 370 compagnies aériennes » soit « environ 85 % du trafic aérien mondial » nous a renvoyé vers un communiqué de presse , publié le 6 juillet 2021, « qui reste à jour » concernant la même rumeur. « L’IATA n’a connaissance d’aucune compagnie aérienne envisageant de refuser le voyage des passagers vaccinés en raison du risque de caillot sanguin » , dément l’Association avant de préciser n’être au courant « d’aucune suggestion dans la littérature médicale suggérant que le phénomène particulier de caillot sanguin (connu sous le nom de thrombopénie thrombotique immunitaire induite par les vaccins ou Vitt), qui a été désigné comme un effet secondaire rare d’un ou peut-être deux types de vaccins contre la COVID, ait un impact sur les voyages aériens » . Un type de thrombose différent Comme en témoigne la date du communiqué de l’IATA, cette rumeur n’est pas nouvelle et circule en réalité depuis 2021. À l’époque, elle avait déjà fait l’objet de","id":3217632,"link":"https://lessurligneurs.eu/covid-19-des-compagnies-aeriennes-interdisent-elles-aux-personnes-vaccinees-de-prendre-lavion/","title":"Covid-19 : des compagnies aériennes interdisent-elles aux personnes vaccinées de prendre l’avion ?"},{"description":"Source :Compte Facebook, le 11 octobre 2026 Etiqe :à nuancer Contenu : « J’ai compris que ce gouvernement voulait faire les poches aux Français » , peste Pascal Praud, le présentateur de la chaîne CNews, dans un édito le 8 septembre dernier. L’estocade ciblait alors le ministre de l’Économie, Roland Lescure, qui venait d’affirmer, la veille , que les retraités les plus aisés seraient mis à contribution pour résorber le déficit budgétaire du pays. Dénonçant des propos « choquants » et « indécents » , l’animateur s’offusque que des « efforts » soient demandés aux Français sans qu’un seul mot ne soit prononcé « sur les prestations sociales accordées aux étrangers » . Pourtant, ces dépenses publiques à destination des immigrés représenteraient « un coût net de 40 milliards d’euros » , assure le présentateur, citant des « calculs réalisés par l’Observatoire de l’immigration et de la démographie » . Alors que le Parlement se lance dans l’examen du budget 2027 , cette statistique refait surface sur les réseaux sociaux pour justifier des coupes dans les dépenses dont bénéficient les immigrés et ainsi résorber le déficit public. De quoi donner du grain à moudre aux propositions, très similaires, de la droite et de l’extrême droite dans un contexte de campagne présidentielle. Le Rassemblement national compte ainsi réaliser 15 milliards d’euros de coupes pour alléger « le poids [de l’immigration] sur l’économie » , a expliqué le député RN Jean-Philippe Tanguy, le 11 octobre sur BFM TV . Le candidat Horizons à l’élection présidentielle, Edouard Philippe, propose, lui, de « diviser par deux » l’immigration légale afin de réduire la « saturation » d’ « un certain nombre de nos services publics » . Alors, l’immigration coûte-t-elle réellement plusieurs dizaines de milliards d’euros par an à la France ? Et peut-on dire qu’elle représente un vrai poids pour l’économie ? Eléments de réponse. Un « think tank » orienté très à droite Tout d’abord, comment le chiffre de 40 milliards d’euros s’est-il retrouvé dans le débat public ? Depuis 2020 , l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) estime qu’il s’agit du coût de l’immigration pour l’État français. « L'immigration coûte chaque année entre 35 et 40 milliards d'euros aux finances publiques » , assurait encore le 23 mars 2024, le fondateur de l’OID, Nicolas Pouvreau-Monti, dans les colonnes du Point . Un chiffre repris quatre jours plus tard par le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, sur le plateau de C à vous , sur France 5. Mais les analyses de l’OID doivent être prises avec précaution. En effet, s’il assure proposer « une vision rationnelle et dépassionnée » des débats sur l’immigration, cet organisme est directement financé par le fonds Périclès du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin, qui s'est déclaré favorable à la « remigration » , un concept dérivé de la théorie raciste du « grand remplacement » . Il compte également parmi ses cadres diverses personnalités proches de la droite radicale française, comme Xavier","id":3217633,"link":"https://lessurligneurs.eu/budget-2027-limmigration-est-elle-un-poids-pour-leconomie-francaise/","title":"Budget 2027 : l’immigration est-elle un « poids » pour l’économie française ?"},{"description":"Source :Compte Instagram, le 8 octobre 2026 Etiqe :aucune preuve Contenu : « La Russie accuse Bill Gates de financer le bioterrorisme » , « un dossier de 3 000 pages rendu public par Vladimir Poutine prouve que Gates a mis au point la peste pulmonaire à l'aide d'outils d'intelligence artificielle dans un laboratoire biologique ukrainien » … Non, ceci n’est pas un scénario de science-fiction mais ce qui circule depuis début octobre 2026 sur les réseaux sociaux Facebook ( ici et ici ) et Instagram ( ici et ici ) ainsi que des sites web ( ici , ici et ici ). Ces affirmations surviennent quelques jours après que le cofondateur de Microsoft a déclaré : « L’IA est assurément suffisamment puissante pour provoquer des événements qui pourraient causer un milliard de morts. » Dans un entretien pour NBC News , fin septembre, Bill Gates estimait qu’ « il n’y a jamais eu d’arme aussi puissante que la combinaison de personnes mal intentionnées utilisant les outils d’IA les plus récents » . Aussi, depuis la mort, le 2 octobre dernier, d’une employée travaillant sur la peste dans un laboratoire en Sibérie, emportée par une « pneumonie » d’origine « indéterminée » , selon l’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor, l’inquiétude grandissait quant à une possible épidémie de peste. Les autorités russes ont finalement assuré qu’ « aucune pathologie infectieuse » auprès des cas contact n’avait été détectée, à la suite de près de 5 000 analyses, rapporte Le Monde . Pour autant, le 10 octobre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a insisté sur l’ « incertitude majeure » qui demeure quant aux causes du décès, dans l’attente d’un « diagnostic confirmé » . Si les allégations sur le rôle de Bill Gates dans le développement assisté par IA de la peste pulmonaire – une maladie qui existe au moins depuis le Moyen Âge – et le dossier russe de 3 000 pages qui l’incriminerait sont devenues virales, aucun élément ne permet d’affirmer qu’elles sont vraies. Aucune trace sur les sites officiels des ministères russes... D’après une vidéo Instagram et sa légende, Bill Gates serait « officiellement recherché en Russie » et Vladimir Poutine aurait émis « un mandat d’arrêt » à son encontre. Pourtant, il ne figure pas dans le registre du site Mediazona (Медиазона) qui recense les personnes recherchées par le ministère de l’Intérieur russe. Sur Facebook , le ministère de la Défense russe, supposément cité, accuserait « le milliardaire Bill Gates de financer des “ activités liées au bioterrorisme ” dans le but présumé de réduire la population » . Si son site officiel mil.ru est inaccessible depuis la France, Les Surligneurs ont pu accéder à son canal Telegram . Aucune mention n’y est faite d’une « peste pulmonaire » ( « пневмоническая чума » en russe) et les références à Bill Gates ( « Билл Гейтс » ) ou au « bioterrorisme » ( « биотерроризм » ) datent et n’ont aucun lien avec notre sujet. Idem sur le site du ministère de la","id":3216583,"link":"https://lessurligneurs.eu/bill-gates-a-t-il-developpe-la-peste-pulmonaire-dans-un-laboratoire-ukrainien-a-laide-de-lia/","title":"Bill Gates a-t-il développé la peste pulmonaire dans un laboratoire ukrainien à l’aide de l’IA ?"},{"id":3215459,"description":"Source :Compte X, le 1er octobre 2026 Etiqe :fumeux Contenu : Gazé avant de savoir marcher ? Le 1er octobre, un utilisateur de la plateforme X publie une vidéo montrant deux agents de police en uniforme, accroupis au-dessus du corps d'un bébé allongé au sol. L’un d’entre eux lui appose la main sur le ventre. « À Nice, la police a gazé un bébé » , assure l’internaute. Visionnées plus de 800 000 fois à ce jour, les images sont relayées par différents comptes Facebook ( ici , ici ou encore là ). Selon eux, le nourrisson aurait été touché par du gaz lacrymogène, utilisé par la police niçoise lors d’une manifestation lycéenne à proximité. Le contenu de la vidéo ne permet pourtant pas de corroborer ce récit : les policiers n'y font usage ni d'une bombe lacrymogène ni d'un lanceur de grenades, et l’air autour du bébé ne contient aucune volute blanche caractéristique de la présence de ce gaz dans les scènes de maintien de l’ordre. La préfecture conteste d’ailleurs entièrement la version des faits avancée par les internautes. Les forces de l’ordre seraient au contraire intervenues à la demande de la mère de l’enfant. Malaise dans un bus Citant différentes sources officielles, Nice Matin a reconstitué le déroulé des faits. La scène s’est bien déroulée le jeudi 1er octobre, à Nice, en même temps que la mobilisation lycéenne , sans pour autant que les deux événements soient corrélés. Interrogé par le quotidien, le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) local rapporte avoir effectué « une intervention auprès d’un bébé, un garçon, 'gé d’un mois, qui a fait un malaise dans un bus » . La police nationale confirme, sur son compte X , que les policiers visibles sur la vidéo ont « prodigué les gestes de premiers secours » à un nourrisson « pris d’un malaise » , et dément tout gazage. Voyant son enfant souffrir d’une apparente insuffisance respiratoire, une passagère d’un bus est descendue du véhicule pour demander l’aide des forces de l’ordre, selon un communiqué de presse de la préfecture des Alpes-Maritimes transmis à Actu Nice . Les agents de police ont alors entamé les premiers secours en attendant l’arrivée des pompiers, affirme la préfecture. Finalement, « les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement en prenant en charge le nourrisson dont l’état de santé était stable » , ajoute le préfet. Autrement dit, l’intervention de la police auprès du nourrisson n’a rien à voir avec les mobilisations lycéennes. Auteurs : Auteur : Jean-Baptiste Breen, journaliste Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste L’article La police niçoise a-t-elle utilisé du gaz lacrymogène sur un nourrisson ? est apparu en premier sur Les Surligneurs","title":"La police niçoise a-t-elle utilisé du gaz lacrymogène sur un nourrisson ?","link":"https://lessurligneurs.eu/la-police-nicoise-a-t-elle-utilise-du-gaz-lacrymogene-sur-un-nourrisson/"},{"link":"https://lessurligneurs.eu/attention-a-cette-fausse-video-qui-affirme-que-140-millions-de-dollars-destines-a-volodymyr-zelensky-ont-ete-saisis-en-ukraine/","title":"Attention à cette fausse vidéo qui affirme que 140 millions de dollars destinés à Volodymyr Zelensky ont été saisis en Ukraine","description":"Source :Compte Facebook, le 24 septembre 2026 Etiqe :Faux Contenu : Le bureau anticorruption ukrainien aurait fait une trouvaille de taille : « 140 millions de dollars » saisis « lors d'une perquisition au domicile de l'ancien directeur des achats de défense de l'Ukraine » , Arsen Zhumadilov, « le 23 septembre [2026] » . Ces fonds auraient été destinés à Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, à en croire les allégations qui circulent sur Facebook ( ici ) et Instagram ( ici , ici et ici ). Ces propos accompagnent une vidéo censée attester de la découverte. On peut y voir des liasses de billets de 100 dollars, entassées dans trois grands cartons de réfrigérateurs, et deux agents du NABU ( НАБУ ), le Bureau national anticorruption d'Ukraine. Sur les cartons, un papier collé adresse les colis au « Serviteur du peuple » , autrement dit Volodymyr Zelensky, en référence à son rôle dans une série télévisée éponyme, diffusée avant qu’il ne se lance en politique au sein d’un parti portant également ce nom. Mais loin de fournir une preuve de la corruption du chef d’État, ces images seraient générées par intelligence artificielle, indique le NABU. Plusieurs médias de différents pays sont parvenus à la même conclusion, comme nos confrères de Lead Stories (international), dpa (Allemagne), Myth Detector (Estonie et Allemagne), Factcheck.bg (Bulgarie), VRT NWS (Belgique), Open (Italie), FakeNews.pl (Pologne) ou encore Detector Media (Ukraine). Une vidéo générée par IA d’après le bureau anticorruption « Il s'agit d'une vidéo truquée, générée par intelligence artificielle , a démenti le NABU dans un communiqué , le 25 septembre 2026. Ce type de contenu illustre clairement comment l'ennemi [la Russie, en guerre ouverte contre l’Ukraine depuis l’invasion à grande échelle du pays le 24 février 2022, ndlr] a de plus en plus recours à des outils d'IA de pointe pour mener une guerre de l'information. » Cette vidéo aurait été conçue pour « discréditer les organismes indépendants de lutte contre la corruption, d'éroder la confiance envers les institutions de l'État et de nuire à la réputation de l'Ukraine » . Le bureau anticorruption ukrainien rappelle également que les seules sources fiables le concernant sont ses canaux officiels. Sur son site internet , l’organisme ne mentionne aucune perquisition chez Arsen Zhumadilov ni une quelconque saisie de 140 millions de dollars. Le site d’un média copié pour diffuser la vidéo L’itinéraire de la vidéo laisse penser à une opération de manipulation typique des désinformations russes . Le clip a été publié sur un site répliquant celui du média The New Voice of Ukraine , lequel a dénoncé une falsification de son identité graphique. Dans ce faux article , publié le 23 septembre 2026, apparaissent la vidéo et le descriptif de la prétendue perquisition – qui aurait eu lieu à la même date. « The New Voice rejette catégoriquement les allégations contenues dans cet article et n'a participé ni à sa création ni à sa publication » , a déclaré le média, le 25 septembre. « Après avoir été informée de l’existence de ce site web, notre rédaction a immédiatement contacté toutes les autorités","id":3214082},{"description":"Affaire Orélien, étudiants accusés, tics","id":3213621,"link":"https://dariadecrypteia.substack.com/p/ecrire-avec-lia","title":"Écrire avec l'IA : bienvenue dans l'ère du soupçon"},{"link":"https://lessurligneurs.eu/cette-video-dun-bus-en-flammes-na-rien-a-voir-avec-la-mobilisation-lyceenne/","title":"Cette vidéo d’un bus en flammes n’a rien à voir avec la mobilisation lycéenne","description":"Source :Compte Instagram, le 3 octobre 2026 Etiqe :Daté Contenu : Un brasier ambulant. Sur les réseaux sociaux, une vidéo relayée plusieurs fois au moment des mobilisations lycéennes de la rentrée 2026 montre un car vide, dévoré par les flammes, dévaler aveuglément une route de centre-ville. Traînant avec lui un épais panache de fumée noire, le véhicule disloqué écrase un abribus avant de finir sa course dans un mur d’enceinte, une dizaine de mètres plus loin. Plusieurs internautes ont relié cet incendie spectaculaire aux violences urbaines survenues en marge du mouvement social lycéen de la rentrée 2026 . « Une escalade spectaculaire a été franchie dans les tensions urbaines liées au mouvement lycéen, après l’embrasement total d’un autobus de la régie de transports en plein centre urbain » , affirme cet internaute . Quelle régie de transports et quel centre urbain ? Le commentaire ne le précise pas. La vidéo de cette scène publiée sans contexte est censée illustrer l’actualité d’une France en « état d’urgence » depuis le début des mobilisations lycéennes. Certains de ceux qui la repostent n’hésitent d'ailleurs pas à faire dans la surenchère guerrière : « Dans certaines villes, la situation devient telle que des sirènes d’alerte sont déclenchées et que les habitants sont appelés à rester chez eux. Pendant ce temps, des groupes violents imposent leur loi dans les rues. » Mais si la scène de ce bus incendié est bien authentique, elle n’a aucun lien avec les mobilisations lycéennes de la rentrée 2026. Un incendie datant de 2023 et d’origine inconnue Ces images impressionnantes sont celles d'un bus scolaire ayant pris feu le vendredi 13 janvier 2023, route de Sauve, à Nîmes, comme le détaille cet article du quotidien régional Midi Libre qui avait relayé l’incident le soir-même. Un car transportant une dizaine d’enfants s'était embrasé en pleine rue, sans faire de victimes. D’après Ici Gard Lozère , le chauffeur avait eu le temps de faire descendre les jeunes passagers avant que le véhicule ne s’embrase complètement. La radio locale avançait à l’époque l'hypothèse de « pneus qui auraient pris feu » pour expliquer l’incendie. « Pour l'heure, l'origine du sinistre demeure inconnue » , écrivait pour sa part TF1 dans un article publié le 14 janvier 2023 . Dans un tweet du 13 janvier 2023 cité par la chaîne, on retrouve également le bilan du sinistre établi à l’époque par les sapeurs-pompiers du Gard : « Bus totalement détruit. […] Mobilier urbain et murs de clôture endommagés par [la] chaleur et [la] fumée. » Le clip posté par les internautes à la rentrée 2026 montrant un bus en flammes est donc une reprise, hors contexte, d'un incendie de bus scolaire survenu en 2023 à Nîmes. Auteurs : Autrice : Delphine Schiltz, journaliste Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Delphine Schiltz, journaliste L’article Cette vidéo d’un bus en flammes n’a rien à voir avec la mobilisation lycéenne est apparu en premier sur Les Surligneurs","id":3213192},{"link":"https://lessurligneurs.eu/mobilisation-lyceenne-la-police-a-t-elle-le-droit-de-confisquer-les-pancartes-des-manifestants/","title":"Mobilisation lycéenne : la police a-t-elle le droit de confisquer les pancartes des manifestants ?","description":"Source :Publication Instragram de Radio Nova, 8 octobre 2026 Etiqe :Probablement pas Contenu : Lors des mobilisations des lycéens et étudiants des 6 et 8 octobre, des vidéos relayées par des journalistes (comme Radio Nova ) montrent des policiers confisquant des pancartes à l’entrée des cortèges. Les slogans politiques et satiriques comme « They don’t care about us » ou « On veut le bac, ils nous ramènent la BAC » ont été retirés des mains des manifestants par les forces de l’ordre et rangés dans leurs véhicules. Certaines pancartes ont notamment été entreposées dans un local de la RATP, place de la Bastille. Selon une enquête de Mediapart publiée le 8 octobre, plusieurs policiers ont affirmé avoir reçu des consignes de leur hiérarchie visant les messages critiques envers la police et l’État. Sollicité par le média, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu à ces affirmations. Que dit le droit ici ? La police peut-elle décider des slogans autorisés dans une manifestation ? Les manifestants peuvent-ils écrire ce qu’ils veulent sur leurs pancartes ? La liberté d’expression sur les pancartes En principe, chacun est libre de dire et d’écrire ce qu’il veut : c’est la liberté d’expression, protégée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 . Il n’existe aucun régime de censure ou de contrôle préalable de cette liberté. Les policiers n’ont aucun pouvoir de décider quels slogans sont autorisés dans une manifestation. La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 fixe un cadre strict. Elle interdit certains propos prononcés en public, comme les injures, les diffamations, les incitations criminelles et les incitations à la haine, l’apologie du terrorisme. Même dans ce cas, un policier ne peut pas « confisquer » une pancarte de manière informelle. Pour saisir un objet, il doit prouver que l’auteur s’en est servi pour commettre une infraction et dresser un procès-verbal. En revanche, les policiers ont le droit de procéder à des contrôles pour s’assurer de l’absence d’objets dangereux ( article L. 211-3 du code de la sécurité intérieure ). Si le support des pancartes est une barre de fer ou un objet contondant par exemple, il peut être considéré comme une arme par destination ( article 132-75 du code pénal ). Mais dans les vidéos rapportées, les pancartes confisquées ne rentrent ni dans un cas, ni dans l’autre. En France, le Conseil d’État encadre strictement le pouvoir de la police administrative. Dans un arrêt Benjamin de 1933 , il affirme qu’une mesure préventive doit être justifiée par les risques de trouble à l’ordre public et demeurer nécessaire, adaptée et proportionnée. Le retrait d’une pancarte ne saurait donc être justifié par le seul caractère critique ou provocateur de son message. Une pratique déjà condamnée Ces pratiques de confiscation avaient déjà été dénoncées par le Défenseur des droits. Dans une décision du 9 juillet 2020, consacrée aux opérations de maintien de l’ordre lors des manifestations des Gilets jaunes, l’institution relevait que des objets dépourvus de danger, notamment des banderoles, avaient été confisqués. Elle dénonçait également l’absence de cadre juridique clair concernant leur retrait, leur","id":3211925},{"id":3211923,"description":"Source : Etiqe : Contenu : Gr'ce à la réduction d’impôt de 66 %, le plein tarif de 15 € revient à 5,10 € pour un imposable. Un non-imposable au tarif social, lui, paie 10 €. À l’issue du premier tour de la primaire de la gauche socialiste et démocratique qui s’est tenu ce week-end, Raphaël Glucksmann a été désigné pour être le candidat à l’élection présidentielle, avec un score de 66 %. Le second tour n’aura donc pas lieu. Pour voter à cette primaire, les non-adhérents du Parti socialiste, de Place publique et de la Gauche républicaine et socialiste ont dû payer 15 €, ou 10 € au tarif social. Mais ce tarif social, réservé aux étudiants, aux personnes sans emploi ou à faible revenu, pourrait bien se révéler plus onéreux pour les non-imposables, du fait de la réduction d’impôt attachée au versement, et dont ils ne bénéficient pas. Un versement bénéficiant d’une réduction d’impôt... Les sommes versées par les votants ne vont pas directement au Parti socialiste ou à Place publique. Elles sont encaissées par l’Association de financement de la désignation de la candidature de la gauche socialiste et démocratique (AFDGS), agréée par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) en qualité d’association de financement du parti politique « Organisation de la primaire de la gauche 2026 ». Ce statut est celui que prévoit l’ article 11-1 de la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique pour tout parti qui recueille des fonds. Cela a des conséquences fiscales. Selon l’ article 200 du code général des impôts , les dons versés à une association de financement d’un parti, comme les cotisations versées aux partis, ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % de leur montant. L’association délivre à cet effet un reçu au donateur, comme l’exige l’ article 11-4 de la loi du 11 mars 1988 . La plateforme Choisir2027 le confirme : le reçu fiscal, édité par la CNCCFP après ses contrôles annuels au printemps suivant, est mis à la disposition de tous les donateurs et cotisants, y compris ceux qui ont payé le tarif social. Ainsi, une personne qui gagne 50 000 euros par an, imposée par exemple à hauteur de 20 %, versera 10 000 euros d’impôt sur le revenu. Elle pourra déduire de ces 10 000 euros une somme de 9,90 euros, qui correspond à 66 % de 15 euros. Elle versera donc 9990,10 euros. Le vote à la primaire lui reviendra donc à 5,10 euros au lieu de 15. ... À condition d’être imposable ! Une réduction d’impôt vient diminuer l’impôt dû. Pas de dû, pas de réduction. Un contribuable imposable récupérera donc 66 % de son versement gr'ce à sa déclaration de revenus de 2026. Un contribuable non imposable, lui, ne récupérera rien, et son vote lui reviendra à 10 euros : en effet, il a payé le tarif social, mais c’est toujours plus que les 5,10 euros que paie réellement le contribuable imposable. Le tarif social, plus cher que le plein tarif après réduction fiscale ! La plateforme de la primaire socialiste Choisir2027 confirme ces calculs et annonce elle-même le coût après réduction fiscale après avoir arrondi : 15 €, « soit 5 euros » , et 10 €, « soit 3 euros » . Mais le site ne","title":"Primaire de la gauche : le tarif social pour voter était-il le plus cher ?","link":"https://lessurligneurs.eu/primaire-de-la-gauche-le-tarif-social-pour-voter-etait-il-le-plus-cher/"},{"link":"https://lessurligneurs.eu/mobilisation-lyceenne-ny-a-t-il-pas-de-violence-policiere-car-le-gouvernement-nen-a-pas-lintention/","title":"Mobilisation lycéenne : n’y a-t-il pas de violence policière car le gouvernement n’en a pas l’intention ?","description":"Source :BFMTV, 5 octobre 2026 Etiqe :Confusion Contenu : Le mouvement lycéen, né à la mi-septembre en Île-de-France, s’est étendu à tout le territoire. Le ministère de l’Intérieur fait état de près de 2 000 interpellations. Lors d’un débat opposant Manuel Bompard à Édouard Geffray, le coordinateur de La France insoumise dénonce les violences policières rapportées lors des manifestations. Le ministre de l’Éducation nationale lui répond que pour parler de violence « en droit pénal, il faut qu’il y ait deux choses. Il faut qu’il y ait un acte, il faut qu’il y ait une intention. [...] Sur l’action des forces de police, il n’y a évidemment aucune intention de violence du gouvernement. Et la preuve, c’est que le ministre de l’Intérieur a donné des consignes de très grande proportionnalité » . Une intention qui porte sur le geste, pas sur le but Le ministre a raison sur un point : les violences volontaires sont des délits intentionnels . Mais l’intention exigée est minimale. Elle se limite à la conscience et à la volonté d’accomplir l’acte, quel que soit le mobile. Il est indifférent que l’auteur ait voulu blesser ou seulement « maintenir l’ordre » . La Cour de cassation l’a rappelé à propos d’un policier qui avait giflé un jeune homme agité lors d’une intervention. Un coup de matraque, une charge ou un tir de LBD sont donc toujours des actes volontaires. Et même sans intention, une blessure peut être punie au titre des atteintes involontaires ( articles 222-19 et 222-20 du code pénal). L’intention du gouvernement n’a aucune portée pénale Là où la confusion d’Edouard Geffray commence, c’est sur la responsabilité pénale. Selon le code pénal , « nul n’est responsable pénalement que de son propre fait » . L’intention à rechercher est celle du policier ou du gendarme qui accomplit le geste, pas celle du gouvernement. L’État, de son côté, ne peut pas être pénalement responsable . La proportionnalité ne prouve pas l’absence d’intention La preuve avancée par le ministre, selon qui son collègue de l’Intérieur a donné des consignes de proportionnalité, se retourne contre lui. La proportionnalité n’a rien à voir avec l’intention. Elle est la condition pour qu’un usage volontaire de la force ne soit pas sanctionné. Des consignes de proportionnalité supposent donc que la force sera employée volontairement. Des mineurs parmi les manifestants : une exigence renforcée L’attention portée aux mineurs, que le ministre met en avant, renforce le contrôle au lieu de l’alléger. La minorité de 15 ans est au contraire une circonstance aggravante. La Cour européenne des droits de l’homme juge par ailleurs que tout recours à la force non rendu strictement nécessaire par le comportement de la personne porte atteinte à sa dignité. Elle tient compte de la vulnérabilité particulière des mineurs face aux forces de l’ordre ( CEDH, 2015, Bouyid c. Belgique ). Enfin, sur le terrain administratif, la responsabilité de l’État peut être engagée sans qu’il soit besoin de prouver une quelconque intention, en cas d’attroupements . La question juridique, puisque Edouard Geffray se place sur le plan du droit, n’est donc pas de savoir si le gouvernement « voulait » la violence. Elle est de savoir si chaque usage de la force était","id":3211924},{"link":"https://lessurligneurs.eu/hlm-les-logements-sociaux-sont-ils-accapares-par-les-immigres/","title":"HLM : les logements sociaux sont-ils accaparés par les immigrés ?","description":"Source :Compte Facebook, le 19 août 2026 Etiqe :prudence Contenu : Ce fut l’un des thèmes centraux de la rentrée politique de Marine Le Pen en septembre dernier. Pour régler la problématique du logement, et plus particulièrement pour « les familles françaises dans le besoin » , la candidate du Rassemblement national promet de « donner la priorité d’accès au logement social aux Français » . Pour soutenir sa proposition, la quadruple candidate à l’élection présidentielle avance une comparaison a priori éloquente : seuls 11 % des Français bénéficient de logements sociaux alors que 70 % d’entre eux sont potentiellement éligibles à y accéder. Les Français seraient ainsi discriminés « au bénéfice prioritaire d’une immigration incessante et anarchique » , explique Marine Le Pen . Un constat par ailleurs partagé par de nombreux internautes sur les réseaux sociaux. Mais qu’en est-il vraiment ? Un chiffre trompeur Premièrement, évoquons les chiffres avancés par Marine Le Pen. D’après un rapport publié l’an dernier par l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), 71 % des ménages résidant en France sont éligibles, du fait de leurs revenus, aux différentes offres du parc social : le PLAI (plafond de revenus entre 13 000 et 15 000 euros pour une personne seule), le PLUS (entre 23 500 et 27 000 euros) et le PLS (entre 30 500 et 35 000 euros). Toutefois, nuance l’Ancols, « le parc social est très majoritairement composé de logements soumis aux plafonds de ressources PLUS (85 %) » . Or, « les ménages qui y sont éligibles représentent 54 % des résidents ». Autrement dit, si 71 % des ménages peuvent en effet prétendre à un logement social, dans les faits, l’essentiel de l’offre locative disponible concerne uniquement la moitié des foyers établis en France. L’Ancols ne précise pas, en revanche, l’origine ou la nationalité des ménages concernés : son analyse porte sur l'ensemble des foyers résidant en France. Marine Le Pen fait donc un raccourci trompeur lorsqu'elle évoque l'éligibilité de 70 % des Français au parc social. Immigré ne veut pas dire étranger Ensuite, est-il vrai que seuls 11 % des Français bénéficient d’un logement social ? On retrouve ce chiffre dans un tableau de l’Insee recensant « le statut d’occupation du logement selon l’ascendance migratoire » en 2019-2020. L’institut indique, en effet, que 11 % des personnes françaises « sans ascendance migratoire ou ultramarine » sont locataires dans le secteur social ou bénéficient du dispositif 1 % patronal – une aide versée par les entreprises pour aider les salariés à se loger. Ce chiffre est souvent comparé à la proportion d’immigrés qui vivent en HLM, de 35 % en 2019-2020, selon ce même rapport de l’INSEE. Mais comparaison n’est pas raison. En effet, il est trompeur d’opposer les immigrés et « les Français » comme s’il s’agissait de deux catégories mutuellement exclusives. Comme l’explique lui-même l’Insee dans sa note, « un immigré est une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France. [...] Certains immigrés ont pu devenir Français, les autres restant étrangers ». Autrement dit, une partie des immigrés bénéficiaires d’un logement social sont de","id":3208230},{"link":"https://biall.org.uk/reminder-call-for-papers-deadline-for-submission-monday-12th-october/","title":"Call for Papers â Deadline for Submission Extended to Monday 19th October","description":"The BIALL Conference Committee would like to remind members that the Call for Papers is still open for the 57th Annual Conference and Exhibition which will take place at the DoubleTree by Hilton Brighton Metropole from 9th-11th of June 2027. The deadline for submissions has been extended and the new deadline is Monday 19th October","id":3206941},{"title":"Non, cette vidéo ne montre pas un adolescent prénommé Maël, blessé au cours des mobilisations lycéennes de la rentrée 2026","link":"https://lessurligneurs.eu/non-cette-video-ne-montre-pas-un-adolescent-prenomme-mael-blesse-au-cours-des-mobilisations-lyceennes-de-la-rentree-2026/","id":3205662,"description":"Source :Compte Facebook, le 5 octobre 2026 Etiqe :Daté Contenu : Il a été retrouvé assis, les pieds dans une flaque de sang . Le 30 septembre dernier, Maël, 16 ans, a été gravement blessé à l'œil à Tours, au cours des mobilisations lycéennes de cette rentrée 2026, lancées pour réclamer de meilleures conditions d’études. Selon toute vraisemblance, l’adolescent a été éborgné, lors du blocus de son lycée, par une balle de LBD utilisée par les forces de l’ordre, a indiqué la procureure de Tours, sur X . Au même moment, sur les réseaux sociaux, une vidéo circule dans laquelle on voit un adolescent, présenté comme se prénommant Maël, décrire face caméra, bandage sur l'œil droit, sa cécité partielle et son calvaire post-hospitalisation. « Il s'était mobilisé pour pouvoir étudier dans de bonnes conditions avec des profs en nombre ! Les flics l'ont éborgné » , peut-on lire dans la description qui accompagne cette publication . « Justice pour Maël » , revendique plus sobrement un autre internaute dans un post publié le 5 octobre 2026 . Ces publications laissent donc entendre que le jeune homme témoignant face caméra est celui blessé à Tours, le 30 septembre 2026. Or, cette vidéo est datée et recycle un ancien témoignage. Une vidéo datant de 2025 Le témoignage publié par les internautes est en fait celui de Jalil, 15 ans à l'époque, éborgné par un tir de LBD dans la nuit du 1er au 2 juillet 2025, à Chilly-Mazarin, en Essonne, lors des violences urbaines déclenchées par la mort du jeune Nahel, comme le montre cet article de StreetPress . Le média indépendant avait pu rencontrer le jeune homme et recueillir son vécu. La vidéo avait ensuite été publiée, le 31 juillet 2025, sur le compte Youtube de StreetPress . Le clip posté par les internautes à la rentrée 2026 est donc une reprise, hors contexte, de l’entretien entre Jalil et StreetPress et ne montre pas un adolescent prénommé Maël, éborgné au cours des mobilisations lycéennes de la rentrée 2026. Mobilisation lycéenne : le bilan s’alourdit Au total, ce sont 215 élèves qui ont été blessés lors des mobilisations lycéennes qui ont débuté fin septembre 2026, a indiqué le Premier ministre, Sébastien Lecornu, le 6 octobre. Dont plusieurs très grièvement. M'choire fracturée , main arrachée , œil gravement atteint ,... La presse relaie à Lens (Pas-de-Calais), Argenteuil (Val-d’Oise) ou Saint-Ouen-l'Aumône (Val d’Oise) des cas de jeunes hospitalisés en urgence, à la suite de l'utilisation par les forces de l'ordre d’armes potentiellement incapacitantes, notamment des grenades de désencerclement et tirs de LBD. Dix-huit enquêtes de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été ouvertes, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, le 7 octobre , dont plusieurs pour évaluer les circonstances des interventions de police ayant causé des mutilations ou des infirmités permanentes à des adolescents. « Dans la quasi-totalité des cas, l’intervention policière est proportionnée » , a toutefois assuré Laurent Nuñez sur France Inter . Le 6 octobre au soir, le ministère de l’Intérieur comptabilisait 6 547 interpellations depuis le début du mouvement"}]
